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  • : SIGNES ET PROMESSES
  •           SIGNES ET PROMESSES
  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog.
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                          1 Samuel 2 : 9

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 18:21

               Source : Samuel Bastide, "Pages d'histoire protestante" (Extraits)

                                                                     Les Vaudois

 

 

                                                        Pierre Valdo

Souvent confondus avec les Albigeois, les Vaudois devaient leur nom à Pierre Valdo, riche Lyonnais qui avait fait traduire en Français la Bible latine par deux prêtres en 1200. Avec ses disciples, les pauvres de Lyon, dans le désir de le faire connaître, ils se présentaient comme colporteurs et ne manquaient jamais de lire le Saint Livre à leurs hôtes. La complainte que chantaient nos mères dépeint la scène.

                                             "Le Colporteur Vaudois"

Oh  regardez ma belle dame ces chaînes d'or, ces bijoux précieux! Les voyez-vous ces perles dont la flamme effacerait un éclair de vos yeux ? Voyez encor ces vêtements de soie qui pourraient plaire à plus d'un souverain.Quand près de vous un heureux sort m'envoie achetez donc au pauvre pélerin.La noble dame à l'âge où l'on est vaine prit les bijoux, les quitta, les reprit, les enlaça dans ses cheveux d'ébène, se trouva belle et puis elle sourit : Que te faut-il vieillard ? Des mains d'un page dans un instant tu vas le recevoir, et pense à moi si ton pélerinage te reconduit auprès de ce manoir.

Mais l'étranger d'une voix plus austère lui dit, ma fille il me reste un trésor plus précieux que les biens de la terre, plus éclatant que les perles et l'or. On voit pâlir aux clartés dont il brille les diamants dont les rois sont épris. Quels jours heureux luiraient pour vous ma fille si vous aviez la perle de grand prix !

Montre-la moi, vieillard, je t'en conjure, ne puis-je pas te l'acheter aussi ? Et l'étranger sous son manteau de bure, chercha longtemps un vieux livre noirci. Ce bien, dit-il vaut plus qu'une couronne. Nous l'appelons la Parole de Dieu. Je ne vends pas ce trésor, je le donne, il est à vous. Le ciel vous aide, Adieu ! Il s'éloigna, bientôt la noble dame lut et relut le livre du Vaudois. La vérité pénétra dans son âme et du Sauveur elle comprit la voix. Puis, un matin loin des tours crénelées, loin des plaisirs que le monde chérit, on l'aperçut dans les hautes vallées où les Vaudois adoraient Jésus-Christ.                                      

            

                                                     Sceau de l'Eglise des vallées vaudoises 

Les Vaudois et leurs pasteurs appelés barbes furent reçus dans le midi partout où les Albigeois étaient passé. Mais le Pape Innocent III lança contre eux une nouvelle croisade. Le baron d'Oppède en fit un affreux massacre. Du 18 au 25 août 1545, 24 villages furent brûlés, 3000 personnes furent égorgées, 250 suppliciées, 660 condamnées aux galères. Les habitants de Cabrières et de Mérindol furent brûlés vifs dans leurs demeures. Apprès la révocation de 1685, le duc de Savoie ordonna de détruire les derniers Vaudois. Beaucoup s'expatrièrent. L'un d'eux, le capitaine Friquet, consul de Pragelas, arrêté et jeté à la tour de Crest en 1688, réussit à scier deux barreaux de sa cellule et à dévaler avec une incroyable jusqu'au bas des fossés. Il gagna la Suisse juste à temps pour participer à la glorieuse rentrée des Vaudois.

Venus de toutes les régions de refuge dans l'intention de reconquérir leur pays, ils s'étaient rassemblés à Prangins au bord du lac Léman entre Rolle et Nyon. Ayant loué à grand peine des chaloupes et des bateliers, ils implorèrent avant de s'embarquer le secours de Dieu. Au nombre de 972, ils partirent le 18 août 1689 en laissant sur la rive 200 des leurs qui ne purent pas trouver d'embarcations.

Illustration of the Embarkation of the Vaudois at Prangins (after a lithograph by J Hebert)

                                          Embarcation des Vaudois à Prangins

On a élevé depuis sur cet emplacement, une pyramide en souvenir de leur audacieuse équipée. Divisés en 20 compagnies, ils débarquèrent non loin du château d'Yvoire. Ils franchirent 190 km à pied en 7 jours au milieu des neiges de Savoie et gravirent péniblement le Mont Cenis en dépit de nombreuses privations et sous le poids considérable de leurs effets et de leurs munitions. 

                                                          Pasteur Henri Arnaud

Le Pasteur Henri Arnaud, ex officier de Guillaume d'Orange, avait pris la direction des troupes. Echappant, non sans pertes aux ennemis embusqués sur la route, ils arrivèrent à minuit au pont de Salabertrand, gardé par 2500 soldats. Deux compagnies Piémontaises leur coupaient la retraite. Il fallait vaincre ou périr. Ils forcèrent le pont sous une fusillade nourrie après avoir mis le genou à terre pour prier.

