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  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. Aquilas
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 06:00







        SEDUCTIONS ET HERESIES DE LA FIN DES TEMPS

                       

Introduction:

 Chaque mois, nous vous proposons un message d'édification et d'exhortation qui a pour but d’aider les chrétiens actuels à avoir plus de discernement spirituel face aux hérésies qui se multiplient si rapidement et subtilement dans les églises actuelles. Ce message répondra certainement à de nombreuses questions que vous vous posez sur tel ou tel sujet controversé d’aujourd’hui.

Sept serviteurs de Dieu examinent le mouvement du pasteur Rick Warren des U.S.A.

De nombreux serviteurs de Dieu de par le monde, alertés par cette nouvelle vague spirituelle dans l’Eglise, tirent la sonnette d’alarme pour avertir les chrétiens du grand danger que représente ce nouveau mouvement spirituel du pasteur Rick Warren des USA. Dans ce chapitre et le suivant, nous nous pencherons sur les commentaires et objections de sept d’entre eux :





1ère ANALYSE:


Stratégie du mouvement Rick Warren pour la croissance de l’Eglise.

Le pasteur Dennis Costella, responsable du magazine Foundation, édité à Los Osos en Californie, dans le numéro Mars/Avril 1998, a fait le compte-rendu suivant de sa participation à un séminaire pastoral tenu précisément dans l’église du pasteur Rick Warren en Janvier 1998 :
« Le plan ci-dessous, indiquant comment transformer une église à tendance traditionnelle de n’importe quelle importance en une église dynamique jouissant d’une croissance exceptionnelle, a été enseigné aux serviteurs de Dieu présents à ce séminaire. Voici les points essentiels :

  1. Une église contemporaine, si elle veut attirer ceux qui ne vont jamais à l’église, doit transformer son culte traditionnel du dimanche matin en une réunion où règne un esprit de famille, inoffensif, agréable et accueillant pour le nouveau venu.
  2. L’habillement doit y être décontracté. Les désirs du visiteur détermineront le style de réunion que vous aurez. L’équipe pastorale et les responsables éviteront cravates et costumes. Warren porte d’ailleurs lui-même une chemise relaxe exotique. S’adressant à son audience, il leur dit : « Mettez-vous à l’aise. C’est ainsi que je viens à l’église. »
  3. La musique doit y être contemporaine. Non seulement les paroles doivent être modernes, mais le style de musique devrait être celui que le visiteur entend chaque jour. Warren dit que l’une des premières choses que l’église devrait faire est de « remplacer la musique traditionnelle par un groupe musical à la mode ». La musique de notre église dit-il, c’est-à-dire la sonorisation, les chanteurs et leur présentation, doivent pouvoir rivaliser avec n’importe quel concert rock de ce monde.
  4. Le message doit être exclusivement positif. Le pasteur Dennis Costella fait remarquer que c’est là l’une de leurs plus flagrantes failles. En effet, dit-il, le chrétien comme celui qui ne l’est pas se sentent forcément très à l’aise après un message qui n’est qu’une mixture de psychologie et de textes bibliques choisis ne contrariant personne. Les thèmes favoris sont ceux parlant de l’estime de soi, des relations interpersonnelles ou des motivations pour réussir sa vie, parce qu’ils encourageront toujours l’homme du monde ou l’individu lassé et déprimé. Mais qu’en est-il des exhortations bibliques que les pasteurs fidèles doivent adressées à leurs auditoires ? C’est là tout à fait autre chose !
  5. Un esprit de compromis doit prévaloir dans l’église, si elle veut expérimenter une croissance dynamique. L’adaptation à la culture contemporaine imposera le ton désiré dans l’église. Hélas ! Ce style de vie est en opposition totale au mandat biblique qui nous exhorte à combattre pour la foi et à nous séparer de l’erreur. Selon Warren, ce qui marche est ce qui est le moins offensif. Un message strictement positif correspond dès lors à leur définition du ministère. Dans ces milieux, les leaders spirituels intéressés par la croissance dynamique de l’église doivent adopter une attitude consistant à dire : « N’essayez pas de me dire que la Bible demande une vie de sainteté et un style pour l’adoration différents de ce qui se fait dans le monde. »

Pendant ce séminaire, reprend le pasteur Costella, Rick Warren a encouragé les assistants à considérer son église de Saddleback comme un modèle pour leurs ministères respectifs, et à utiliser eux aussi sa stratégie, pour autant qu’ils le jugeront utile. Cependant, il les prévient que si les aspects majeurs de son programme ne sont pas incorporés dans la vie de l’église (adaptation à l’esprit du monde, contenu exclusivement positif du message, musique moderne), les résultats quant à la croissance seront loin d’être dynamiques.

Pendant le séminaire, on nous a expliqué qu’il ne fallait utiliser que des textes bibliques positifs, alors que le langage de la Parole de Dieu est fondamentalement différent. L’apôtre Paul avait des directives très directes lorsqu’il s’adressait aux responsables de l’église d’Ephèse concernant leurs ministères. Ses exhortations sont plus que jamais valables encore aujourd’hui : « Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons, annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ…

Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu…Car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher. Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis surveillants, pour paître l’Eglise de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous » (Ac 20:20-31).

Les instructions de l’apôtre étaient-elles négatives ? Certaines l’étaient absolument, mais ô combien nécessaires ! La plupart des responsabilités impopulaires que le Seigneur confie à ses fidèles pasteurs et enseignants sont complètement ignorées dans le manuel d’enseignement de cette église… » En résumé, le pasteur Costella déclarait : « L’Eglise doit évangéliser, il est vrai, mais de telle sorte que son objectif biblique soit exempt de tout compromis. La nouvelle stratégie de l’église de Saddleback en est saturée, elle est donc déficiente et dangereuse. »


2ème ANALYSE
:

Un « veau d’or » moderne.

Le pasteur Joseph Chambers, responsable de l’œuvre Paw Creek Ministries de Charlotte, NC, aux USA, nous donne sur son site Internet en Octobre 2005, le commentaire suivant sur le mouvement du pasteur Rick Warren et de ses deux livres :

« Rien n’est plus puissant pour détruire la foi que de merveilleuses vérités enveloppées dans un habit religieux. La réalité tragique du « veau d’or » modernisé revient sur les étagères de nos librairies chrétiennes.

La plus grande bataille faisant rage actuellement dans l’Eglise peut se définir par un « humanisme religieux » dont les initiateurs ont été les prédicateurs américains Norman Vincent Peale et Robert Schuller. Ils sont connus pour leur « évangile prônant à tout prix le succès », essentiellement « égocentrique », et fondé sur la « pensée positive ». Les noms de ces hommes décrivent parfaitement le mouvement du pasteur Rick Warren qui est en train de se répandre d’une façon alarmante et insidieuse dans les églises américaines et dans le monde. Nous devons savoir que sa théologie est fortement influencée par celle de Robert Schuller, bien qu’il essaye de l’ignorer.

Rappelons entre autres, que selon Robert Schuller, le péché est un « manque d’estime de soi » et qu’être né de nouveau signifie : « Transformer l’image négative que nous avons de nous-mêmes en une image positive ; passer d’un esprit d’infériorité à une attitude d’estime de soi ; de la crainte à l’amour ; du doute à la confiance ». Robert Schuller a aussi enseigné que le problème de l’Eglise a été d’avoir, pendant des siècles, une théologie centrée sur Dieu, alors qu’elle aurait dû, selon lui, en avoir une centrée sur l’homme et ses besoins.

