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  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog.
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                          1 Samuel 2 : 9

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 16:56

Un terminal de paiement automatique présenté à la société Natural Security près de Lille, le 18 octobre 2012

Un terminal de paiement automatique présenté à la société Natural Security près de Lille, le 18 octobre 2012 Philippe Huguen afp.com

TECHNOLOGIE - A Villeneuve d'Ascq (Nord), des clients peuvent payer depuis quelques jours leurs achats via une technique inédite...

L'inspecteur Gadget n'a qu'à bien se tenir. Depuis quelques jours, des clients peuvent payer leurs achats en passant le doigt sur un détecteur en caisse grâce à une technologie unique en France. L'application sera testée jusqu'en mars par 1.500 personnes à Villeneuve d'Ascq ainsi qu'à Angoulême (Charente), où l'expérimentation débutera fin novembre.

Elle nécessite de posséder une carte bancaire et un étui spécial, mais aussi que le client ait saisi, en agence bancaire, son empreinte digitale. Au moment de régler ses achats, le consommateur pose son doigt sur le lecteur biométrique. Le lecteur lit l'empreinte, puis envoie un signal à la carte, que l'utilisateur doit avoir sur lui (sac, manteau, pantalon) pour la comparer avec celle enregistrée sur la carte.

Si les deux empreintes sont identiques, un signal est renvoyé au terminal, qui valide la transaction. Le test de Villeneuve d'Ascq est réalisé avec des appareils qui lisent le réseau veineux du doigt et celui d'Angoulême avec des machines qui vérifient l'empreinte digitale. La formule d'identification est présentée comme unique au monde en ce qu'elle ne passe pas par la vérification de l'empreinte sur un fichier que détiendrait la banque, ce qui poserait des problèmes de confidentialité.

La transaction est validée par comparaison d'empreintes et ne nécessite donc aucun stockage de données, hormis sur la carte du consommateur, contrairement à ce qui se pratique dans les pays où la reconnaissance digitale est déjà proposée (Etats-Unis, Japon). L'utilisation du paiement avec le doigt ne prévoit pas de plafond spécifique de dépense.

Bientôt les distributeurs de billets

«On a déjà des clients qui payent des achats de plusieurs centaines d'euros», explique André Delaforge, responsable marketing de Natural Security, société qui développe cette technologie. L'opération de Villeneuve d'Ascq est menée uniquement avec des clients de Banque Accord, filiale du distributeur Auchan, dont l'hypermarché fera partie des enseignes partenaires, au même titre que le distributeur d'articles sportifs Décathlon, le spécialiste du bricolage Leroy Merlin, le restaurant en self-service Flunch (enseignes liées au groupe Mulliez) et quelques commerçants du centre commercial V2.

A Angoulême, d'autres banques vont être associées à l'expérimentation: Crédit Agricole Charente-Périgord, le Crédit Mutuel Arkéa et BNP Paribas, qui sont tous actionnaires de Natural Security, aux côtés d'Auchan, Banque Accord, Leroy Merlin et le spécialiste français des terminaux de paiement Ingenico.

«Ce qui nous intéresse, c'est de définir une façon de s'identifier qui soit extrêmement simple, sécurisée et universelle», explique Delaforge. Au terme de l'expérimentation, fin mars, un bilan complet sera fait avant de procéder à un nouveau déploiement éventuel. Au-delà du paiement en magasin, la société entrevoit déjà deux autres déclinaisons de son système: le distributeur automatique de billet et le boîtier pour les achats en ligne.

Dans le cas des distributeurs, Natural Security a déjà développé des applications avec les grands fabricants du secteur. Une bonne partie du parc pourrait déjà accueillir la fonctionnalité de reconnaissance digitale, qui est «assez simple à implanter», selon Delaforge. Aucune expérimentation en conditions réelles n'est néanmoins prévue pour l'instant, a-t-il ajouté.

Natural Security insiste sur la sécurité associée aux transactions avec reconnaissance digitale, qui «sont chiffrées pour la transmission entre le lecteur et la carte», explique M. Delaforge. En outre, le système permet à la carte de vérifier, avant de transmettre des données, que le lecteur n'a pas été modifié (piraté) mais aussi au terminal d'en faire de même avec la carte.

C.B. avec AFP
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Lire aussi l'article :   auchan experimente le paiement biometrique 

Le Webmaster.   

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 16:37
par actualitechretienne
Manif-AllianceVita6

 

COMMUNIQUE | “Un papa. Une maman. Tout simplement”

63 des 75 manifestations organisées cette semaine par Alliance VITA dans toute la France se sont déroulées aujourd’hui entre midi et 14h. (voir liste complète sur www.alliancevita.org).

Dans toutes les villes, des manifestants sont venus nombreux, habillés de façon différente, les hommes en noir et les femmes en blanc. La scénographie jouée au milieu de cette foule mettait en valeur l’éclosion et l’apprentissage d’un « jeune ailé », sur les ailes duquel figurait les inscriptions PAPA et MAMAN. Une façon pour VITA de souligner que tout être humain, issu d’un homme et d’une femme, a besoin de la complémentarité père-mère pour prendre son envol dans la vie.

Alliance VITA a pu mesurer la motivation et la détermination pacifique de nombreux Français venus rejoindre ses rassemblements. Au-delà du slogan facile « mariage pour tous », prôné par les partisans du projet de loi sur le mariage et l’adoption par deux personnes de même sexe, c’est l’enfant qu’Alliance VITA a voulu remettre au cœur du débat : « Est-il légitime de priver délibérément d’un père et d’une mère un enfant confié à l’adoption ? Ne doit-il pas, bien au contraire, bénéficier de la parité homme-femme dans le couple parental, plus essentielle qu’au sein du gouvernement ? » interroge Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA. C’est en substance le message que les 63 porte-parole de ces rassemblement ont porté, le message que les Français sont majoritaires à soutenir (63% selon un récent sondage IFOP). Alliance VITA demande donc un grand débat national sur la famille et la filiation, certaine que si ce débat a vraiment lieu, le gouvernement renoncera à son projet d’effacer la parité homme-femme dans la famille.

Alliance VITA, qui a pu mesurer le dynamisme de la mobilisation sur le terrain, s’associera le moment venu aux initiatives de mobilisation nationale.

Source : Alliance VITA

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 16:09

La Sainte cène, un repas saint

Résultat de recherche d'images pour "la sainte cène"

- Lorsque nous participons à la Sainte cène, nous devons en discerner la signification, non pas comme un repas ordinaire, une chose profane, mais une chose sainte, dans le sens de séparée, sacrée.

Les corinthiens ne discernaient pas le sens profond du repas du Seigneur et le prenaient d'une manière indigne; Peut-être dans le même esprit des fêtes profanes célébrées dans les temples paîens de la ville où l'on sacrifiait aux dieux et déesses dans de véritables orgies. ( 1Cor. 10/15 à 22).

-L'apôtre Paul rapelle son origine et son importance dans la vie de l'église.( 1 Cor. 11/26 à 34)

En quoi consiste la Sainte cène

Quand le Seigneur prit la première cène avec ses disciples, il le fit au cours di repas de la Pâque, comme déjà dit ( voir l'article précédent).

 Il y avait l'agneau rôti au feu, selon la loi de Moïse, les pains sans levain, symbole de pureté, des herbes amères, symbole de souffrance, et des coupes de vin.

 

La cène que nous célébrons se déroule dans un contexte différent, puisqu'il ne s'agit plus de la "Pâque" de la loi de Moïse, en souvenir de la délivrance d'Israël, mais de la commémoration du sacrifice de Jésus. Les premiers chrétiens prenaient la cène au cours des repas.