Illustration of The Battle on the Bridge of Salabertrand

                                         La bataille sur le pont de Salabertrand 

La mélée fut terrible, mais les vaudois restèrent maîtres du pont. La victoire leur ouvrit les chemins de leurs villages. Leur inébranlable fidélité a finalement triomphé de toutes les embûches. Rien n'a pu arracher la foi de leurs coeurs et de leurs montagnes. L'église vaudoise y brille encore, selon la devise qu'elle s'est donnée : "Lux, Lucet in tenebris" " La lumière luit dans les ténèbres".

En France, les derniers Vaudois disparurent dans les autodafés et les supplices. Quelques- uns se réfugièrent dans les hautes vallées de Freyssinières et du Queyras ou rejoignirent les Vaudois du Piémont. Cependant le Dauphiné ne pouvait oublier la lumière de l'évangile. La proclamation de la Réforme y trouva une adhésion enthousiaste. Guerres ou persécutions acharnées pendant 3 siècles furent inutiles. 

Les protestants voyaient dans la Bible leur seule règle de foi. Les oppresseurs s'appliquèrent à la faire disparaître. On risquait la mort pour la lire. Dans les châteaux on la cachait entre autres sous d'élégants tabourets  de salon. Les paysans dauphinois la plaçaient souvent sous la chaise du bébé. Les dragons furieux de l'avoir cherchée en vain sortaient en grognant. L'enfant avait sauvé la famille.     

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:31

Source : Samuel Bastide, "Pages d'histoire protestante" (Extraits)

                   

Aux XIe et XIIe siècles la tour de Crest vit partir les paysans du Dauphiné avec leurs Seigneurs à l'appel du pape Urbain II pour les grandes Croisades. Au cri de "Dieu le veut", ils allaient la croix rouge sur la poitrine et l'épée au poing, semer de 6 millions de cadavres la Palestine dans l'idée puérile d'arracher aux infdèles le tombeau vide du Sauveur, sans autres résultat que les haines et la rudesse des moeurs. Les conséquences ne se firent pas attendre. Au XIIe siècle eut lieu l'horrible tuerie nommée Croisade des Albigeois. On les appelait Cathares c'est-à-dire purs.L'évangile était leur règle de vie. Le pape Innocent III décida leur extermination en 1208

.Il en chargea le fanatique Simon de Montfort. Crest investie par lui à deux reprises en 1212 et 1217 dut enfin capituleret la population fut anéantie. Les Albigeois étaient nombreux dans le midi. Leur centre était Albi, d'où le nom qui les désignait. " Tuez-les-tous, Dieu reconnaîtra ceux qui sont siens", proclamait le légat papal en commandant le massacre de Béziers. Sept mille victimes réfugiées dans l'église de la Madeleine y furent égorgées et brûlées. Les croisés couvrirent la ville de ruines fumantes, encombrées de milliers de cadavres.  

 

                                                    Le massacre de Béziers                                                   

Le pape Grégoire IX institua l'inquisition pour achever ces prétendus hérétiques. Les tortures les plus inouies, firent trembler tout le midi. On brûla, on supplicia jusqu'à affoler la population. Personne ne se présentant pour partager avec lui la peu glorieuse conquête, Simon de Montfort accepta la possession des terres que le Pape offrait au vainqueur pour le prix de ses services.  

                                                        Résultat de recherche d'images pour "vicomte raymond 6"                                

  Le vicomte Raymond VI de Toulouse, refusant de persécuter ses sujets fut excommunié. Carcassonne où il s'était enfermé le 1er août 1209 fut cerné par les croisés. Leur armée de plusieurs milliers d'hommes s'en empara et la pilla de fond en comble. La population fut massacrée. Le Vicomte fut arrêté traîtreusement et dut se soumettre. Simon de Montfort triomphait par le pillage et le crime, mais le midi était ruiné. La victoire ne profita pas longtemps au persécuteur. Le lendemain de la Saint Jean 1218 il fut tué au siège de Toulouse. Les habitants ayant rappelé leur Seigneur, Simon de Montfort avait décidé de s'emparer de la ville. On affirme qu'il fut atteint par un boulet de pierre lancé par une humble femme avec un mangonneau (*). Son fils Amaury incapable de défendre le domaine maternel, l'offrit au roi de France,Philippe Auguste.

Les tortionnaires du Saint Office finirent par soulever l'indignation générale. En 1421, la foule se jeta sur les cachots de l'inquisition à Carcassonne pour en délivrés les emmurés. Mais le Catharisme avait été frappé à mort et ne se releva pas. Cependant, il resta au fond des coeurs un grand amourde la Vérité qui devait se faire jour à la première occasion.

Les Vaudois allaient reprendre l'oeuvre détruite.       