Les deux livres de Rick Warren ne sont rien d’autre que le message de Robert Schuller présentant un nouveau visage ou celui de Norman Vincent Peale avec, en plus, une bonne dose d’émotion. Ses ouvrages enseignent les gens comment être religieux, mais sans l’expérience radicale de la « nouvelle naissance » biblique.

Pouvez-vous imaginer les apôtres Paul et Pierre déclarer autour d’eux : « Tempérez votre message dans l’église afin que les pécheurs se sentent à l’aise ? Allons, ne réalisez-vous pas que si vous offensez ces Juifs religieux ou païens, jamais vous ne serez en mesure de les atteindre ? » De nos jours, Satan s’efforce d’offrir aux gens une bonne dose de religion, plus qu’il ne l’a jamais fait auparavant. C’est là l’image parfaite de la nouvelle église « modèle » de Rick Warren. C’est animé du même esprit religieux (avec ses manifestations de piété et d’enthousiasme) qu’Israël avait persuadé Aaron et les leaders religieux de leur fabriquer le « veau d’or », lorsque que Moïse était avec Dieu sur le mont Sinaï.

Nous lisons ce récit dans le livre de l’Exode. Il s’agit de l’histoire où les Israélites s’étaient mis à adorer le veau d’or, et cela malgré les révélations et expériences authentiques extraordinaires qu’ils avaient faites auparavant. N’est-ce pas là une chose terriblement affligeante ? (lire Ex 32:15-28). Comment de si précieuses révélations divines pouvaient-elles être échangées contre une excitation religieuse de ce genre, jusqu’à vous inciter à rendre un culte à un veau d’or ? La Bible nous informe que tout ce qui est arrivé à Israël l’a été pour notre instruction et doit nous servir d’exemple (1 Co 10:11).

L’Eglise d’aujourd’hui est en train de se courber devant un « veau d’or » moderne parce qu’un bon nombre de pasteurs et de chrétiens trouvent la marche avec le Seigneur trop rigide. La sainteté est maintenant considérée comme du « légalisme », et complètement déconnectée de la mentalité contemporaine. Si elle persiste dans cette voie, elle finira par se mettre sous le même jugement qu’a subi la religion du veau d’or.

Les enfants d’Israël ont adoré leur propre or et argent qu’Aaron avait ramassés auprès d’eux pour fabriquer le veau d’or. Les livres de Rick Warren enseignent que notre génération peut servir Dieu de cette manière. En somme, il leur dit : du moment que vous adorez Dieu, vous pouvez faire ce que voulez, votre vie vous appartient. Pas besoin de séparer le but que vous vous êtes fixés pour votre vie et les plans divins préparés pour vous. Ils sont une seule et même chose.

Ces livres, hélas, sont une source de grand trouble et de confusion dans l’Eglise. Lorsque quelqu’un dit qu’on y trouve beaucoup de bonnes idées, ma réponse est simple : le poison est souvent mélangé à ce qui semble excellent. »


3ème ANALYSE
:

Impressions d’un pasteur suite à sa visite dans l’église de Rick Warren.

Le pasteur David W. Cloud, éditeur du magazine américain O Timothy dans le numéro 10 de l’année 2003, lors de sa visite à deux réunions du dimanche matin dans l’église du pasteur Rick Warren en Californie, nous décrit ce qu’il a vu en ces mots :
« Le vaste auditorium peut contenir des milliers de personnes. L’ambiance générale y est décontractée à l’extrême. Les assistants s’habillent comme ceux qui vont participer à un événement sportif. Les femmes portent des shorts, des pantalons moulants et d’autres types de vêtements indécents.

  1. La musique est du style pur « rock and roll ». L’effet produit est celui d’une boîte de nuit avec des lumières tourbillonnantes dans le fond et des femmes attrayantes qui dansent et oscillent au son de la musique. Il me semble que très peu de personnes participent vraiment à l’adoration. La plupart ne font qu’assister à un spectacle.
  2. Un des messages que j’ai entendu avait pour titre : « Le potentiel d’une vie de célibataire » et avait pour objectif d’amener ces personnes à se consacrer à Dieu… Entre autres, la mère Theresa fut citée comme exemple sans aucun avertissement pour son faux évangile. Aucune mention spécifique ne fut apportée concernant les vérités importantes de la Parole de Dieu telles que le péché, la séparation d’avec le monde, le jugement à venir, l’enfer ou la repentance. Tout cela était très habilement remplacé par de vagues références à certains textes bibliques, le message clair et net de l’Evangile étant absent. Certaines déclarations étaient bonnes, mais l’erreur se cachait surtout derrière ce qui n’était pas dit.
  3. Tout dans cette église de Saddleback reste superficiel. La vérité a été réduite au dénominateur commun le plus bas. Les pécheurs sont exhortés à se confier en Christ sans aucune explication précise de ce que cela signifie exactement. Un catholique romain ou même un mormon peuvent accepter leur vague déclaration de foi sans aucun problème ; elle ne suscitera en eux aucune remise en question. J’ai parlé avec un homme qui m’a dit être un membre de l’église de Saddleback depuis deux ans. Je lui ai demandé depuis combien de temps il était « né de nouveau ». Il me répondit : « J’ai toujours été un chrétien. J’ai grandi dans une église chrétienne », faisant référence à une église qui prêchait la régénération baptismale. Il m’a ensuite précisé que sa mère l’avait emmené à l’église, bien que son père ait été bouddhiste. Je lui ai alors demandé ce qu’on exigeait de lui pour être admis dans l’église de Saddleback. Il répondit qu’on l’avait prié de « reconsacrer » sa vie. Le questionnant pour savoir si c’était à ce moment-là qu’il avait fait l’expérience de la « nouvelle naissance », il insista une nouvelle fois qu’il avait toujours été un chrétien.
  4. J’ai aussi constaté une confusion dans l’utilisation de plusieurs traductions de la Bible. Un plan de sermon avec six ou sept versions utilisées me fut donné en entrant dans l’église. Beaucoup d’entre elles étaient des paraphrases provenant de différentes versions anglaises telles que : « The Living Bible » ; « The New Living Translation » ; « The Message » ; « The Today’s English Version » ; « The contemporary English version ». J’ai remarqué en arrivant dans l’auditorium que très peu de personnes s’y rendaient avec une Bible. La raison en devint évidente lorsque je vis le nombre des versions utilisées pendant la prédication. Il aurait été impossible de suivre le message avec une seule version de la Bible. Le résultat d’un tel système est donc que personne n’amène sa Bible personnelle et qu’il exclut la possibilité de vérifier la prédication entendue.
  5. La controverse doctrinale est évitée. Le pasteur Warren, dans une interview avec le journal USA Today du 21 Juin 2003 a déclaré : « Je n’entrerai pas dans un débat non essentiel. Je ne chercherai pas non plus à changer les autres dénominations. Pourquoi être une source de division ? » Puisque Rick Warren a posé cette question, je vais lui répondre, dit l’éditeur du magazine O Timothy. La raison pour laquelle nous serons forcément une source de division provient du fait que Dieu nous a commandés de prêcher toute sa Parole, ce qui inclut la responsabilité de « reprendre, réprimander, exhorter » (2 Ti 4:2). L’insistance dans 2 Timothée 4 est aussi bien « négative » que « positive ». C’est là le mandat divin de tout prédicateur.