Concernant Jean 6.53/58, c'est bien évidemment spirituellement que l'on en juge. Nous prenons par la foi tout ce qui est de Christ. La Pâque se trouve remplacée par la Sainte cène. L'église, ni les juifs convertis ne pratique plus la Pâque. Christ notre Pâque (1 Cor. 5/7). 

La Pâque juive regardait le passé, tandis que la sainte cène relie le passé au futur: le pain rompu va figurer le corps rompu de Christ. Il ya deux coupes : la coupe de bénédiction, et la coupe de l'alliance, après le souper. Luc 22/14 à 20 :

 L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.   Il leur dit: J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir;  car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous;  car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.( Jérémie 31/31)- ( Hébreux.8/8 à 13).

Jésus institue là la nouvelle alliance, nouvelle alliance en son sang. Ceux qui entre dans cette nouvelle alliance, entre en communion avec le Seigneur. ( 1 Cor. 1/9)- ( 1 Cor.10/16).

La Sainte cène est donc bien la commémoration de la célébration du sacrifice de Jésus qui est la base de tout, mais aussi de la communion qui lie chaque enfant de Dieu entre eux, parce qu'ils sont dans la communion.

   

 

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:13

Première mention du pain et du vin

  Dans le livre de la Genèse au ch.14 et au verset 18 , nous voyons là une préfiguration de la Sainte  Cène.

                                                   Abraham et Melchisedek

                                                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 

  L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.
 Il leur dit: J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir;
  car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.
  Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous;
   car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.
  Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
  Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.
( Luc ch. 22.14/22)  

 

Différents noms sont donnés à la Sainte Cène dans le Nouveau Testament

-La table du Seigneur:

Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons.( 1 Cor.10/21).

-La fraction du pain:

Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.( Actes. 2/42).

-Le repas du Seigneur: 

Lors donc que vous vous réunissez, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur; ( 1 Cor. 11/20).

 

Une institution Divine 

Paul a reçu par révélation ce qui concerne la Sainte Cène. 

Car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre.
N'avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l'Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n'ont rien? Que vous dirai-je? Vous louerai-je? En cela je ne vous loue point.
Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain,
et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.
Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. (1 Cor.11/23à26).

Instituée par le Seigneur Jésus-Christ lui-même avant qu'il soit livré aux souffrances de sa passion et de sa mort. Jésus prit des dispositions pour manger la Pâque avec ses disciples.

Le premier jour des pains sans levain, les disciples s'adressèrent à Jésus, pour lui dire: Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque?
Il répondit: Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz: Le maître dit: Mon temps est proche; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples.
Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque. ( Mt.26/ 17 à 19).

                                                           °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit: J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir;  car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.  ( Luc. 22 /15 à 20)

Jésus a voulu instituer la Sainte Cène pendant qu'ils mangeaint le repas de le Pâque juive ( commémoration de la délivrance du peuple d'Israël de l'esclavage des égyptiens).

                Similitudes entre la "Pâque d'Israël" et Christ notre Pâque 

-Repas de célébration en mémoire d'un évènement.                                                                                                                       

- Signe très fort rappelant un salut, une délivrance, au moyen d'un agneau.

- Les deux parlent d'un passage : "La Pâque" signifie passer par dessus, passer outre, épargner. 

 

                 Les deux parlent de la valeur du sang offert en sacrifice

-Le sang de l'agneau de la Pâque d'Israël: (EX. 12/13).        

-Le sang de Jésus, l'Agneau de Dieu : ( Rom. 3/25)- (Eph. 1/7.)

 

           Les deux repas sont ordonnés à deux peuples formés par Dieu 

- Israël, pour l'ancienne alliance ( rappel aux Israélites de la sortie de l'esclavage d'Egypte vers le pays de la promesse).

- Le second rappelle aux enfants de Dieu, le passage des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu..( Actes 26/18) 

     

                                                            °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 

 

   

   

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:00

Article paru dans LE MONDE du 12.10.2012

Par Stéphanie Le Bars

 

Le pape Benoît XVI salue la foule rassemblée place Saint-Pierre, à Rome, le 11 octobre 2012, pour le 50e anniversaire du concile Vatican II.

Suivre le concile Vatican II "à la lettre" pour permettre à l'Eglise catholique de faire face à une situation jugée critique au sein même de l'institution : tel est le message délivré, jeudi 11 octobre, par le pape Benoît XVI, au cours d'une cérémonie solennelle, place Saint-Pierre, pour marquer le cinquantième anniversaire du concile Vatican II (1962-1965) et le lancement d'une "Année de la foi", la première depuis quarante-cinq ans.

Devant des centaines d'évêques – dont 70 qui avaient participé au concile – et des milliers de fidèles, le pape a souhaité que les catholiques "reviennent pour ainsi dire à la lettre du concile" et qu'ils s'inspirent de leur "expression lumineuse". Pour couper court aux critiques des progressistes, qui jugent que l'Eglise n'est pas allée assez loin dans l'interprétation du concile, et des traditionalistes, qui estiment qu'elle y a dilué son message, le pape a jugé que "la référence aux documents du concile protège des excès ou d'une nostalgie anachronique ou de courses en avant".

 

"DÉSERTIFICATION SPIRITUELLE"

Une manière de conforter un événement censé répondre "à la fatigue" que connaissait, selon Benoît XVI, le christianisme dans les années 1960, et alors que la place de l'Eglise catholique s'est encore affaiblie. "Les dernières décennies ont connu une désertification spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l'histoire, mais aujourd'hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C'est le vide qui s'est propagé", a estimé le pape.

Un constat alarmiste partagé depuis quatre jours par 260 évêques, réunis jusqu'au 28 octobre à Rome dans le cadre du synode sur la "nouvelle évangélisation" pour apporter des réponses au "tsunami de la sécularisation". Le discours pessimiste du président du conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Rino Fisichella, a donné le ton : "Nous apparaissons fatigués, incapables de proposer l'Evangile, faibles dans notre conviction de la Vérité qui sauve, nous avons perdu la crédibilité. Nos communautés, répétant des formules obsolètes, ne communiquent pas la joie. La nostalgie pour les temps passés ou l'utopie des rêves ne servent pas", a-t-il expliqué, plaidant pour "une analyse lucide".

Ce à quoi se sont employés les évêques. Un archevêque philippin a dénoncé "l'arrogance" de certains prélats et prôné le retour à "l'humilité" des chrétiens. Un évêque d'Amérique centrale a estimé qu'"un des obstacles à la nouvelle évangélisation est le clergé : perte d'enthousiasme pastoral, diminution de l'impulsion missionnaire". Le président des conférences épiscopales d'Afrique a pointé "les difficultés des évangélisateurs face au fondamentalisme [musulman]", tandis que d'autres évoquaient "les chrétiens massacrés, victimes de discrimination" et "la concurrence des sectes pentecôtistes". L'archevêque de Nouvelle-Zélande a dénoncé "le laïcisme agressif" des sociétés occidentales.

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En surlignage, ce qui me paraît important de relever. Nos églises évangéliques, quelles que soient leurs dénominations,"Pentecôtistes", etc., nées de la réformation, composées de chrétiens nés de nouveau, ne sont-elles pas elles-mêmes confrontées à cette fatigue que reconnaît le président Fisichella concernant l'église Catholique Romaine ? Contrairement à cette dernière, nous, nous proclamons la Vérité avec force conviction, amour et joie,qui nous viennent de Dieu, mais prenons garde à l'orgueil qui guettent nos églises et chacun de nous. Apprenons l'humilité, et ne soyons pas arrogants comme l'a constaté cet achevêque philipin chez certains prélats. Il faut espérer seulement, que ces constats amènent ceux qui les font, et bien d'autres encore, à réellement naître de nouveau. (Jean 3 :1-21).   