 

(*) Le terme mangonneau (dérivé du mot Greco-latin manganon, qui signifie "machine de guerre"[1],[2]) désigne un engin militaire offensif à contrepoids fixe de l'époque médiévale, une sorte de catapulte, un engin de siège utilisé pour lancer des projectiles contre les murs des châteaux forts, très proche du trébuchet.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 20:00

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 "L'histoire, dit un libre penseur, n'a rien à enregistrer d'aussi merveilleux de ce qu'on dit alors".   "Les dénégateurs sont indignes même d'une réponse", dit le sceptique BAYLE. Le grand historien MICHELET déclare que les faits sont" constatés et indubitables", et FROSTERUS dit enfin "aucun des investigateurs sérieux n'a osé le nier". (citations E.D)  

"A des maux extraordinaires, accompagnés chez beaucoup d'une foi sublime, il fallait des grâces et des dons extraordinaires. C'est alors que Dieu suscita des prophètes ( humbles paysans et paysannes des Cévennes, jeunes enfants, quelquefois à la mamelle) pour éclairer, consoler, fortifier les opprimés. Les prophètes des Cévennes nous donnent l'exemple d'une vie d'entière fidélité et d'amour parfait. Ils nous montrent que toute victoire est possible à qui combat Satan, le monde et la chair. La nature divine de leurs inspirations est au -dessus de toute contestation". ( S. Delattre).  

Devant les preuves qui abondent, nous n'hésitons pas à rattacher le prophétisme Cévenol au prophétisme biblique, comme le firent avant nous, ces hommes de haute valeur F. PUAUX et le doyen E. DOUMERGUE.

                                          Principales manifestations 

Les vieux récits de ces temps-là abondent en faits extraordinaires qui nous révèlent que Dieu était manifestement au milieu de son peuple.    

Vision du chef CAVALIER                

" Le même Durand Fage nous a laissé ce témoignage : " Notre troupe étant entre Ners et Cruviers-Lascours, le frère CAVALIER, notre chef, eut une vision. Il était assis, et il se leva soudainement, en nous disant ces paroles : Ah! mon Dieu, je viens de voir en vision que le Maréchal de Montrevel qui est à Alès, vient de donner des lettres contre nous à un courrier qui va les porter à Nimes. Qu'on se hâte, et on trouvera le courrier, habillé d'une telle manière, monté sur un tel cheval et accompagné de telles et telles personnes. Courez, hâtez-vous, vous le truverez sur le bord du Gardon".  

A l'instant, trois de nos hommes montèrent à cheval, Ricard Bouré et un autre; et ils rencontrèrent sur le bord de la rivière, dans l'endroit marqué, l'homme et ceux qui étaient avec lui dans toutes les circonstances que le frère CAVALIER avait spécifiées.

Cet homme fut amené à la troupe et on le trouva chargé de lettres du Maréchal; de sorte que nous fûmes informés par cette admirable révélation, de diverses  choses dont nous fimes ensuite un heureux usage. Le courrier fut renvoyé à pied. J'étais dans la troupe quand cela arriva et j'atteste ce que j'ai vu".

                                   Révélations démasquant un traître

Voici un fait raconté par Jean CAVALIER, de Sauve, le cousin du chef camisard du même nom : " Après la bataille des Tavernes, nous nous en allàmes au châteu de Rouvière, à une demie-lieu de Sauve. Comme j'étais avec le chef CAVALIER, mon cousin, et plusieurs des principaux de la troupe, il dit tout haut : je me sens tout contristé; un judas m'a baisé aujourd'hui. - Cependant, on prépara le dîner, environ  vingt personnes se trouvèrent à table, dans de ceux de la troupe, que des amis du voisinage. Entre autres, il y avait un certain X., protestant de profession, qui avait été ami de l'illustre M. Brousson; il avait aussi toute la confiance de M. CAVALIER, et  nous le regardions tous ensemble avec d'autant plus d'estime avec d'autant plus d'estime qu'il avait toujours fréquenté nos saintes assemblées; qu'il aidait souvent à les convoquer, qu'il recevait les charités de ceux qui nous communiquaient leurs secours d'argent, et qu'il avait même souffert la prison pour l'une de ces bonnes oeuvres. C'était un homme de 45 ans. Comme nous étions tous à table , X., à la droite de mon cousin, et moi à sa gauche, l'Esprit me saisit avec de grandes agitations, au milieu du repas; et entre autres paroles. Il me fit prononcer celles-ci : Je te dis, mon enfant, qu'un de ceux qui sont assis à cette table, et qui a trempé la main dans le même plat avec mon serviteur, a dessein  de l'empoisonner.

Presque aussitôt que mon inspiration eût cessé, une parente de M. CAVALIER, qui était dans la même chambre auprès du feu , tomba en extase et dit en popres termes : Il y a ici un judas qui a baisé mon serviteur, et qui est venu pour l'empoisonner.