Dieu nous a ordonnés non seulement de prêcher la saine doctrine, mais aussi de combattre avec détermination pour elle (Jude 3). Ceci veut dire que nous devons lutter de toutes nos forces contre ce qui est faux. C’est exactement ce que nous constatons dans le ministère sans compromis des apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. Leurs épîtres contiennent des avertissements fermes et clairs à propos des faux enseignements et de leurs dangers.

L’apôtre Paul a souvent mentionné les faux docteurs (2 Ti 2:17). Un ministère comme le sien cause inévitablement des divisions entre ceux qui ont l’amour de la vérité et ceux qui suivent l’erreur. Paul n’a jamais cherché à éviter la controverse doctrinale. L’apostasie de notre temps est comparativement beaucoup plus avancée que celle de la période des apôtres (1 Ti 4:1-6 ; 2 Ti 3:1-13 ; 4:3,4 ; 2 Pi 2, etc.). Le Saint-Esprit avertit qu’à la fin des temps « des hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal égarant les autres et égarés eux-mêmes (2 Ti 3:13)… »

En conclusion, le pasteur David W. Cloud écrit : « Je pleure à cause des dégâts causés dans l’Eglise de Jésus-Christ par une méthodologie qui renverse tout mur de séparation entre le peuple de Dieu et le monde, et tout cela sous une prétendue apparence de sainteté et d’amour de la vérité. La philosophie qui rejette la division qu’engendre l’obéissance à la doctrine biblique a détruit Israël dans le passé et détruira chaque église qui empruntera ce même chemin. Combien il est tragique de constater l’influence néfaste que cette église de Saddleback exerce sur des milliers de pasteurs et de chrétiens dans le monde, dit-il pour terminer son article. »


4ème ANALYSE:


Rick Warren dilue l’Evangile pour le rendre plus populaire.

Johan Malan, professeur chrétien dans une université en Afrique du sud et directeur des Editions Patmos Letters, fait l’analyse suivante du mouvement Rick Warren dans un courrier paru sur Internet en décembre 2005 :

« Rick Warren a réussi à diluer l’Evangile du salut de telle façon qu’il devient acceptable pour les catholiques, les protestants de toutes dénominations et aussi pour de nombreuses églises chrétiennes indépendantes dans le monde. Dans son livre, il rassure le lecteur en lui affirmant qu’il est précisément la sorte de personne que Dieu a prévu qu’il soit, et que le Seigneur désire qu’il réussisse en toutes choses, afin qu’il s’épanouisse pleinement dans cette vie. Tout ce qui serait susceptible de choquer quelqu’un comme, par exemple, sa condition de pécheur perdu méritant l’enfer, est absolument évité.

La définition qu’il donne du péché est aussi très pauvre. Il dit que chaque personne a hérité d’un cœur désobéissant par le premier Adam, et que si Christ ne rectifie pas cela, il lui sera impossible d’avoir une relation juste avec son Créateur. Ces paroles sont tellement vagues qu’elles ne peuvent convaincre quelqu’un de péché, ni lui donner une claire compréhension de la colère de Dieu à l’égard du péché (Jn 3:36). Sa définition du péché n’étant pas limpide et manquant de précision, il évite ainsi par ses messages les réactions et l’opposition de la nature pécheresse de l’homme devant l’opprobre et le scandale de la croix. Il ne parle pas non plus de sujets « négatifs » tels que l’Antichrist, les faux prophètes, la séduction spirituelle. Nulle part, il avertit des dangers du mouvement du Nouvel Age et de son influence sur l’Eglise. Son orientation œcuménique engendre aussi de graves conséquences. L’Evangile qu’il offre est si dilué qu’il se résume finalement à une certaine forme de piété. Si le succès devient votre objectif principal sur cette terre, et non la recherche d’une authentique vie de disciple, cela signifie alors que vous suivez en fait « un autre Jésus » (2 Co 11:4).

De prime abord, il est assez difficile d’identifier les erreurs de Rick Warren dans ses deux livres. La plupart des choses dites semblent bonnes et sonner justes. Mais le problème est que l’auteur n’oriente ses discussions que vers certains aspects du christianisme. Cette approche est appelée « positivisme ». Il évite d’attirer l’attention sur des thèmes négatifs tels que le péché, l’identification et le rejet indispensable des fausses doctrines. Son enseignement sur la sanctification est loin d’être clair.

Ses messages ressemblent à des leçons d’école du dimanche. La vie chrétienne qu’il présente est une sorte d’existence où tout est merveilleux, et où le Seigneur ne désire que nous bénir et nous rendre heureux. On ne vous offre pas d’aide pour vous inciter à demeurer ferme dans un monde sous l’emprise du malin. L’accent est sans cesse placé sur notre bonheur, et non sur les principes qui nous permettent de vivre une vraie vie de disciple. Son enseignement, en définitive, sonne très doux aux oreilles de millions de personnes, mais ne les conduit pas au pied de la croix.

Il cite aussi fréquemment des écrivains humanistes, confirmant par là son approche humaine et psychologique du christianisme où la vraie repentance fait grandement défaut. Il cherche également à satisfaire les goûts de la jeunesse en leur présentant une nouvelle façon de chanter à travers une musique contemporaine, la « musique rock chrétienne ». Avec une telle amorce, il attirera évidemment des millions de personnes, mais tout cela représente « un évangile sans croix » qui n’a plus du tout aucun rapport avec l’Evangile prêché par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. »

Le succès visible n’a jamais servi de preuve à Jésus, ni à ses disciples. (Vance Havner)



(Extrait de la
brochure N° 2 de la collection "Le bon serviteur", "Défendre la foi" de Samuel et Dorothée Hatzakortzian disponible dans le catalogue du site)

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 06:00



Bivouac-ID

Par Ishtar le 26 août 2009




Islamisation de la France : on ne compte plus les nouvelles mosquées


Vidéo : Reportage diffusé sur BFMTV le 22 août 2009, à l’occasion du premier jour du

 A l’occasion du 2009, les de Gennevilliers inaugurent une flambant neuve d’une capacité de 2 000 fidèles. Un centre culturel viendra bientôt s’y adjoindre.

 

 





Gennevilliers se trouve dans la région d’Île-de-, département des Hauts-de Seine.

La région d’Île-de- totalisait il y a peu 233 mosquées réparties comme suit :

- Seine-Saint-Denis : 51 mosquées

- Yvelines : 33 mosquées

- Val-d’Oise :  30 mosquées

- Paris :  27 mosquées

- Val-de-Marne :  23 mosquées

- Seine-et-Marne :  23 mosquées

- Essonne : 21 mosquées

- Hauts-de-Seine : 25 mosquées






Nouvelle mosquée de Gennevilliers



Dont deux à Gennevilliers : la première domiciliée au 3, rue Poissonnières ; la seconde domiciliée au 5, Route principale Port.

Et maintenant un troisième lieu de culte à Gennevilliers, celui qui fait précisément l’objet de ce billet : la Ennour , domiciliée au 30 rue Nazet.

Ce qui fait donc un total actualisé de 234 mosquées rien qu’en Île-de- !

Source pour ces chiffres : Le guide musulman.