 Le Webmaster.          

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:32

                                                                  Israël dans le désert

Les malheurs qui avaient frappé les Israélites calmèrent pour un temps leurs murmures et leur insubordination. Mais l’esprit de révolte qui couvait dans les cœurs finit par porter des fruits amers. Les précédentes séditions n’avaient été que des soulèvements populaires brusques et irraisonnés. On allait maintenant assister à une conspiration froidement ourdie dans le but de renverser des chefs divinement choisis.

Koré, l’âme du mouvement, Lévite, de la famille de Kéhath et cousin de Moïse, était un homme capable et influent. Chargé du service du tabernacle, il ne fut bientôt plus satisfait de son poste et aspira à la prêtrise qui avait été attribuée à Aaron et à sa famille, en échange des premiers-nés, honneur qui avait donné lieu à des jalousies et à des mécontentements.

Depuis quelque temps, Koré menait une sourde opposition contre Moïse et Aaron, mais sans oser se livrer ouvertement à aucun acte hostile. Il conçut finalement le dessein hardi de renverser leur autorité tant civile que religieuse. Il n’eut pas de peine à trouver des partisans. Au sud du tabernacle, près des tentes de Koré et des Kéhathites, se trouvait le secteur de la tribu de Ruben, comprenant les tentes de Dathan et d’Abiram, deux princes de cette tribu. Ces deux hommes influents embrassèrent avec empressement les plans ambitieux du Lévite. Descendants du fils aîné de Jacob, et prétendant que l’autorité civile leur revenait, ils résolurent de partager avec Koré les honneurs du sacerdoce.

Les desseins de Koré furent favorisés par l’état des esprits. L’amertume du désappointement avait fait reparaître, parmi le peuple, le doute, la jalousie et la haine, et on entendait à nouveau des plaintes dirigées contre le patient chef d’Israël. Le peuple oubliait qu’il était dirigé par Dieu, que l’Ange de l’alliance, son chef invisible, qui marchait devant eux voilé par la colonne de nuée, était le Fils de Dieu, et que c’était de lui que Moïse recevait toutes ses instructions.

Ces hommes regimbèrent contre la terrible sentence qui les condamnait à mourir dans le désert. Ils étaient prêts à s’emparer de tout prétexte pour conclure que ce n’était pas Dieu mais Moïse qui les conduisait et avait fixé leur sort. Ni les tentatives renouvelées de l’homme le plus doux de la terre, ni les rangs décimés qui leur rappelaient le déplaisir de Dieu ne parvinrent à réduire leur insubordination et à les ramener à la raison. Une fois de plus, ils succombaient à la tentation.

L’humble vie de berger de Moïse en Madian avait été beaucoup plus heureuse que son rôle de chef de cette immense et turbulente multitude. Mais il n’avait pas eu le choix. A la place de sa houlette de pasteur de brebis, il avait reçu une mission dont il ne pouvait se dessaisir que sur l’ordre de Dieu.

Celui qui lit les desseins des cœurs et qui connaissait les projets de Koré et de ses affidés, avait donné à son peuple des avertissements et des instructions qui auraient dû le mettre en garde contre les trames des conspirateurs. A la suite des plaintes de Marie contre son frère, le peuple avait vu cette femme frappée d’un jugement divin. L’Éternel avait déclaré que Moïse était plus grand qu’un prophète. « Je lui parle face à face », avait-il dit. Et il avait ajouté: « Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse? » (Nombres 12:8) Ces paroles ne s’adressaient pas à Marie et Aaron seulement, mais à tout Israël.

Koré et ses adhérents avaient été favorisés par des manifestations spéciales de la puissance et de la grandeur divines. Ils faisaient partie de ceux qui étaient montés avec lui sur la montagne et avaient contemplé la gloire de Dieu. Mais, depuis lors, un changement s’était produit en eux. Une légère tentation caressée s’était fortifiée, et ils avaient fini par tomber à tel point sous l’ascendant de Satan qu’ils ne craignaient pas de s’engager dans cette coupable mutinerie. Ils commencèrent par se communiquer tout bas leur mécontentement, puis, en affectant de vouer un profond intérêt à la prospérité du peuple, ils portèrent leurs doléances aux oreilles des principaux d’Israël. Leurs insinuations furent reçues avec tant d’empressement qu’ils finirent par se croire animés d’un saint zèle pour la gloire de Dieu.

Allant plus loin, ils réussirent à s’associer deux cent cinquante hommes haut placés dans la congrégation. Soutenus par ce parti puissant et influent, les conspirateurs ne doutèrent plus de la réussite de leur plan, à savoir: apporter un changement radical dans le gouvernement, et opérer des réformes importantes dans l’administration de Moïse et d’Aaron.

La jalousie avait donné naissance à l’envie; celle-ci mena à l’insurrection. Ces hommes avaient tant discuté sur le droit de Moïse à exercer l’autorité et sur les honneurs dont il jouissait qu’ils en étaient venus à se figurer que sa situation était très enviable, et que n’importe lequel d’entre eux aurait pu la remplir aussi bien que lui. Ils s’étaient mutuellement suggestionnés au point de croire que ces charges, Moïse et Aaron les avaient assumées de leur propre chef. Les mécontents affirmaient qu’en prenant sur eux la prêtrise et le gouvernement, distinctions auxquelles leur maison n’avait pas plus de droit que tant d’autres, ils s’étaient élevés au-dessus de la congrégation de l’Éternel; pas plus saints que le peuple, ils auraient dû se contenter d’être les égaux de leurs frères qui, aussi bien qu’eux, étaient favorisés de la présence et de la protection de Dieu.

Comprenant que rien n’est plus agréable aux gens coupables d’une mauvaise action que d’être entourés de sympathie, les conjurés firent alors une démarche auprès du peuple. Koré et ses adeptes déclarèrent que leurs murmures n’avaient été pour rien dans les jugements de Dieu. La congrégation, ajoutèrent-ils, n’était pas dans son tort, puisqu’elle ne réclamait que son droit. En revanche, Moïse avait montré un esprit autoritaire en censurant un peuple favorisé de la présence divine.

Coré passa en revue l’histoire de leurs pérégrinations à travers le désert et de leurs privations, rappela que leurs murmures et leur désobéissance avaient été suivis de la mort d’un grand nombre d’entre eux, d’où l’on pouvait conclure que si Moïse avait agi autrement leurs déboires auraient été évités. Il était donc responsable de leurs malheurs, et s’ils n’entraient pas au pays de Canaan, c’était la faute de la mauvaise administration de Moïse et d’Aaron. On en déduisait que si Koré devenait le conducteur du peuple et si, au lieu de le censurer, il savait l’encourager en appuyant davantage sur sa bonne conduite, leur voyage serait paisible et prospère. Au lieu d’errer dans le désert, ils pourraient marcher directement vers la terre promise.

Jamais l’union entre les éléments discordants de la multitude n’avait été si complète. Les succès que Koré remportait auprès du peuple augmentaient sa confiance et le confirmaient dans son idée que si l’usurpation de Moïse demeurait impunie, elle serait fatale aux libertés d’Israël. Koré prétendait, en outre, que Dieu lui avait donné une révélation et l’avait autorisé à apporter, avant qu’il ne fût trop tard, un changement dans le gouvernement.