Dès que mon cousin eut entendu ce que j'avais prononcé, il s'était abstenu de manger, et avait ordonné que les portes fussent gardées; mais après qu'il eut reçu le second avertissement, par la bouche de la jeune fille, il fit redoubler la garde. La compagnie continua à dîner. Comme on était encore à table, le frère Ravanel (celui qui a souffert le martyre) fut soudainement saisi de l'Esprit avec des agitations très grandes : Je t'assure, mon enfant, lui dit l'Esprit, qu'il y a présentement un traître assis à cette table, qui a reçu une somme d'argent pour empoisonner mon serviteur, et même toute la troupe, s'il lui était possible. Je te dis qu'il a promis à l'ennemi d'empoisonner le chef, et qu'il s'est proposé en entrant dans cette maison, d'empoisonner l'eau de la citerne et le seau, pour tâcher de détruire le troupeau, s'il ne peut pas faire périr le berger.

A l'instant que M. CAVALIER eut entendu ces paroles. Il défendit qu'on puisât de l'eau, et il fit garder la citerne du château après que l'on eût jeté le seau dedans. 

"Dans le même temps, on vint dire dans la chambre où nous étions, que le frère DU PLAN, brigadier de la troupe, qui était dans une autre chambre, venait de tomber dans une extase extraordinaire, avec de fort violentes agitations. J'y courus, et j'entendis qu'il pronnonça ces paroles : je te déclare mon enfant, qu'il y a dans cette maison un homme qui a vendu mon serviteur pour une somme d'argent. Il a mangé à la même table que lui. Mais je te dis que ce traître sera reconnu et qu'il sera convaincu de son crime. Je te dis qu'il a dessein, présentement, de jeter le poison qu'il a caché sur lui, ou de le mettre dans les habits de quelqu'un de la compagnie;mais je permettrai qu'il soit reconnu et nommé par son nom.

M. CAVALIER ayant été averti  de l'inspiration de DU PLAN le fit venir dans une chambre particulière avec les trois personnes qui avaient eu les inspirations, et tous ceux qui avaient mangé avec nous, à la même table. On avait commencé à fouiller plusieurs de ces mêmes personnes, lorsque DU PLAN qui marchait au milieu de ces agitations, entra dans la chambre, vint droit à X., et lui mettant la main sur le bras, il l'accusa et le censura, avec beaucoup de véhémence, disant : Ne sais-tu pas, misérable, que je vois toutes choses ? que je sonde les coeurs et les reins, et que les plus secrètes pensées me sont découvertes ? N'appréhendes-tu pas mes jugements terribles ? Oserais-tu nier le complot que tu as fais avec les ennemis de mon peuple ? Confesse malheureux, confesse ton crime.

" X., voulut s'excuser, mais DU PLAN, dans un redoublement de l'inspiration, déclara positivement que le poison était dans la tabatière, et dans la manche du justaucorps de celui qui était accusé, de sorte qu'il fut pleinement convaincu. J'étais présent et j'ai vu tout cela. Le poison était dans du papier. M. CAVALIER ayant des raisons particulières pour ne pas faire mourir ce traître... il se contenta de le censurer, et de lui représenter quantité de choses qu'il n'est pas nécessaire que je rapporte ici. De sorte que la nuit étant venue, X., eut la liberté de s'en retourner chez lui. IL y eut ordre à la troupe de se préparer pour la prière générale, en action de grâces de la délivrance admirable que Dieu nous avait accordé." 

                                     Autre traître démasqué 

                                              (Récit de Durand FAGE) 

" Vers le mois d'octobre 1703, un certain nommé Languedoc, sergent dans l'armée ennemie, vint se jeter parmi nous comme déserteur, déclarant qu'il voulait à l'avenir combattre pour la cause de Dieu. Mais deux jours après, nos inspirations le déclarèrent comme traître. L'un de ceux qui parlèrent dans l'inspiration dit positivement, que ce méchant homme était venu pour nous vendre, et qu'on serait convaincu si on cherchait dans sa manche, où on trouverait une lettre de l'ennemi.

Sur cela, il fut aussitôt saisi et fouillé; et on trouva effectivement dans la manche de son justaucorps une lettre du lieutenant-général La Lande qui, entre autres choses, lui faisait des reproches de ce qu'il n'avait pas encore exécuté sa promesse.  

L'accusé étant ainsi marqué du doigt de Dieu, avoua d'abord et lui donna gloire. Il fit même une grande confession de ses péchés. Nous fûmes tous persuadés que Dieu lui avait fait miséricorde. J'étais témoin de ce fait. Jean Cavalier, de Sauve, certifie exact ce récit, que ce traître fut accusé par un concours d'inspirations unanimes et qu'il confessa franchement son mauvais dessein"

 

Que de fois, Dieu sauva les assemblées religieuses par le moyen des révélations !