 


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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 06:00





Sources :

Accueil Yahoo! ActualitésReuters







Le succès du chef de l'Etat sortant a provoqué la colère des réformateurs en Iran, persuadés que la réélection d'Ahmadinejad ne peut être que le fait d'une fraude généralisée, et suscité la consternation des chancelleries occidentales. Ces dernières espéraient voir avec l'arrivée d'un modéré au pouvoir se concrétiser la politique de la main tendue inaugurée par Barack Obama.

S'agit-il pour la République islamique d'un moment "Tiananmen", où les partisans de la ligne dure dans les milieux du pouvoir font clairement sentir à tous, au besoin par la force, qu'ils ne renonceront à aucune de leurs prérogatives?

Les forces anti-émeutes se sont abstenues d'ouvrir le feu sur les manifestants qui occupent la rue depuis vendredi soir à Téhéran, mais les images diffusées par la télévision de policiers motards agitant leur matraque sont suffisamment éloquentes, au moins pour l'étranger.

Pour Trita Parsi, directeur du Conseil national irano-américain, basé à Washington, le camp des adversaires d'Ahmadinejad "a été pris de court et peine à trouver la réplique".

Le candidat modéré Mirhossein Moussavi, largement battu selon les résultats officiels, en a appelé à l'arbitrage du Guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, lequel à donné sa bénédiction au scrutin et exhorté chacun à éviter toute "attitude provocatrice".

"Khamenei se refusant à intervenir, la seule option (des réformistes) est de plus en plus évidente: il s'agit de défier l'autorité - ou de menacer de défier l'autorité - du chef suprême", estime Trita Parsi.

"SITUATION MOUVANTE"

Impossible de dire à cette heure si une telle stratégie est viable, sachant que la remise en cause du chef spirituel constituerait un choix politique pour le moins audacieux dans l'Iran islamique.

"On sait que le président n'est pas le premier décisionnaire, mais la victoire d'Ahmadinejad montre que le monde politique iranien est dans une situation mouvante", souligne Alireza Nader, de RAND Corporation.

"Le pouvoir de l'élite dirigeante traditionnelle, celui d'hommes comme (l'ancien président Hashemi Akbar) Rafsanjani, a été effectivement remis en cause par Ahmadinejad et ses partisans, y compris des membres haut placés et radicaux des Gardiens de la révolution", fait-il remarquer.

Lors d'un débat télévisé pendant la campagne, Ahmadinejad a directement accusé Rafsanjani et ses fils de corruption. L'ancien président, outré, en a appelé à Khamenei, sans succès.

"Au coeur du système, il y a une lutte frontale entre Rafsanjani et le Guide suprême", avance Ali Ansari, directeur de l'Institut des études iraniennes à l'université de St-Andrews, en Ecosse.

"Tout dépend désormais de ce que va faire l'opposition. Le gant a été jeté", dit-il en se demandant si les opposants iront jusqu'à le ramasser.

"Ils (les dirigeants au pouvoir) ont proclamé leur victoire. Ils tablent sur un état de choc général, qui fera rentrer tout le monde chez lui", ajoute Ali Ansari.

Quelle que soit l'issue du bras de fer, les Occidentaux sont quant à eux confrontés à un dilemme: continuer à traiter avec Ahmadinejad, et donc le légitimer, ou l'ignorer, et perdre le mince espoir qui reste d'un compromis avec Téhéran.

Mark Fitzpatrick, de l'Institut international des études stratégiques à Londres, propose une autre possibilité, version iranienne de l'ouverture historique de l'ancien président américain Richard Nixon vers la Chine communiste.

"Avec cette victoire, Ahmadinejad pourrait très bien avancer un pion à la Nixon et tenter d'être le premier dirigeant conservateur (iranien) à améliorer les relations avec la superpuissance jusque-là exécrée", juge-t-il.

Version française Pascal Liétout

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:00











 Amadinejad et Assad :



L´Iran et la Syrie à la tête d´un "nouvel ordre mondial"



MEMRI - Middle East Media Research Institute

mardi 9 juin 2009



Au début du mois de mai 2009, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rencontré le président syrien Bachar Al-Assad à Damas. Dans une déclaration commune émise à l´issue de l´entretien, les deux présidents ont déclaré que les relations entre l´Iran et la Syrie étaient stratégiques et devaient servir d´exemple à la région et au monde en général.

Ils ont affirmé que l’Iran et la Syrie amorçaient une transformation profonde de région, dans le cadre d’un nouvel ordre mondial qui remplacerait l’ancien monde dirigé par les Etats-Unis depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Les deux présidents ont appelé à expulser les forces étrangères de la région, soulignant que dorénavant, le Moyen-Orient serait gouverné par ses propres peuples derrière le leadership de la Syrie et le l’Iran. Ils ont en outre insisté sur la nécessité de renforcer l’Irak, d’un retrait des forces américaines, ainsi que l’intérêt d’une coopération "des quatre", c’est-à-dire des "puissances régionales" que sont l’Iran, le Syrie, l’Irak et la Turquie.

Il semble que depuis l’entretien, Damas ait explicitement adopté la position iranienne anti-américaine, s’alignant très clairement sur l’Iran. Les Syriens sont allés jusqu’à adopter la terminologie iranienne et certaines expressions chères à Ahmadinejad : les expressions "nouvel ordre mondial" ou encore "ouvrir de nouvelles serrures avec de vieilles clés" ont été relevées dans des rapports de presse syrienne portant sur la visite du président iranien.


Les Etats-Unis et l’Occident ont maintenant besoin de l’Iran et de la Syrie


Après s’être entretenu avec Assad, Ahmadinejad a déclaré : "La situation régionale évolue rapidement, dans le sens des objectifs de la Syrie et de l’Iran, et ceux qui [les Etats-Unis et l’Occident en général] ont, pendant des années, demandé à ce que la Syrie et l’Iran cessent de défendre leurs droits et ceux des peuples de la région, affirment à présent explicitement qu’ils ont besoin de l’aide de l’Iran et de la Syrie (…) Ceux qui ont voulu contraindre l’Iran et la Syrie à renoncer [à leurs positions] ont maintenant besoin d’eux pour résoudre leurs problèmes. Ceux-là mêmes qui qu alifient l’Iran et la Syrie d’ "Axe du mal" [en référence aux Etats-Unis de Bush] souhaitent à présent avoir des relations avec ces deux [pays] (…)

Il nous faut arriver à l’éradication complète dans la région de l’implication des étrangers et de ceux qui parlent [le langage de la violence], laissant la région libre, en plein essor et [forte de ses relations d’]amitié. (…) Les ennemis des nations de la région, qui s’exprimaient autrefois avec arrogance, évoquant l’Iran et la Syrie à l’aide d’épithètes insultants, sont maintenant en position de faiblesse, dans l’impasse et incapables de régler le plus petit des problèmes. Ils n’ont pas de stratégie avisée leur permettant de résoudre les problèmes de la Palestine, de l’Afghanistan ou de toute autre région du monde."


L’Occident a fait son temps et l’on assiste à l’émergence d’un nouvel ordre mondial.