Un bon nombre d’Israélites, cependant, n’étaient pas disposés à accueillir les charges proférées contre Moïse. Le souvenir de son dévouement patient et désintéressé troublait leur conscience. Il fallut, pour les gagner, attribuer à un mobile égoïste son profond intérêt à la prospérité d’Israël. A cet effet, on exhuma une vieille accusation, à savoir que Moïse avait amené Israël dans le désert pour l’y faire périr et le dépouiller.

Jusqu’ici, tout s’était tramé dans l’ombre. Mais aussitôt qu’il jugea le mouvement assez fort pour justifier une rupture ouverte, Koré parut à la tête des factieux et accusa publiquement Moïse et Aaron d’avoir usurpé une autorité à laquelle lui et ses partisans avaient droit au même titre. Il les accusait en même temps d’avoir privé le peuple de sa liberté et de son indépendance. « C’en est assez! disaient les insurgés. Car toute l’assemblée, tous sont consacrés, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi donc vous élevez-vous au-dessus de la congrégation de l’Éternel? » (Voir Nombres 16)

Moïse n’avait pas soupçonné ce sombre complot. Aussi, quand il en vit tout d’un coup les effrayantes proportions, il se jeta sur sa face et se mit à implorer Dieu en silence. Bientôt il se releva, la douleur empreinte sur son visage, mais calme et digne. Un message divin lui avait été donné. « Demain matin, dit-il, l’Éternel fera connaître qui est à lui, et qui est consacré; et il le fera approcher de lui; et il fera approcher de lui celui qu’il aura choisi. » L’épreuve était renvoyée au lendemain, afin de donner à chacun le temps de réfléchir. Ceux qui aspiraient à la prêtrise furent invités à se présenter au tabernacle, pourvus chacun d’un encensoir, pour y offrir l’encens en la présence de la congrégation. D’après la loi, il était explicitement stipulé que seuls ceux qui avaient été appelés à cette sainte fonction pouvaient l’exercer, et cela dans le sanctuaire. Les sacrificateurs Nadab et Abihu eux-mêmes avaient été frappés à mort pour avoir, contrairement à la règle, osé offrir un « feu étranger ». Aussi Moïse défiait-il ses accusateurs d’en appeler à Dieu, s’ils avaient le courage d’en affronter le péril.

Désignant Koré et les Lévites qui l’accompagnaient, il leur adressa ces paroles: « Est-ce trop peu pour vous que le Dieu d’Israël vous ait mis à part de l’assemblée d’Israël, et vous ait permis de vous approcher de lui, pour faire le service du tabernacle de l’Éternel, et pour vous présenter devant l’assemblée, afin de la servir? Il te laisse approcher de lui, toi et tous tes frères, les enfants de Lévi, avec toi, et vous recherchez encore le sacerdoce! C’est pour cela que toi et tous ceux qui sont avec toi, vous vous êtes ligués contre l’Éternel! Car qui est Aaron, pour que vous murmuriez contre lui? »

Dathan et Abiram n’avaient pas pris, dans ce mouvement, une part aussi compromettante que Koré. Dans l’espoir qu’ils s’étaient laissé entraîner dans la conspiration sans en comprendre toute la laideur, Moïse leur demanda de venir lui faire part de leurs griefs. Mais ils refusèrent de se rendre à son invitation et nièrent insolemment son autorité. Leur réponse, faite à l’ouïe de tout le peuple, fut la suivante: « Nous ne monterons pas. Est-ce peu de chose que tu nous aies fait sortir d’un pays où coulent le lait et le miel, pour nous faire mourir dans le désert, et que tu veuilles encore dominer sur nous? Certes tu ne nous as pas fait venir dans un pays où coulent le lait et le miel, et tu ne nous as pas donné un héritage de champs ou de vignes! Penses-tu rendre ces gens aveugles?... Nous ne monterons pas. »

Appliquant au théâtre de leur esclavage les termes mêmes employés par Dieu pour décrire le pays promis, ils accusaient Moïse de les asservir tout en se disant inspiré d’en haut, et ils lui déclaraient qu’ils n’entendaient plus se laisser mener çà et là comme des aveugles, tantôt vers Canaan et tantôt vers le désert, au gré de son ambition. Et voilà comment celui qui avait été pour eux comme un père, comme un berger patient, devenait à leurs yeux le pire des tyrans et des usurpateurs! Exclus de Canaan par leur propre faute, ils en rejetaient le blâme sur Moïse!

Bien que les sympathies du peuple soient nettement acquises aux mécontents, Moïse ne cherche pas à se justifier. Devant toute l’assemblée, il en appelle solennellement à Dieu comme témoin de la pureté de ses motifs et de la droiture de sa conduite.

Le lendemain, Koré à leur tête, les deux cent cinquante princes se présentèrent au tabernacle avec leurs encensoirs. On les fit entrer dans le parvis, tandis que le peuple s’attroupait à l’entour pour attendre le résultat de l’épreuve. Ce n’était pas Moïse, mais les rebelles qui, dans leur aveuglement, avaient invité la multitude à être témoin de la victoire de Koré, qui se croyait plus que jamais sûr de l’emporter sur Aaron.

Alors la gloire de l’Éternel apparut à toute l’assemblée. Puis le Seigneur parla à Moïse et à Aaron. « Séparez-vous du milieu de cette assemblée, leur dit-il, et je les consumerai en un instant. Mais ils tombèrent sur leur visage, et dirent: O Dieu des esprits de toute chair, un seul homme a péché, et tu t’irriterais contre toute l’assemblée! »

Koré s’était retiré de l’assemblée pour rejoindre Dathan et Abiram. Moïse, accompagné des soixante-dix anciens, alla donner un dernier avertissement aux hommes qui, la veille, avaient refusé de se rendre à son appel. Comme la multitude le suivait, il se tourna vers elle et lui dit: « Éloignez-vous maintenant des tentes de ces hommes pervers, et ne touchez à rien qui leur appartienne, de peur que vous ne périssiez pour tous leurs péchés. » Sous l’impression d’une catastrophe imminente, le peuple obéit.

Abandonnés de ceux qu’ils avaient trompés, les chefs de la révolte ne perdirent cependant rien de leur audace. Debout à la porte de leurs tentes, entourés de leurs familles, ils avaient l’air de défier l’avertissement divin.

Alors, à l’ouïe de toute l’assemblée, Moïse fit entendre ce message de la part du Dieu d’Israël: « A ceci vous connaîtrez que l’Éternel m’a envoyé, et que je n’ai rien fait de moi-même: si ces gens-là meurent comme meurent tous les hommes, s’ils subissent le sort commun à tous les hommes, l’Éternel ne m’a point envoyé. Mais si l’Éternel accomplit un prodige tout nouveau, si la terre s’entrouvre et les engloutit avec tout ce qui leur appartient, s’ils descendent vivants dans le Séjour des morts, vous reconnaîtrez qu’ils ont méprisé l’Éternel. »

En proie à une profonde émotion, tout Israël avait les yeux fixés sur Moïse. A peine celui-ci avait-il cessé de parler que la terre ferme s’ouvrait, et que les rebelles et leurs familles, avec tout ce qui leur appartenait, étaient engloutis dans le gouffre béant. Le peuple, terrifié, conscient d’avoir participé au mal, prit la fuite.                 

Ce n’était pas tout. Un feu sortit de la nuée et consuma les deux cent cinquante princes qui avaient offert le parfum. Ils n’avaient pas été punis avec les organisateurs de la conspiration dont ils purent constater le sort, et ils auraient eu l’occasion de se repentir. Mais leurs sympathies pour les rebelles persistant, ils furent frappés à leur tour.