 

 

 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:00

                                                                                  Les cachots

Les plus obstinés des galériens pour la Foi furent enfermés à Marseille dans les cachots du Fort Saint-Jean, du fort Saint-Nicolas ou du château d'If. La plupart y moururent. 

       

David SERRES  fut enfermé en juillet 1700dans le fort Saint-Nicolas. Il s'y trouvait déjà depuis deux ans, lorsque quelques lignes de son frère Jean nous donnent de ses nouvelles :

"Ce cher frère est dans un très mauvais cachot, privé entièrement du jour et si humide que même ses habits pourissent sur lui. C'est une grande merveille que Dieu lui conserve la vie dans une si affreuse caverne, car elle est à dix-sept ou dix-huit pieds sous terre. J'ai eu le bonheur de les y pouvoir visiter deux fois, et je puis vous assurer qu'ils y vivent fort contents et très soumis à la volonté de Dieu". Lui-même, dans une de ses lettre, écrira les magnifiques paroles suivantes :  " Nos autres frères, qui sont dans les autres forts ou sur les galères ne sont guère mieux que nous. Et nous pouvons dire très certainement les uns et les autres, que si nous n'avions d'espérance en Christ qu'en cette vie seulement, nous serions les plus misérables de tous les hommes...

Il est vrai que la mort est la reine des épouvantements, mais c'est seulement à l'égard des mondains, et non à l'égard des fidèles qu'elle est un objet de terreur et d'effroi. La raison de cela, c'est que les mondains faisant consister tout leur bonheur dans la jouissance de cette vie temporelle et de ses vastes plaisirs, et n'envisagent la mort que comme le plus grand de tout les malheurs, et l'entière destruction de leur fausse félicité, ils ne sauraient y penser, sans être effrayés, et sans s'abandonner même à des pensées de désespoir et de débauche. "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons", disent ces profanes. Mais les vrais chrétiens, loin de se laisser épouvanter  par les pensées de la mort et d'en prendre occasion de se s' abandonner à la sensualité et aux délices du péché, tirent au contraire de cette méditation, des motifs de sanctification et de joie, pour mépriser les maux et les biens, les douceurs et les amertumes, les plaisirs et les afflictions de cette vie passagère..."   

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 17:11

Actu-Chretienne.Net

Avec sa longue barbe grise, son pull épais et son pantalon large, Daniel Bourguet, 67 ans, incarne la figure de l’ermite telle qu’on l’imagine. Pourtant, il appartient à une tradition protestante qui…

…dès 1517, a rejeté toute forme de vie monacale. L’audience de ce théologien et pasteur dépasse le cadre protestant, il est lu par des catholiques et des orthodoxes. Le chanteur rock Daniel Darc, décédé en mai 2013, le remerciait personnellement à la sortie de son album « Crève cœur » en 2003.

Né en 1946, Daniel Bourguet poursuit des études de théologie en Allemagne, en Suisse et à l’école biblique de Jérusalem. En Israël, il découvre la vie des moines au désert entièrement tournée vers le silence, la prière et le travail manuel. Il n’oubliera jamais cette spiritualité et ce mode de vie.

LIRE LA SUITE…

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 15:49

 La chaine des galériens

La vie des galériens était effroyable. Les huguenots étaient enchaînés à leur banc avec des condamnés de droit commun " scélérats qui ont toujours le blasphème et l'impureté à leur bouche", rongés de vermines et nourris de biscuits et de fèves ; condamnés à ramer sous les coups de fouet des comités barbares, car " par la force et la cruauté ont pouvait faire l'impossible ". On vit sur les galères des notables, des savants et des paysans, des vieillards et des jeunes gens de quinze ans.

La bastonnade. Les huguenots ayant refusés d'ôter leur bonnet pendant la célébration de la messe sur les galères, se voyaient infliger la terrible "bastonnade". On les frappait sur le dos nu avec une corde goudronnée et trempée dans l'eau de mer. On leur donnait vingt ou trente coups, quelquefois cinquante, quatre-vingts et même cent. Traînés ensuite dans la soupente, ils étaient frottés de sel et de vinaigre et menacés d'être à nouveau " bâtonnés" s'ils ne cédaient pas.

Un aumonier catholique de la galère la " Superbe", Jean BION se convertit et abandonna sa charge, en voyant leur constance. Beaucoup de galériens, condamnés de droit commun se convertirent également devant une foi si sublime.

"Je montais sur des galères, dit Jean BION, pour les consoler, et, à leur contact, je réalisais que c'est moi qui avait besoin de plus de consolation qu'eux-mêmes. Leurs plaies furent autant de bouches qui m'annonçaient la vraie religion, et leur sang fut pour moi une semence de régénération".