Ahmadinejad a ajouté qu’ "aux côtés de la résistance et avec fermeté, nous devons également lutter à l’instauration d’un nouvel ordre mondial ; autrement de nouveaux régimes opprimants verront le jour". Il a qualifié les valeurs fondamentales de l’Occident d’ "inhumaines" et d’ "appartenant aux décennies passées", expliquant : "Ils [les Occidentaux] essaient d’ouvrir de nouvelles portes avec les clés de vieilles serrures, sans remarquer qu’aujourd’hui, c’est en empruntant la voie divine et humaine que l’on ouvre les serrures de l’humanité. Ils se trouvent des dizaines d’années en arrière et peuvent être qualifiés, en deux mots, de politiquement arriérés (…) La philosophie et l’ordre qui ont émergé après la Deuxième guerre mondiale so nt arrivés en fin de parcours, et [l’Occident] est incapable d’offrir des solutions au problèmes du monde, vu que sa pensée se base sur la discrimination et [la menace à] la sécurité."

Un éditorial du quotidien syrien Techrine comporte des déclarations de même type : "(…) Toutes les forces régionales et internationales comprennent [maintenant] que les clés de la région se trouvent [entre les mains de l’Iran et de la Syrie]et que ce sont eux qui se tiennent aux portes diplomatiques [de la région]. [Nul] ne peut entrer par ces portes (ou les ignorer) sans l’accord de Damas et Téhéran, qui doivent être convaincues que cela sert leurs propres intérêts, puis l’intérêt des autres."



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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 06:00

 

                                     

                                            



                                Les enjeux des élections au Liban 




                      





Par Albert Soued , http://symbole.chez.com

Ziad Baroud est le ministre de l'Intérieur du Liban et l'ami du président Michel Souleiman. En principe neutre, il espère que les prochaines élections libanaises auront lieu dans le calme et la dignité et il a mobilisé dans ce but 30 000 officiers de police. Car le 7 juin les Libanais choisiront les prochains 128 députés de la Chambre (majlis al nouwab), en soumettant leur vote dans 5500 urnes réparties dans les 26 districts électoraux. Or depuis 2 ans, des dizaines de citoyens ont été assassinés et en mai dernier le pays a failli sombrer dans une nouvelle guerre civile après un coup d'état avorté du Hezbollah et de ses alliés, soutenus par l'Iran, contre la coalition anti-syrienne appelée "la coalition du 14 mars", comprenant des sunnites, des chrétiens et des druzes. Donnant plus de poids au Hezbollah, l'accord de Doha au Qatar a néanmoins permis au pays de sortir d'une impasse dans l'élection de son président (1).

Le 12 juin 2009 se tiendront les présidentielles iraniennes, sans challenger sérieux contre l'actuel président, Mohamed Ahmedinejad, qui est assuré de l'emporter haut la main et de poursuivre sa politique agressive contre l'Occident, pour l'hégémonie de l'Iran au Moyen Orient, directement ou à travers des satellites comme le Hezbollah ou le Hamas. A moins que le guide spirituel Ali Khamenei change de tactique, étant donné la crise économique, et choisisse un autre cheval…


H
ezbollah & Syrie

Mais le Hezbollah au Liban est plus qu'un parti, c'est un état dans l'état, puisqu'il a des "territoires", possède une forte milice armée, avec des armes lourdes provenant d'Iran, de nombreuses organisations religieuses, caritatives et culturelles, et surtout il représente une minorité importante, celle des shiites, les plus déshérités et les plus prolifiques parmi les Libanais. Qu'ils soient dans l'armée libanaise ou dans la milice parallèle, ceux-ci font allégeance à sheikh Hassan Nasrallah, le chef charismatique du Hezbollah ou "parti de Dieu", qui ne cache pas son objectif de suivre la voie des ayatollahs et d'imposer la Sharia'h ou loi islamique au Liban.

Puis, il y a un voisin qui considère le Liban comme son fief et qui a occupé le pays pendant vingt neuf ans, la Syrie. Un homme riche et influent, Rafik Hariri, qui fut premier ministre du Liban et qui contribua à la reconstruction de son pays dévasté par la guerre civile 1975-1990, était devenu trop puissant et trop autonome vis-à-vis du parrain et "occupant" syrien. Cet homme a été assassiné en 2005 dans un horrible attentat, avec 22 autres Libanais. Un procès international doit s'ouvrir incessamment à la Haye, impliquant des responsables Syriens, voire même l'entourage du président syrien lui-même, Bashar al Assad. Or 3 des 4 Syriens directement impliqués viennent de disparaître…(2) Rappelons aussi qu'après cet assassinat, devant la pression populaire libanaise et la pression internationale, l'armée syrienne avait été obligée de quitter le Liban. Mais elle veille non loin, aux frontières, prête à intervenir à nouveau. Rappelons aussi que depuis ce meurtre, de nombreuses autres personnalités, députés et journalistes opposés à la Syrie, ont été assassinés. Je ne citerai que Samir Kassir et Gibran Tueni du journal al Nahar, Pierre Gemayel, chef de la communauté maronite, George Hawi, ex-leader du Parti Communiste, le Capitaine Wissam Eid, officier du renseignement. Un des buts de cette élimination était de réduire la majorité anti-syrienne au Parlement, en tuant un certain nombre de députés…, le bloc anti-syrien passant alors de 72 à 68 députés. Dans les mêmes visées de s'emparer du pouvoir avec un masque légal, en février 2006, le Hezbollah a convaincu le mouvement du général Aoun de rallier sa coalition, la portant à 56 sièges.


Elections cruciales

Les élections du mois de juin sont cruciales car 2 blocs (pro ou anti-syrien) et 2 thèses (non-engagement ou engagement et résistance) dominent l'échiquier politique, en plus du désir ou non de contenir l'irrésistible montée en puissance du Hezbollah. Le Parlement actuel comprend en gros 9 partis qui se déterminent en fonction de la religion, de la secte et d'une allégeance ou non à la Syrie et à l'Iran. Par ailleurs une thèse nouvelle vient de surgir, celle de la neutralité vis-à-vis des pays voisins et du non engagement, thèse préconisée par le président et son ministre de l'Intérieur pour sauvegarder l'intégrité du pays (3).

Le bloc anti-syrien et pro-occidental appelé "bloc du 14 mars" est mené par le fils du défunt Rafiq Hariri, Saad. Ce bloc comprend une majorité de chrétiens et de sunnites, soit 72 sièges sur 128 dans le Parlement actuel. Ce groupe veut faire appliquer les résolutions de l'Onu (surtout 1559) qui demandent le démantèlement de toutes les milices et leur désarmement, le respect de la souveraineté et de l'indépendance du pays eu égard à la Syrie. Il préconise le rapprochement avec l'Occident. Le bloc pro-syrien, appelé "bloc du 8 mars" est mené par Hassan Nasrallah et compte aujourd'hui 56 députés à l'Assemblée dont 21 appartenant au parti de Michel Aoun, chrétien. Ce bloc clame la résistance contre Israël, comme moyen de ralliement, trouvant un prétexte dans l'occupation par Israël des fermes de Shéba, au pied du Mont Hermon (quelques km2) et qui, d'après l'Onu, appartiennent à la Syrie…. Il préconise une union nationale pour faire face aux menaces (?) et le ralliement à l'axe Iran/Syrie. Ses différentes manifestations à Beyrouth ou dans la Békaa'h montrent un militantisme offensif et radical (4).