 

Koré et ses partisans, eux aussi, auraient pu éviter leur châtiment, si, manifestant un sincère regret, ils avaient demandé pardon, alors que Moïse avertissait le peuple de fuir une mort imminente. Par leur obstination, ils se firent justice à eux-mêmes.

Chacun avait plus ou moins sympathisé avec les coupables. L’assemblée entière, qui avait participé à leur péché, venait de recevoir des preuves accablantes de son erreur et de l’innocence de Moïse: une intervention venue d’en haut avait arrêté l’insurrection. A cette heure encore, le peuple, répondant aux appels de la miséricorde, pouvait être sauvé. Dans sa grande compassion, le Fils de Dieu, l’Ange qui marchait devant eux, frappait patiemment à la porte de leurs cœurs et s’efforçait de les préserver de la destruction.

Dieu faisait une distinction entre les auteurs de la révolte et leurs victimes. Reconnaissant l’erreur de Koré, le peuple devait accepter la sentence qui le condamnait à mourir dans le désert. Mais il ne voulait pas se soumettre à ce châtiment; il persistait à croire que Moïse les avait trompés. Tout en fuyant devant le gouffre béant ouvert devant Koré, les Israélites avaient conservé dans leurs cœurs l’effet de ses flatteries et persistaient à espérer qu’un nouvel ordre de choses allait s’établir, une ère où la louange remplacerait la censure et où le bien-être succéderait à la lutte et aux contrariétés.

Ce soir-là, Israël avait regagné ses tentes, terrifié, mais non repentant. Les hommes qui venaient de périr lui avaient adressé tant de paroles agréables, et professé à son égard tant d’intérêt et de bonté, qu’on persistait à voir en ces gens des hommes excellents que Moïse avait fait disparaître. Non seulement on insultait Dieu en rejetant ses fidèles représentants, mais on conspirait leur mort, et l’on ne voyait aucune nécessité de demander pardon au Seigneur de cet énorme péché. Au lieu de passer cette nuit de grâce à se confesser et à se convertir, la foule chercha quelque moyen de résister aux preuves qui lui avaient été données de sa culpabilité. Satan, qui était sur les lieux, pervertissait son jugement et l’aveuglait sur le chemin de la destruction.

Au cri des révoltés, descendus dans les entrailles de la terre, tout Israël s’était enfui en proie à une terreur panique, en s’écriant: « Prenons garde que la terre ne nous engloutisse! » Mais, dès « le lendemain, toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, en disant: vous avez fait mourir le peuple de l’Éternel ». Ils étaient prêts à se livrer à des actes de violence contre leurs conducteurs dévoués et désintéressés quand, au même moment, la gloire divine apparut dans la nuée au-dessus du tabernacle. Une voix se fit entendre, qui dit à Moïse et à Aaron: « Éloignez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. »

Fort de son bon droit, loin de s’enfuir et d’abandonner la congrégation à son sort au milieu de la catastrophe, Moïse reste, berger fidèle, immobile auprès du troupeau qui lui a été confié. Il supplie Dieu de ne pas détruire entièrement le peuple qu’il a choisi. Grâce à son intercession, le bras de la justice divine sera arrêté et Israël, désobéissant et rebelle, ne sera pas décimé.

Mais l’ange de la colère était déjà parti et semait la mort sur son passage. Sur l’invitation de son frère, Aaron prit un encensoir et se rendit en hâte au milieu de l’assemblée, debout « entre les morts et les vivants » pour faire « expiation pour le peuple ». En même temps que la fumée du parfum, les prières de Moïse montèrent vers Dieu et la plaie fut arrêtée. Quatorze mille personnes, frappées à mort, avaient payé de leur vie leurs récriminations et leur révolte.

Dieu donna ensuite une nouvelle preuve que le sacerdoce avait été conféré à la famille d’Aaron. Chaque tribu fut invitée à préparer un bâton et à y inscrire son nom. Sur celui de Lévi, on écrivit le nom d’Aaron. « Moïse déposa ces bâtons devant l’Éternel, dans la tente du témoignage. » La tribu dont le bâton fleurirait devait être celle que Dieu avait choisie pour le sacerdoce. Le lendemain, « voici que le bâton d’Aaron, pour la maison de Lévi, avait fleuri; sur ce bâton, des boutons avaient germé, des fleurs étaient écloses, et des amandes avaient mûri » (Voir Nombres 17). On le fit voir au peuple puis on le conserva au tabernacle en témoignage pour la postérité. Ce miracle trancha définitivement la question du sacerdoce.

Il était désormais reconnu que Moïse et Aaron avaient été établis par autorité divine. Le peuple fut contraint d’accepter la triste sentence qui le condamnait à mourir dans le désert. « Voici que nous périssons! s’écriait-on. Nous sommes perdus; oui, nous sommes tous perdus! » C’était confesser qu’Israël avait péché en se rebellant contre ses chefs, et que Koré et sa bande avaient reçu le châtiment qu’ils méritaient.

Les mauvaises tendances qui ont donné naissance à la révolte de Koré et préparé sa perte existent encore aujourd’hui. L’orgueil et l’ambition se rencontrent partout. Nourris et caressés, ces deux penchants ouvrent la porte à l’envie et à la recherche des honneurs. Le cœur qui s’y livre s’éloigne imperceptiblement de Dieu et se dirige vers la zone de Satan. Semblables à Koré et à ses acolytes, beaucoup d’hommes, même parmi les soi-disant disciples de Jésus, sont à tel point dévorés par le désir d’occuper de hautes situations qu’ils sont prêts, pour s’assurer des partisans, à sacrifier la vérité, à calomnier les hommes de Dieu, et même à les accuser des mobiles égoïstes et honteux qui les animent. A force de répéter, contre toute évidence, ces fausses accusations, ils finissent par les croire vraies. Et, tout en sapant la confiance accordée aux serviteurs de Dieu, ils finissent par se croire engagés dans une bonne œuvre et à se figurer qu’ils rendent service à Dieu.

Les Hébreux n’aimaient pas se soumettre aux directives et aux restrictions du Seigneur. Tout avertissement, tout frein les contrariait et provoquait leurs murmures contre Moïse. Si Dieu les avait laissés libres d’agir à leur guise, ils auraient eu peu de plaintes à élever contre leurs chefs. Dans toutes les périodes de l’histoire de l’Église, les serviteurs de Dieu ont rencontré le même esprit.

En s’adonnant aux délices du péché, les hommes ouvrent leur cœur à Satan et avancent d’un degré de méchanceté à un autre. A force de rejeter la vérité, l’esprit s’obscurcit. Il repousse la lumière la plus éclatante et finit par s’endurcir dans le mal. Le péché cesse de lui paraître odieux, et il s’y adonne avec toujours plus de facilité. Pour ceux qui en sont là, les fidèles serviteurs de Dieu deviennent des objets de haine. N’étant pas disposés à accepter les souffrances et les sacrifices qu’exige une réforme, toute répréhension, tout appel est exagéré et mal venu. Comme Koré, ils déclarent que ce n’est pas le peuple qui est à blâmer, mais le censeur. Et en endormant leur conscience par cette erreur, les envieux et les mécontents se concertent pour semer la discorde dans l’Église et pour paralyser les efforts de ceux qui cherchent à l’édifier.

Tout progrès réalisé par ceux que Dieu appelle à mener son œuvre à bien excite la suspicion. Chacun de leurs actes est dénaturé par les jaloux et les médisants. Il en a été ainsi au temps de Luther, de Wesley et d’autres réformateurs, et il en est de même aujourd’hui.