Voici l'émouvante lettre que Pierre SERRES " le corps sanglant et déchiré, les menottes aux mains, écrivit après sa flagellation" : " Je vous écris, les menottes aux mains et les cicatrices de mon divin Jésus empreintes sur mon dos. Le Major est venu à moi ; il m'a dit des sottises auxquelles j'ai répondu en peu de mots, mais d'un air tranquille, qu'il fit sa charge. Ma résolution l'a animé contre moi ; il a donc fait déployer sur moi les plus rudes coups du monde ; je me suis vu l'âme sur le bord des lèvres. Il m'a voulu faire plier en faisant cesser ; mais, persistant dans ma résolution, il s'est acharné. Ma constance, qui a fait exemple aux autres leur a donné coeur ; mais, je me trompe, c'est la grâce céleste. Que j'ai de grâce à rendre à mon Dieu, de la faveur inestimable qu'il m'a faite de souffrir pour les intérêts de sa gloire. Que tout le peuple chrétien  l'en loue avec moi. C'est à quoi je vous invite bien-aimés du Seigneur ; mais surtout, âmes fidèles, demandez-lui pour moi le don de la persévérance, afin que je soutienne jusqu'au bout, sans quoi tout le reste serait sans bruit et me couvrirait d'une confusion éternelle". 

                                                                     SUITE :

webmaster fleches023b

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 16:33

                            Le Psaume des batailles

                                                             ( Psaume 68 )

 

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Il y aurait bien d'autres Psaumes à citer, car nos pères les ont tous chantés, et il s'est toujours trouvé une circonstance pour laquelle le Psaume semblait être fait.

Mais nous ne voulons plus parler que du Psaume des batailles, le 68ème.

Le reproche que certains font aux camisards, c'est d'avoir pris les armes. Mais écoutons l'un de leur chefs Jean Cavalier : " Nous n'avions pas pris les armes pour attaquer, mais pour nous défendre!..... La cruelle persécution nous y avait forcés..."

L'intendant du Languedoc reconnaîtra lui-même qu'ils n'avaient pas tirés les premiers. Ils voulaient libérer leurs prisonniers, défendre leurs femmes et leurs enfants, survivre à l'extermination, adorer Dieu librement- ce qui était leur crime. 

N'oublions pas que leur résistance au despotisme, en faisant face aux assauts de tous genres qu'on leur livrait tous les jours, permit au feu sacré de la VERITE de ne pas s'éteindre. Cette période servit de transition et permis la survie du christianisme authentique. Pour mémoire, nous rappellerons qu'avant cette époque de résistance, ils avaient supporté, au 16ème siècle, quarante année d'une persécution abominable, et au 18ème siècle, vingt années d'une persécution non moins abominable, plus abominable encore. 

Nous ne pouvons pas, du reste, nous permettre de juger ces pauvres infortunés qui essayèrent de parer les coups des bourreaux qui torturaient ou massacraient leur vieux pères , et leurs mères, et leurs femmes , et leurs chers enfants sous leurs yeux...... Epoque sans entrailles dont l'horreur trop souvent nous échappe.

Ces soldats avaient une étrange façon de combattre, au moins d'après les habitudes modernes. Quand l'ennemi s'approchait, ils mettaient genoux en terre, essuyaient immobiles le premier feu; puis, ils se levaient, entonnant le Psaume des batailles et s'élançaient à l'ennemi. 

C'est en chantant leurs Psaumes que les camisards, conduit par Abraham Mazel, entrèrent, le 22 juillet 1702 à 10h. du soir, dans le Pont- de- Montvert, pour aller délivrer quelques frères et quelques soeurs torturés dans les caves du hideux Abbé du Chayla. La résistance armée de l'abbé provoqua le premier combat, qui inaugura toute la guerre. Le chant des Psaumes avait tout précédé.

Ainsi, les insurgés, dont la petite troupe avait grossi, et qui ne pouvaient plus rentrer chez eux, s'organisèrent en groupes et vécurent désormais dans les bois, inaugurant de la sorte la vie de "maquis".

Voici le témoignage d'un officier de l'armée royale, sur  la terreur que suscitait le chant du Psaume des batailles : " Quand ces diables-là se mettaient à chanter leur.... (ici un juron) de chanson  : " Que Dieu se montre seulement", nous ne pouvions plus être maîtres de nos gens; ils fuyaient comme si tous les diables avaient été à leurs trousses.

Une pensée solennelle qui me servira de conclusion, s'impose, en ce moment, à mon esprit.

Grâce à Dieu ; ce n'est plus sur des champs de bataille que les chrétiens sont aujourd'hui appelés à chanter ce grand Psaume. Du reste, les batailles par les armes ne sont pas les seules, ni même les plus dangereuses, pour l'Eglise de Dieu. Que d'ennemis divers, et puissants, et terribles, menacent les chrétiens d'aujourd'hui, et tout spécialement ici dans les cévennes !

Or, à quoi servirait-il que les pères aient repoussé les dragons du grand roi, si les fils se laissaient vaincre par la tiédeur, ou les tentations du siècle.