Les pronostics actuels sont très larges: 41 à 66 sièges pour le mouvement du 14 mars, 53 à 60 sièges pour celui du 8 mars et 19 à 34 sièges indécis. Les jeux ne sont pas faits et ils dépendront, de l'attitude des petits partis et du nouveau groupe neutre du Centre autour du Président Souleiman, d'une part, des appuis extérieurs, d'autre part.

Or l'attitude occidentale semble aujourd'hui étrange, voire étonnante vis-à-vis du mouvement du 14 mars: pourparlers britanniques avec le Hezbollah, organisation considérée par ailleurs comme terroriste; engagement des démocrates américains avec la Syrie et l'Iran; retards dans la tenue du tribunal devant juger les assassins de Rafiq Hariri; non déploiement d'une force de l'Onu à la frontière syrienne pour empêcher l'introduction d'armes pour le Hezbollah…. Pour perdre le Liban, on ne ferait pas mieux.

Une petite lueur d'espoir néanmoins: le film qui domine largement le hit-parade du cinéma à Beyrouth est un long métrage d’animation israélien du réalisateur Ari Folman, Valse avec Bashir, César du meilleur film étranger, film interdit dans les salles publiques, mais on copie des dvd qu'on se passe de foyer en foyer.





Notes

(1) L'accord de Taëf de 1989 répartit le nombre de députés entre chaque confession dans les districts ou caza. Et cette répartition ne tient pas compte de la démographie actuelle, aucun recensement n'étant réalisé depuis fort longtemps. Par ailleurs selon la Constitution le président est chrétien maronite (aujourd'hui, Michel Souleiman), le 1er ministre est musulman sunnite (aujourd'hui, Fouad Siniora) et le président du Parlement est musulman shiite (aujourd'hui, Nabih Berri). Il est clair que la part de la population shiite a fortement augmenté depuis la fin du mandat français et l'indépendance du Liban en 1943. Inversement, du fait de la guerre civile et de l'émigration qui a suivi, les populations chrétiennes et sunnites ont diminué sans que l'on puisse mesurer l'ampleur du phénomène.

(2) Les Assad et l'élite syrienne au pouvoir ont utilisé tous les moyens pour assujettir le Liban, le déplacement de populations (un million de Syriens se sont installés au Liban, alors que des centaines de milliers de Libanais ont émigré en dehors du Moyen Orient), la terreur, l'occupation, la manipulation, le trafic de narcotiques, la pénétration par le Renseignement et les assassinats… Une course est engagée entre le Tribunal international spécial pour le Liban, installé le 1er mars aux Pays-Bas pour juger les commanditaires et les exécutants de l'ex 1er ministre libanais Rafic Hariri. Ceux-ci sont aussi responsables de plusieurs crimes terroristes au Liban. Impliqué, le régime syrien cherche à échapper à la justice et à prolonger son immunité. Ainsi 3 officiers syriens qui ont régné sur le Liban pendant l’occupation ont d’ores et déjà disparu.

(3) Du côté chrétien, on trouve le parti des Forces Libanaises du Dr Geagea, le parti des Phalanges ou al Kataeb des Gemayel, le parti CPL (Chrétiens pour le Liban) du général Michel Aoun, le parti Tachnag des Arméniens. Du côté musulman, on trouve le parti sunnite "Courant du futur" des Hariri, le parti druze, Parti Socialiste Progressiste ou PSP, de Walid Djoumblatt, le parti shiite Amal de Nabih Berri et le Parti de la Fidélité et de la Résistance (Hezbollah) de Hassan Nasrallah. Le "Parti Syrien National Social" (PSNS) d'Ali Qanso et de Marwan Phares ne se définit pas en fonction d'une religion, puisque laïc, mais d'une affiliation au Baath syrien, à sa doctrine nazie et son objectif de Grande Syrie (créé en 1932).

(4) Un journaliste américain de Vanity Fair, Christopher Hitchens, a été sérieusement roué de coups en février, en plein Beyrouth, avenue Hamra, pour avoir barbouillé une affiche du parti PSNS (voir note 3), dont le sigle est une swastika et qui appelait à la formation de la Grande Syrie, sans que les policiers présents n'aient eu le courage ou l'envie d'intervenir…. C'est ce qu'est devenue aujourd'hui la "rue arabe".



 
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:19




Par Raphaëlle Elkrief pour Guysen International News
Vendredi 5 juin 2009 à 00:24




 
Pour la troisième année consécutive, « l’Indice mondial de la paix » (GBI) a été publié. Compilée par « l’Economist Intelligence Unit », cette étude vise à mesurer le pacifisme des nations par l’utilisation et l’étude de 24 facteurs, allant du niveau de violence de la population à la part des dépenses militaires dans le PIB, en passant par une évaluation de la liberté de la presse.
Cette année, et sans grande surprise aux vues des années précédentes, Israël figure parmi les mauvais élèves de cette étude. Classé 141ème sur une liste de 144 pays, l’Etat hébreu est considéré moins pacifiste que ses voisins Pakistanais, Syriens ou même Iraniens.

Classée au 119ème rang dans l’étude de 2007, les statisticiens ont établi une corrélation entre cette chute dans le classement et la guerre contre le Hamas à Gaza au cours de l’hiver 2008. Voulant mesurer une tendance nationale et des aléas géopolitiques par un calcul mathématique, l’étude de Steve Killelea, qui a reçu les bons auspices de l’ancien secrétaire aux Nations Unis Kofi Annan ou du Dalai Lama, veut assurer la transparence de sa méthodologie.

Selon le fondateur de l’étude, « ce qui est important peut se calculer : si vous ne pouvez pas mesurer, vous ne pouvez pas comprendre » affirme Steve Killelea. L’équation paraît simple : notés sur une échelle allant de 1 à 5, les indicateurs, pondérés de coefficients, identifient le degré de militarisation, la sécurité et la menace potentielle de terrorisme, la population incarcérée, la qualité des relations extérieures et le caractère démocratique de l’Etat.Ainsi, les Etats-Unis perdent-ils des points au classement, en raison du risque permanent d’attaques terroristes.
 
En ce qui concerne Israël, le calcul est rapide : de nombreux conflits internationaux, de mauvaises relations avec les pays voisins, des dépenses militaires élevées et une forte sophistication militaire expliquent le très mauvais classement.
 
Cependant, le rapport affiche de bons résultats pour  Israël qui se porte plutôt bien parmi les grandes démocraties. La participation politique y est meilleure qu’en France,  la presse y est autant libre qu’aux Etats-Unis, et la culture politique est aussi développée que dans la plupart des pays Européens.
 
Comment expliquer alors qu’une des rares démocraties du Proche-Orient soit parmi les moins bien classées ? Les indicateurs choisis lui sont particulièrement défavorables. Considérant l’importance accordée à la religion par exemple ou à la détermination à se battre comme facteur témoignant des intentions belliqueuses d’un pays, l’Etat hébreu ne pouvait envisager un bon classement.
 
L’analyse publiée par l’organisme affirme que : « malgré les traités de paix avec l’Egypte puis la Jordanie, Israël reste un pays en guerre, avec de nombreux ennemis au Nord (…) Alors que le taux de criminalités et d’homicides y sont bas, que sa scène politique est stable, les attaques terroristes demeurent un risque dans ce pays, qui accorde une grosse part du PIB aux dépenses militaires ».
 