 Koré n’aurait pas agi comme il le fit s’il avait su que toutes les directives et les censures communiquées à Israël venaient de Dieu. Mais il aurait pu le savoir. Dieu avait prouvé d’une façon éclatante que c’était lui qui conduisait Israël. Seulement, Koré et ses affiliés rejetèrent la lumière jusqu’au point où les manifestations les plus aveuglantes de la part de Dieu ne purent plus les convaincre et ils les attribuèrent alors à l’influence humaine ou à la puissance satanique. Le lendemain de la disparition de Koré et de ses partisans, le peuple fit la même chose, lorsqu’il se mit à dire: « Vous avez fait mourir le peuple de l’Éternel. » En face d’une preuve incontestable du déplaisir de Dieu, à savoir la destruction des hommes qui les avaient séduits, ils osèrent déclarer que c’était par le pouvoir de Satan que Moïse avait fait mourir ces hommes justes et intègres.

C’est ce qui scella leur destinée. Ils avaient commis le péché contre le Saint-Esprit, péché par lequel le cœur de l’homme s’endurcit définitivement contre l’influence de la grâce divine. « Si quelqu’un parle contre le Fils de l’homme, dira Jésus, il lui sera pardonné; mais si quelqu’un parle contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce monde ni dans le monde à venir(4)Matthieu 12:32. » Quand Jésus prononça cette parole, les Juifs venaient d’attribuer au pouvoir de Béelzébul des actes de miséricorde accomplis par la puissance divine. Or, comme c’est par le moyen du Saint-Esprit que Dieu entre en rapport avec l’homme, ceux qui, de propos délibéré, assignent à cette puissance un caractère satanique coupent la seule voie de communication existant entre le ciel et l’âme humaine.

C’est par l’intermédiaire du Saint-Esprit que Dieu censure le pécheur et le convainc de péché. Il s’ensuit qu’en rejetant formellement l’œuvre de l’Esprit, un homme enlève au Seigneur toute possibilité d’agir en sa faveur. La dernière ressource de la miséricorde divine a été épuisée. Le pécheur s’est séparé de Dieu qui ne possède aucune force en réserve capable de le convaincre et de le convertir. Son péché reste sans remède. « Laisse-le! » (Osée 4:17; Hébreux 10:26, 27) tel est l’ordre de Dieu. « Il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais seulement la terrible attente du jugement, et le feu ardent qui doit dévorer les rebelles. » (Osée 4:17; Hébreux 10:26, 27).

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J'ai trouvé cet article, très intéressant, car il est d'actualité pour l'église d'aujourd'hui. Bien-aimés prenons garde à ne pas avoir un coeur rempli de rebellion contre Dieu et ceux qu'il a lui-même établis comme responsables pour conduire le peuple. Pour rajouter aux références déjà citées voir également Hébreux 4:1; Hébreux 12: 25 à 29.

Le Webmaster.    

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 05:20
Martine Gozlan - Marianne

Depuis des années, des prisonniers juifs sont agressés. Des affaires souvent étouffées.


GIOS/LE PARISIEN/SIPA
GIOS/LE PARISIEN/SIPA


La violence antisémite se déchaîne aussi derrière les murs des prisons. A la centrale pénitentiaire de Liancourt, dans l'Oise, un groupe d'une trentaine de jeunes détenus musulmans s'est acharné en août dernier sur deux détenus juifs pendant la promenade. Le premier, jeté au sol, roué de coups, tabassé, avait déjà été la cible de violences et d'insultes déclenchées par une origine que cet homme pratiquant, membre du mouvement piétiste Loubavitch, ne cachait pas. Le second, arrivé en juillet à Liancourt, a tenté de se porter au secours de son coreligionnaire. Ce fut pire. Les surveillants, dépassés, ont tardé à venir pendant l'accès de rage du groupe de lyncheurs.

La première victime a enfin été transportée à l'hôpital de Créteil. Le second a raconté les faits à son épouse, qui, affolée, a pris contact avec l'administration pénitentiaire, la Licra, le Consistoire dont dépend l'aumônerie israélite des prisons, et le grand rabbin de France, Gilles Bernheim. «Mon mari vit dans la peur, il a 54 ans et les agresseurs, 25 ans, aidez-moi !» conclut sa lettre SOS. L'enquête interne diligentée dans la centrale a conclu qu'il s'agissait d'actes antisémites avérés.

Pour assurer leur protection, les victimes ont été transférées à la mi-septembre à Fleury-Mérogis. Un nouveau transfert est prévu dans une prison «à la population plus mixte», selon les termes d'un proche de l'enquête. La commission disciplinaire devant laquelle sont traduits les agresseurs a fort à faire : il ne s'agit pas de deux ou trois personnes mais de tout un groupe fanatisé qui, selon les témoins, impose sa loi dans la centrale. Cette affaire n'est remontée à la surface qu'en raison de la détermination d'une épouse. En réalité, depuis plusieurs années, dans toutes les prisons, les détenus juifs, par peur des codétenus musulmans, ne mentionnent plus leur appartenance religieuse quand l'administration leur demande leurs souhaits en matière de culte.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 19:31

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 21:00

Pour en finir avec l'image du financier millionnaire, impitoyable et guindé, Mitt Romney ressort désormais régulièrement, lors de ses discours, des anecdotes émouvantes tirées de son passé, jusque-là resté dans l'ombre pendant la campagne présidentielle. (c) Afp

Pour en finir avec l'image du financier millionnaire, impitoyable et guindé, Mitt Romney ressort désormais régulièrement, lors de ses discours, des anecdotes émouvantes tirées de son passé, jusque-là resté dans l'ombre pendant la campagne présidentielle. (c) Afp

WASHINGTON (AFP) - Pour en finir avec l'image du financier millionnaire, impitoyable et guindé, Mitt Romney ressort désormais régulièrement, lors de ses discours, des anecdotes émouvantes tirées de son passé, jusque-là resté dans l'ombre pendant la campagne présidentielle.

Avec force détails, le prétendant républicain à la Maison Blanche et son entourage racontent depuis plusieurs semaines des histoires de "bon Samaritain" datant des années 1980 et 1990, dans un effort évident d'humaniser l'ancien homme d'affaires pour accrocher le vote centriste.

Il y a l'histoire du garçon de 14 ans atteint d'une leucémie auquel Mitt Romney a rendu visite dans sa chambre d'hôpital jusqu'à sa mort.

Les visites de Mitt Romney à une famille de son quartier le jour de Noël après un accident de voitures dans lequel deux des enfants avaient été paralysés. Mitt Romney leur a proposé de payer leurs études.

Et le repas de Thanksgiving livré par Mitt et ses cinq fils à la famille Finlayson, dont une fille, très malade, était alors hospitalisée.

"Je rendais visite à David et nous sommes devenus proches", a ainsi raconté le candidat lundi au milieu d'un discours en Virginie, à propos de David Oparowski, le garçon hospitalisé pour une leucémie. Puis "il m'a recontacté et m'a dit, vous avez étudié le droit (...) Mitt, est-ce que vous voulez bien venir à l'hôpital et écrire mon testament pour moi? Et je lui ai dit: bien sûr". "David ne s'en est pas sorti, mais il n'a pas perdu. David est l'un de mes héros, une des raisons pour lesquelles j'ai confiance en l'avenir de l'Amérique", a conclu le candidat, qui racontait l'histoire pour le troisième jour de suite.