A quoi servirait-il que les pères aient eu, héroïquement, horreur des superstitions, si les fils se plaisent lâchement à l'incrédulité ? A quoi servirait-il que les pères aient voulu mourir en martyrs, si les fils ne veulent pas vivre en chrétiens ? 

Ce que la violence n'a pu faire, la liberté le fera-t-elle ?

Ah ! mes frères, l'heure est venue ou jamais, l'heure providentielle, pour faire notre examen de conscience ; c'est l'heure favorable pour que tous ces chants résonnent non seulement à nos oreilles mais au plus profond de nos coeurs ; c'est l'heure de nous humilier, et de reconnaître nos reniements et nos apostasies ; c'est l'heure de nous rendre en foule à nos saintes Assemblées, devenues désertes ; c'est l'heure d'entendre ces appels que nos Psaumes nous font entendre, que notre sainte héroïne de la tour de Constance a gravé pour l'éternelle instruction de ses enfants : Résistez ! Résistez ! 

Fléchissons les genoux. Prions, et comme nos pères, nous relevant- La foi ne dit pas : pour vaincre oupour mourir, la foi dit : Pour vaincrepoussons le vieux cri de victoire,

( dont voici les termes exacts ) : 

Que Dieu se montre seulement !

Et l'on verra soudainement

Abandonner la place

Le camps des ennemis épars,

Et ses haineux de toutes parts

Fuir devant sa face.

Dieu les fera tous s'enfuir

Ainsi qu'ont voit s'évanouir

Un amas de fumée.

Comme la cire auprès du feu,

Ainsi des méchants devant Dieu,

La force est consumée.

Source : Doyen E. Doumergue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 09:00






                                                                Le Psaume des martyrs
                     
    ( Vie de FULCRAN REY)
                                        
  Partie 4/4

 
Persecution


                                  L'heureuse journée

Il demanda à ses juges une grâce : " de ne point laisser entrer mon père ni aucun de mes parents dans les prisons de Nimes ". Cela pour ne point exciter les tendresses de la nature, et pour n'en être pas lui-même attendri.
On le fit sortir de la prison pour aller au lieu du dernier supplice. Des prêtres voulaient l'accompagner  : " J'ai une compagnie d'anges qui sont autour de ma personne, leur dit-il, et ces anges m'ont assuré qu'ils seront avec moi jusqu'à mon dernier soupir ".
Il marcha dans les rues d'un pas égal et avec un visage si content et si assuré qu'il semblait qu'il allât à quelque festin. Au passage, il reconnut quelques frères et les salua en disant : " Pourquoi pleurez-vous sur moi ?
Pleurez pour vous seulement..... Relevez-vous et vous repentez, et Dieu aura pitié de vous ".
Le voilà au pied de l'échelle fatale : " Courage ! Courage ! dit-il en la voyant.
C'est ici le lieu que je m'étais proposé il y a longtemps, et pour lequel Dieu lui-même m'a préparé. Que ce lieu me paraît agréable. J'y vois les cieux ouverts pour me recevoir, et les saints anges qui me tiennent compagnie, tous prêts à m'y enlever ".
Il commença à chanter un psaume. Mais l'officier, voyant l'impression que ses paroles produisaient sur les auditeurs, lui interdit de chanter, sinon à voix basse, et, du reste, le roulement des tambours ( usage inauguré, dit-on, ce jour là) étouffa complètement sa voix. Il s'approcha avec ardeur de l'échelle, et s'écria : " Oh ! que cette échelle m'est favorable ! puisqu'elle doit me servir de degré pour achever ma course et pour monter au ciel ". Il fit sa prière au pied de cette échelle, il en monta les échelons si gaîment et si ardemment, qu'il paraissait qu'il lui tardait d'avoir atteint le dernier.....

 "LA VOICI, L'HEUREUSE JOURNEE QUI REPOND A NOTRE DESIR.
                  LOUONS DIEU QUI NOUS L'A DONNEE;
                     FAISONS-EN TOUT NOTRE PLAISIR ".

              Ainsi chantaient en mourant  les héros de la foi !

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:00





                                                             Le Psaume des martyrs
                       
  ( Vie de FULCRAN REY)
                                         