Selon le journal anglais « The Economist », cet inventaire en effet « mérite quelques critiques ». La pondération élevée des dépenses militaires dans l’étude « donne raison aux profiteurs. Les pays qui bénéficient de la paix peuvent souvent le faire parce que d’autres pays se soucient de leur défense » , faisant référence aux Etats-Unis.
 
Aux grands absents des indicateurs, la violence faite aux femmes et aux enfants, peut-être représentés par la catégorie « respect des droits de l’Homme » où Israël n’est pas vraiment mieux classé  que le Soudan ou le Congo.
Malgré ses conclusions aléatoires, voire fantaisistes, cette étude n’en sera pas moins utilisée médiatiquement par les adversaires d’Israël, qui peuvent trouver dans ses conclusions des « arguments » pour appuyer leurs démonstrations.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 06:00

Merci à J-P. D.

Israël n'est pas le premier pays à construire un mur, une clôture ou une barrière de sécurité. Il en existe un nombre appréciable un peu partout dans le monde. C'est cependant le mur isralien qui retient toutes les attentions et les critiques, minimisant de fait l'enjeu : éviter des attaques terroristes. On n'entend pas ces mêmes critiques à l'égard d'autres pays ayant construit des murs de séparation afin d'éviter par exemple l'immigration clandestine. Comme pour le mur entre le Mexique et les Etats-Unis, une barrière contre des millions de Mexicains illégaux qui veulent pénétrer au pays d'Oncle Sam et trouver une réponse à leur misère. Construire un mur pour se protéger d'immigrants en détresse est-il plus légitime que le faire pour empêcher l'entrée de kamikazes ?


"La grande muraille du Maroc" connue sous le nom de "ceinture de sécurité", est un mur de défense, long de 2.720 kilomètres, érigé par le Maroc dans le Sahara marocain dans le but de protéger ses territoires et sa population contre les invasions hostiles du Front Polisario.





La Corée du Sud se protège de la Corée du Nord par une barrière.

L'Inde aussi, a construit une barrière de 3.300 kilomètres afin de marquer sa séparation du Pakistan voisin, qui la conteste.

Le Botswana construit des barrières électrifiées à sa frontière avec le Zimbabwe, officiellement pour empêcher les animaux de ferme contaminés d'entrer dans le pays; elles servent surtout à empêcher ceux qui fuient les troubles d'arriver au Zimbabwe.

L'Arabie Saoudite, une des voix majeures à critiquer la barrière de sécurité israélienne, en construit une, en béton, avec caméras de surveillance. Un projet d'un peu plus d'un demi-millilard d'euros sur la frontière poreuse avec le Yemen, afin d'empêcher les infiltrations. Ce qui provoque la colère de plusieurs tribus locales qui affirment que la construction lèse le territoire yéménite de près de sept kilomètres.
L'Arabie Saoudite met également en place une barrière ultra-moderne sur les 900 kilomètres de frontière commune avec l'Irak.





Autre lieu de tensions, où s'érige un mur, Chypre, dont une partie du territoire est contestée par la Turquie. Cette dernière, candidate à l'entrée dans l'Union européenne, a construit une barrière afin de délimiter le territoire qu'elle revendique sur l'île chypriote.


Reste le cas fameux de l'Irlande, où, depuis plus de trente ans, des dizaines de murs séparent catholiques et protestants. Des rues ont été coupées afin de mettre un terme aux jets de projectiles, pierres, cocktails Molotov, grenades, etc. Des quartiers entiers de Belfast ont été défigurés, des maisons rasées et des habitants expulsés pour permettre la construction de ces murs.


La Thaïlande a annoncé en 2007 son projet d'édifier une barrière physique le long des 75 kilomètres les plus inaccessibles de sa frontière avec la Malaisie. Le but, selon Bangkok, est d'empêcher les "terroristes" de traverser les provinces agitées, à majorité musulmane du sud de la Thaïlande.

Le Pakistan construit actuellement une barrière de 2.400 km pour être séparé de l'Afghanistan. L'Ouzbékistan a érigé une clôture le long de sa frontière avec le Tadjikistan. Les Emirats arabes unis sont en train de mettre une place une barrière sur leur frontière avec Oman et le Koweït renforce le mur de 215 km le long de sa frontière avec l'Irak.

L'Espagne de Javier Solana a érigé une barrière électrifiée gardée par des soldats, aux enclaves de Ceuta et Melilla à la frontière du Maroc. Elle fait rempart aux travailleurs illégaux, qui, par centaines, tentent d'entrer en Espagne.



Source du texte :
"Salomon, vous êtes Juif !?, L'antisémitisme en Belgique du Moyen-Âge à Internet"
Viviane Teitelbaum
http://www.vitelu.be/?p=8

Pour Israël, le bilan est sans appel : entre 2002 et 2008, le nombre de victimes d'attentats "kamikazes" sur le sol national est tombé de 451 à 7 ! Cette chute de 98.5% épouse autant le rythme (baisse suivant l'avancée de la construction, dès 2003) que la localisation des derniers attentats en date; en janvier 2007 et janvier 2008, deux "kamikazes" ont frappé respectivement à Eilat et Dimoma, dans la longitude du désert de Judée, ultime zone non encore circonscrite par le dispositif.

Source :
"Atlas géopolitique d'Israël"
Frédéric Encel, collection Autrement
http://www.amazon.fr/Atlas-g%C3%A9opolitique-dIsra%C3%ABl-Aspects-d%C3%A9mocratie/dp/2746711141

 


 
par JSS publié dans : Tribune Libre communauté : Parlons politique

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 06:00








Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay (Source : Desinfos.com)
 

Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

mercredi 20 mai 2009.


Pour revenir sur votre question au sujet des entretiens de M.Netanyahou avec l’administration américaine et notamment avec le président Obama je tiens à souligner que nous avons avec l’administration américaine les même demandes à l’égard de l’ensemble des acteurs de la région, y compris à l’égard des autorités israéliennes.

Cela a été le cas quand Bernard Kouchner a rencontré son homologue israélien le 5 mai. Nous souhaitons que très vite nous reprenions le chemin de la paix et que soit rapidement constitué un Etat palestinien qui permette que deux Etats israélien et palestinien vivent en sécurité, côte à côte. Nous avons compris que c’est ce que le président Obama a indiqué au Premier ministre israélien. Le président Obama rencontrera le président égyptien et le président de l’Autorité palestinienne prochainement.

Je crois qu’à l’issue des différents entretiens il y aura probablement une affirmation de position consolidée. Mais les positions qui ont été exprimées par le président américain correspondent exactement aux discussions que nous avons régulièrement avec les autorités américaines sur le sujet, je rappelle que Bernard Kouchner en a parlé avec Hillary Clinton le 11 mai à Washington. Nous espérons que les autorités israéliennes entendront clairement le message qui vient de la communauté internationale, par la France, par l’Europe et les Etats-Unis.

(L’année dernière la France a mené une grande réflexion avec l’Union européenne qui a donné naissance à un document présenté en novembre à l’administration Obama qui n’avait pas encore pris ses fonctions. Beaucoup de ces idées ont été adoptées par les Américains, elles étaient sur la même longueur avec ce que pensaient les Américains. Cela a donné naissance à la mission Mitchell. Mais tout cela était basé sur une administration israélienne qui entendrait ce que diraient l’Europe et les Américains sur l’Etat palestinien avec notamment l’arrêt de la colonisation dans un esprit d’ouverture. Mais il semblerait que cela ne soit plus du tout le cas. Avez-vous pensé à un plan B ou préparez-vous maintenant une autre approche qui serait àla mesure de l’administration israélienne actuelle ?)