Responsable mormon

L'opération "d'humanisation" s'est accélérée à la convention républicaine de fin août grâce à une brusque intrusion dans l'intimité du couple Romney.

"Je pourrais vous dire pourquoi je suis tombée amoureuse de lui --il était grand, riait beaucoup, un peu nerveux-- les filles aiment ça, ça montre que le garçon est un peu intimidé. Et il était gentil avec mes parents mais vraiment content quand ils n'étaient pas là", a raconté Ann Romney dans son grand discours, devant 22 millions de téléspectateurs.

"Il y a eu un effort consciencieux pour montrer au pays la force de son caractère et quelques histoires qui ont eu un impact sur sa vie, et qui montrent d'où viennent ses valeurs", dit à l'AFP Scott Helman, journaliste et auteur de la biographie de référence de Mitt Romney, "The Real Romney" (en anglais seulement). "Ils ont compris que le risque de ne pas paraître humain était supérieur à celui de parler de membres de sa religion mormone", un temps considérée comme un handicap.

Mitt Romney a été président de l'équivalent d'un diocèse mormon à Boston de 1986 à 1994, un poste bénévole correspondant à celui un évêque, et qui s'ajoutait à ses fonctions de PDG de l'entreprise Bain Capital.

"Il n'y a aucun doute sur le fait que Mitt Romney et sa famille ont aidé beaucoup de gens, ils sont très charitables, ils ont donné de l'argent et de leur temps, ils ont aidé les gens dans le besoin et pas seulement des mormons", raconte Scott Helman.

"Politiquement, il a toujours été mal à l'aise pour parler de tout ça (...) mais il a montré dans le passé et à nouveau aujourd'hui qu'il était prêt à raconter certaines de ces histoires quand il a besoin de montrer aux gens qu'il n'est pas qu'un capitaliste froid qui s'est enrichi en licenciant les gens", résume le biographe.

Son colistier rappelle régulièrement que Mitt Romney donne plusieurs millions de dollars par an à des associations caritatives. Ses fils envoient des courriels intitulés "Apprenez à connaître mon père" et renvoyant vers un long texte d'Ann.

La stratégie, qui s'accompagne d'un recentrage politique sur plusieurs thèmes, permettra-t-elle d'adoucir son image de conservateur anti-avortement, notamment auprès des électrices?

Toujours vainqueur du vote masculin, Mitt Romney a rattrapé un retard de 18 points contre Barack Obama en un mois, selon la dernière enquête de l'institut Pew.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:15

                         Origine et histoire du mormonisme

Joseph ouvrit la porte doucement et fit feu six fois successivement je compris par après que 2 ou 3 furent blessés par ces décharges dont deux, j’en fus informé, moururent » .
(The Gospel Kingdom, page 360 et DHC, vol.7, pages 100-103).

Joseph Smith le fondateur du mormonisme relate sa propre histoire comme suit :

« Je suis né en l’an de grâce 1805, le 23ème jour de décembre, dans l’arrondissement de Sharon, comté de Windsor, Etat du Vermont … mon père, Joseph Smith, père, quitta l’Etat de Vermont lorsque j’étais à peu près dans ma dixième année et alla s’installer à Palmyra, comté d’Ontario (maintenant Wayne), dans l’Etat de New York. Quelque quatre ans après son arrivée à Palmyra, mon père alla s’installer avec sa famille à Manchester, dans ce même comté d’Ontario … à un moment donné, au cours de la deuxième année qui suivit notre installation à Manchester, il y eut, dans l’endroit où nous vivions, une agitation peu commune à propos de la religion. Elle commença chez les méthodistes, mais devint bientôt générale chez toutes les confessions (sectes dans les textes plus anciens) de cette région du pays. En effet, toute la contrée paraissait en être affectée, et de grandes multitudes s’unirent aux différents partis religieux, ce qui ne causa pas peu de remue-ménage et de divisions parmi le peuple, les uns criant : ‘Par ici’, les autres : ‘Par là !’. Les uns tenaient pour les méthodistes, les autres pour les presbytériens, d’autres pour les baptistes … au milieu de cette guerre et de ce tumulte d’opinions, je me disais souvent : Que faut-il faire ? Lequel de tous ces partis a raison ? Ou ont-ils tous tort, autant qu’ils sont ? Si l’un deux a raison, lequel est-ce, et comment le saurai-je ? »
(Perle de Grand Prix, Joseph Smith histoire, chapitre 1, versets 3,5 et 10).

Joseph déclare que ce réveil religieux est intervenu en 1820 alors qu’il avait 14 ans. Après avoir lu Jacques 1 :5, il s’en alla seul dans les bois non loin de chez lui afin de prier. Alors qu’il priait, Smith raconte qu’il fut saisi par une puissance des ténèbres, et qu’une colonne de lumière apparut au-dessus de lui !(ibid., versets 7, 11, 14-16, 22-23). 

Joseph de continuer :         La première vision de Joseph Smith

« Quand la lumière se posa sur moi, je vis deux personnages dont l’éclat et la gloire défient toute description, et qui se tenaient au-dessus de moi dans les airs. L’un d’eux me parla, m’appelant par mon nom, et dit, en me montrant l’autre : Celui-ci est mon fils bien-aimé. Ecoute-le ! Mon but en allant interroger le Seigneur, était de savoir laquelle des confessions (sectes) avait raison, afin de savoir à laquelle je devais me joindre. C’est pourquoi, dès que je fus assez maître de moi pour pouvoir parler, je demandai aux personnages qui se tenaient au-dessus de moi, dans la lumière, laquelle de toutes les confessions (sectes) avait raison (car à l’époque, il ne m’était jamais venu à l’idée qu’elles étaient toutes dans l’erreur), et à laquelle je devais me joindre. Il me répondit de ne me joindre à aucune, car elles étaient toutes dans l’erreur et le personnage qui me parlait dit que tous leurs crédos étaient en abomination à ses yeux, que leurs docteurs étaient tous corrompus »
(ibid., versets 17-19).

Joseph déclare que quelques jours plus tard, il a parlé de sa vision à un pasteur méthodiste participant à ce réveil religieux. Mais le ministre l’a rejetée en disant qu’une telle chose provenait du diable ! (ibid., verset 21).

Alors Smith va préciser :

« Cependant, je m’aperçus bientôt que le fait de raconter mon histoire m’avait beaucoup nui auprès des adeptes des autres confessions et était la cause d’une grande persécution qui allait croissant et quoique je fusse un garçon obscur de 14 à 15 ans à peine, et que ma situation dans la vie fût de nature à faire de moi un garçon sans importance dans le monde, pourtant des hommes haut placés me remarquèrent suffisamment pour exciter contre moi et provoquer une violente persécution et ce fut une chose commune chez toutes les confessions (les sectes) - toutes s’unirent pour me persécuter ».
(ibid., verset 22).

 

A peu près 3 ans et demi après le 21 septembre 1823, Joseph déclare qu’il se trouvait dans sa chambre, priant et implorant Dieu de lui pardonner tous ses péchés et ses folies lorsqu’une lumière brillante apparut à nouveau. C’était l’ange Moroni qui venait lui dire que Dieu avait une œuvre à lui faire accomplir. L’ange révéla également qu’un livre contenant la plénitude de l’Evangile, était écrit sur des plaques d’or par les anciens habitants du continent américain. Accompagnant les plaques, deux pierres contenues dans des arcs d’argent- et ces pierres, fixées à un pectoral, constituaient ce qu’on appelle l’urim et le thummim. L’ange déclara que Dieu les avait préparés afin de traduire le livre. Moroni cita plusieurs versets bibliques et puis il disparut pour réapparaître deux autres fois cette nuit donnant un message similaire chaque fois. (ibid., versets 29-46).