Partie 3/4
 


Persecution



                                             Ses interrogatoires et ses tortures 

Il fut chargé de chaînes et toujours gardé à vue, privé de voir qui que ce soit de ceux qui prenaient part à ces maux. Il connut plusieurs prisons et subit plusieurs interrogatoires.
Finalement, l'intendant lui-même vint faire auprès de lui ses derniers efforts.
Tantôt REY lui disait : " Monseigneur, je n'aime point le monde ni les choses qui sont du monde, je répudie tous les avantages dont vous me parlez, je foule tout cela à mes pieds". Tantôt il lui répondait:  
" La vie ne m'est point chère, pourvu que je gagne Christ. Ne m'exhortez point à laisser le Maître que je sers, c'est un si bon Maître, il ne m'a jamais fait que du bien depuis que je suis à son service; le quitterais-je ? Je n'ai garde de le faire; ne me sollicitez plus à l'abandonner : quelque mort qui me faille souffrir pour lui, je ne l'abandonnerai jamais ".
L'intendant lui ayant dit : " Monsieur REY, il y a encore du temps pour vous sauver ". -" Oui, répondit-il, et c'est ce temps que je veux encore employer à mon Salut ". L'intendant ayant repris la parole pour lui dire :
"Monsieur REY, il faut changer, et vous aurez la vie ", il déclara: " Il faut changer, mais c'est pour aller de cette terre de misère au Royaume des Cieux, où une heureuse vie m'attend, que j'aurai et que je possèderai bientôt ". L'intendant lui reprocha d'avoir prêché contre la volonté du Roi, ce à quoi il répondit : " Le Roi des rois me l'avait ordonné, et il est juste d'obéir
plutôt à Dieu qu'aux hommes ".
 Il répondit à toutes les questions qui lui furent faites avec beaucoup de respect, de douceur et de modération, en donnant toujours des marques d'une entière résignation à la volonté de Dieu.
Il fut condamné à être pendu. Or, il s'attendait à être roué vif. " On me traite, dit-il, plus doucement qu'on n'a traité mon Seigneur, en me donnant une mort si douce ; je m'étais préparé à avoir les membres rompus ou à être brûlé.
Je te rends grâce de m'avoir trouvé digne de souffrir pour toi une mort si douce, après avoir préparé mon âme à souffrir la plus cruelle mort, pour l'amour de toi " .
Il signa ses interrogatoires : " REY qui n'a fait que prier Dieu ".

torture.jpg
Pour lui arracher des aveux, il fut mis à la question. La torture fut si violente qu'on crut qu'il ne pourrait se servir de ses jambes pour aller au supplice.
" Vous venez de m'infliger une peine que je n'ai guère sentie, dit-il à ses juges. Je crois que vous avez plus souffert que moi. Je puis vous protester que dans le plus fort de la peine que vous avez voulu que j'endurasse, je n'ai point senti de douleur ". La grâce triomphait si fort en lui de la nature, qu'il semblait que la nature fût dépouillée de ses propres sentiments, pour n'avoir que ceux de la grâce.   



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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:00





                                                              Le Psaume des martyrs
                         
( Vie de FULCRAN REY)
                                       
  Partie 2/4

Persecution
                               Ses adieux à son père

Bientôt dénoncé, Fulcran Rey, fut obligé de s'enfuir. Il passe à Cournonterral. Emporté par son zèle, il voulait prêcher sur la place publique ! Ses amis l'en empêchèrent. L'intendant Bâville le poursuivait, et lança contre lui un mandat d'arrestation. REY rentra à Nimes et se tint enfermé et caché dans la maison de son père, où il écrivit des lettres qu'il faisait parvenir aux églises. Mais bientôt il se décida à aller prêcher dans les Cévennes. Pour éviter des adieux trop douloureux, il quitta secrètement la maison paternelle, laissant seulement une lettre, qu'il faudrait citer en entier :
" Mon très cher et honoré père, lorsqu' Abraham voulut monter sur la montagne de Morija, pour aller offrir son fils, il ne consulta point la chair, mais il s'approcha hardiment de cette montagne, où il s'écria : En la montagne de l'Eternel, il y sera pourvu. En effet, il y fut pourvu, puisque Dieu se contenta de son obéissance. " Dieu ne m'a point parlé bouche à bouche, comme il parla à ce patriarche. Mais ma conscience m'inspire d'aller me sacrifier pour lui, et pour l'intérêt de son Église. Je ne sais si Dieu se contentera du désir que j'ai de faire sa volonté, sans m'exposer à la mort. Mais quoiqu'il en soit, que sa volonté soit faite ! Si je suis pris, ne murmurez pas contre lui. Souffrez patiemment tout ce qu'il lui plaira de m'envoyer pour l'intérêt de mon Dieu et l'avancement de son Église. " Oh ! quel bonheur me serait-ce, si je pouvais être du nombre de ceux que le Seigneur a réservés, pour annoncer ses louanges et pour mourir pour sa cause ! ".Le ministère de FULCRAN REY, dans les Cévennes, dura neuf mois. Pendant ce temps, les dragons poursuivent le prédicant. Un jour, ils l'atteignent. REY fait sa prière. Les dragons hésitent. Il y a des coups de feu. Les dragons chargent avec fureur. REY s'échappe. A bout de force, il est obligé d'aller se reposer un moment, tout près d'Anduze, au bout du pont. C'est là que, dénoncé par un traître, il est surpris, et arrêté, le soir du 18 juin 1686, par les dragons rouges, au moment où il s'enfuyait par le toit.

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