Je vous remercie de rappeler le travail de réflexion conduit sous Présidence française, à l’initiative de Bernard Kouchner, aboutissant à la rédaction et à l’adoption de ce document qui sur un certain nombre de sujets propose à l’administration américaine de travailler avec elle pour aboutir à des résultats. Nous avons dit notamment qu’il fallait que l’administration américaine s’implique rapidement dès le début de son mandat sur ce sujet. C’est manifestement le cas. Nous n’avons pas la prétention de penser que c’est principalement grâce à ce travail européen. Cela montre cependant que nous sommes parfaitement en phase sur ce sujet. Il n’y a par ailleurs pas de plan B parce que nous pensons que le plan A est le plan utile et indispensable pour l’ensemble de la région et pour la stabilité internationale et nous allons continuer avec le président Obama à faire cet effort de conviction.

(L’autre thème débattu entre M. Netanyahou et M. Obama est la question iranienne. Sur cette question Obama a dit qu’il fallait attendre jusqu’à la fin de l’année pour voir si la nouvelle approche vis-à-vis de Téhéran pouvait aboutir à un résultat positif. Quelle est votre réaction et pensez-vous qu’il s’agit d’un délai suffisant pour clarifier la situation ?)

Je ne sais pas s’il faut le considérer comme un délai. C’est le rappel nécessaire pour les uns et les autres d’avoir cette double approche de dialogue et de fermeté quant au respect des décisions internationales. Il est important que les autorités iraniennes comprennent que nous sommes ouverts au dialogue mais qu’il faut que dans des délais raisonnables il y ait des réponses très claires y compris à nos propositions de réunion. Je vous rappelle que nous avons dit que nous étions prêts avec les ’’E3+3’’ et Javier Solana à rencontrer les autorités iraniennes pour discuter et avancer sur les différents éléments en discussion.

(Est-ce que vous allez exiger qu’Israël signe finalement le TNP comme les autres pays ? C’est la première fois que les Américains évoquent cette affaire.)

Notre position constante est d’appeler à l’universalité du TNP.

(Israël organise des manœuvres militaires près de la frontière libanaise. Aujourd’hui le secrétaire général du Hezbollah, M. Nasrallah a déclaré la mobilisation générale dans les rangs de Hezbollah. Y voyez-vous un risque de guerre ?)

On espère surtout qu’il n’y aura pas d’évolution négative concernant la stabilité et la sécurité de la région. Il y a des élections qui approchent au Liban. Nous sommes attentifs à ce que ces élections se déroulent dans un climat non conflictuel marqué par la transparence et la libre expression démocratique.


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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 20:43

                                 

DURBAN II - Les pays européens ont quitté la salle pendant le discours du président iranien...

La conférence «Durban II» a débuté ce lundi dans la confusion la plus totale comme sa grande soeur de triste mémoire, la conférence de Durban en 2001. Les représentants de l'Union européenne présents à la conférence ont quitté la salle pendant le discours de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, alors qu'il commencait ses attaques contre Israël.

Le président iranien a qualifié Israël de «gouvernement raciste». «Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive», a expliqué Ahmadinejad.

«Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et du monde de l'Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée», a-t-il lancé dans une claire allusion à Israël. «Des efforts doivent être fait pour mettre un terme aux abus des Sionistes et de (leurs) partisans», a poursuivi le président iranien, provoquant le départ de la salle du siège de l'ONU des 23 représentants européens présents sous les huées des participants.









 "Aucun compromis n'est possible"

Nicolas Sarkozy a appelé lundi l'Union européenne à faire preuve d'une «extrême fermeté» après le discours du président iranien qu'il a qualifié d'«appel intolérable à la haine raciste». Le chef de l'Etat français «qui avait déjà rejeté des propos inacceptables tenus en d'autres circonstances par le président iranien, condamne totalement ce discours de haine», indique un communiqué de la présidence française.

Bernard Kouchner a indiqué de son côté qu'«aucun compromis n'est possible» avec
Mahmoud Ahmadinejad. «Je souhaite que ce geste de protestation suscite une prise de conscience au sein de la communauté internationale: la protection des droits de l’Homme et la lutte contre toutes les formes de racisme sont trop importantes pour que les nations ne s’unissent pas contre tous les discours de haine, contre tous les dévoiements», a dit le ministre des Affaires étrangères français.

Israël condamne la rencontre Ban-
Ahmadinejad

La recontre ce lundi entre Ban Ki-moon et Mahmoud Ahmadinejad suscite la répobation d'Israël: «Il est regrettable que le secrétaire général de l'Onu ait crût bon de rencontrer le plus grand négationniste actuel, qui est à la tête d'un pays membre de l'Onu qui appelle à la destruction d'un autre pays (Israël) lui aussi membre l'Onu, le jour de la commémoration de la Shoah», a affirmé le ministère israélien des Affaires étrangères.

Ban Ki-moon a à son tour condamné les propos d'Ahmadinejad: «Je déplore l'utilisation de cette plateforme par le président iranien pour mettre en accusation, diviser et même provoquer», a-t-il déclaré. Il avait pourtant auparavant mis en garde Ahmadinejad contre «l'amalgame entre sionisme et racisme» au cours de leur rencontre en tête-à-tête.

Ayant fait planer le doute jusqu'à la dernière minute, les
Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, ainsi que l'Allemagne sont absents de la conférence.  ( Source : 20mn.fr ) .


Les chrétiens persécutés représentés.

 

Arie, directeur du département Action diplomatique de Portes Ouvertes international, participe à la conférence sur le racisme de l’ONU, Durban II : « Même si les ONG ne peuvent pas voter, je pense qu’elles ont leur mot à dire » affirme-t-il. Arie compte surtout utiliser les moments informels pour défendre la cause des chrétiens persécutés. Il nous demande de prier pour que Dieu organise des rencontres stratégiques.


Certains pays musulmans (dont l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Lybie et le Pakistan…) ont tenté d’instaurer le délit de diffamation des religions, mais après d’âpres négociations, ce délit n’apparaît pas dans la déclaration finale de la conférence. Portes Ouvertes s’était joint à 180 organisations non gouvernementales pour dénoncer cette proposition en mars dernier
( Source : Portes Ouvertes ) .

 


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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 10:09






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Depuis jeudi soir, l'information est confirmée par les chiffres de Médiamétrie/Nielsen :


Avec 8 646 000 français sur overblog en décembre 2008 (source Nielsen), Overblog devient la première plateforme de blogs en France.


Tant de travail, de nouveautés, d'efforts, d'idées pendant ces 4 années... récompensés par cette nouvelle. Ces derniers mois l'avaient annoncé : 2009 s'amorce en beauté pour la plateforme. La joie est intense au sein du staff !

Nous vous remercions sincèrement et énormément pour votre fidélité, votre confiance et la richesse de vos blogs, cette victoire est la vôtre et va permettre encore plus de possibilités pour faire évoluer Overblog.

N'hésitez pas à publier cette excellente nouvelle sur vos blogs :-) !!!


Champagne pour tous !
Votre staff -

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