Les quatre années suivantes, le jour même de l’anniversaire de cette visite angélique, Moroni se présenta à Joseph sur la colline de Cumorah où les plaques d’or étaient ensevelies. Le 22 septembre 1827, Joseph prit les plaques et commença à traduire le livre de Mormon avec le don et la puissance de Dieu, en utilisant l’urim et thummim. Martin Harris, un des trois témoins du livre de Mormon déclare qu’il a pris des copies des caractères inscrits sur les plaques et qu’il les a amenées chez le Professeur Anthon de l’Université Columbia ainsi qu’au Professeur Mitchell qui tout deux ont assuré que la traduction était correcte. (ibid., versets 53-65).

Plus tard, en mai 1829, alors qu’Oliver Cowdery écrivait la traduction anglaise que Joseph lui a dictée, ils partirent dans les bois pour prier concernant le baptême en vue de la rémission des péchés. Jean le baptiste leur apparut dans une nuée de lumière et leur ayant imposé les mains, il les ordonna à la prêtrise d’Aaron. Après que Joseph et Oliver se soient baptisés, ils s’ordonnèrent mutuellement à la prêtrise d’Aaron. (ibid., pages 66-75). L’histoire de Joseph Smith dans la Perle de Grand Prix se termine ici mais continue dans l’Histoire documentaire de l’Église (D.H.C). Joseph déclare que Pierre, Jacques et Jean sont apparus également (probablement entre le 15 mai et le 30 juin 1829) afin de leur conférer la prêtrise de Melchisédek qui leur donna la puissance d’imposer les mains en vue du don du Saint-Esprit. Ensuite le 6 avril 1830, Joseph Smith ainsi que cinq autres personnes vont fonder l’Église mormone. (Documentary History of the Church, vol.1, pages 40 et 41 et 75-80). Sous la présidence de Joseph Smith, l’Église débute officiellement dans l’Etat de New York, déménage à Kirtland (Ohio), puis à Independance dans le Missouri pour arriver à Nauvoo qui en 1844 est la deuxième ville de l’Illinois. Joseph fut le maire de Nauvoo et il sera aussi candidat à la présidence des Etats-Unis lorsque des apostats mormons excitèrent l’opinion publique contre lui en publiant le journal « Nauvoo Expositor ». Les autorités de la ville déclarent alors que ce journal est une nuisance et elles vont détruire l’imprimerie. Suite à cela, L’Etat fait arrêter Joseph, mais il est libéré par le tribunal de Nauvoo. Il est de nouveau arrêté, accusé de trahison et d’infraction à la liberté de la presse. Emprisonné à Carthage en Illinois, il est tué par des émeutiers missouriens le 27 juin 1844. Il meurt en compagnie de son frère Hyrum Smith. (ibid., vol.6, pages 268-270, 432-434, 453-574, 612-622). Brigham Young qui était alors le président des douze apôtres fut choisi comme successeur de Joseph et il mena les mormons vers l’ouest dans la vallée du Grand Lac Salé où ils vont s’établir. Depuis 1847, le siège de l’Église Mormone se trouve dans cette ville. Il existe une évidence historique qui détruit le château de cartes mormon et qui contredit les déclarations de Joseph Smith.

L’évidence à l’encontre du récit historique de Joseph Smith

Le dixième président de l’Église Mormone, Joseph Fielding Smith déclarait ce qui suit :

« Le mormonisme, comme on l’appelle, est solidaire de l’histoire de Joseph Smith. Ou bien il était prophète de Dieu, divinement appelé, dûment nommé et autorisé, ou il a été un des plus grands escrocs que ce monde ait jamais vus. Il n’y a pas de moyen terme. Si Joseph Smith était un séducteur, qui a volontairement tenté d’égarer le peuple, il devrait être démasqué, ses prétentions devraient être réfutées et on devrait démontrer la fausseté de ses doctrines, car les doctrines d’un imposteur ne peuvent être harmonisées dans tous les détails avec la vérité divine. Si ses prétentions et ses déclarations ont été édifiées sur la falsification et la tromperie, il apparaîtrait beaucoup d’erreurs et de contradictions qu’il serait facile de détecter ».
(Doctrines du Salut, vol.1, page 187).

Puisque le Président Joseph Fielding Smith écrit que l’histoire de Joseph Smith est tellement importante que le système mormon doit rester debout ou s’écrouler avec elle, il est nécessaire de l’examiner soigneusement. Il déclare également que si les déclarations de Joseph Smith sont construites sur la tromperie, il sera facile de découvrir des erreurs et des contradictions. Ce qui va suivre est un examen des déclarations de Joseph Smith !

Le réveil religieux de 1820 et la première vision de Joseph Smith

L’histoire de Joseph Smith prétend qu’en 1820 il y eut une excitation religieuse à Palmyra, suite à quoi de grandes multitudes de personnes rejoignaient les rangs des diverses églises protestantes. Il déclare lui-même que ce réveil l’amena à demander à Dieu quelle église était dans la vérité. Suite à cela, Dieu le Père et Jésus-Christ lui apparaissent pour lui dire que toutes étaient dans l’erreur. Si un garçon de 14 ans n’ayant aucun témoin d’une apparition, assure que l’Église Mormone est apostate, les membres de l’Église seraient-ils prêts de croire à cette histoire ? Or, les mormons voudraient que tout à chacun dans le monde chrétien et en dehors de celui-ci acceptent l’histoire proposée par Joseph Smith alors qu’il n’existe aucun autre témoin du fait le plus important de l’histoire de monde pour les mormons !Il existe des possibilités remarquables qui permettent de cerner le problème. Ainsi, il mentionne dans ce cadre son âge, son lieu de résidence, la date de la mort de son frère Alvin ainsi qu’une période de grands réveils religieux à l’époque de la première vision en 1820.

Donc bien des évènements historiques sont liés à la première vision de Joseph Smith. Il déclare dans la Perle de Grand Prix : Joseph Smith, histoire, chapitre 1er , versets 3 à 5 que sa famille a déménagé à Palmyra ( NY) alors qu’il avait plus ou moins dix ans. (en 1816 puisqu’il est né le 23 décembre 1805). A peu près quatre années plus tard (1816+4=1820), la famille Smith aménage dans une petite ferme dans l’arrondissement de Manchester. En suite, Joseph déclare que dans la 2ème année de leur déménagement à Manchester (1820+2=1822), il y eut un phénomène inhabituel concernant la religion. En conséquence, la chronologie de Smith indique que le réveil religieux et la première vision ont eu lieu en 1822, alors que l’histoire officielle enseigne que cela s’est passé au printemps de 1820 ! (ibid., verset 22). Puisque Smith déclare que le réveil et la première vision ont eu lieu en 1820 lors de leur deuxième année à Manchester, les auteurs mormons placent le déménagement de Smith en 1818 or, l’Université Brigham Young a microfilmé les listes des taxes routières de l’arrondissement de Palmyra du temps de Joseph Smith ! ( un arrondissement dans le cas qui nous occupe n’a strictement rien à voir avec un arrondissement d’un département français ou d’une province belge). (microfilm 900, bande# 60, Librairie Harold B. Lee, BYU, Provo, Utah ou encore microfilm # 812869, Family History Library, Salt Lake City, Utah). Joseph Smith, père est enregistré comme propriétaire d’un terrain ainsi que 21 autres hommes qui furent requis pour l’entretien des routes du district d’avril 1817 à avril 1822 ; En conséquence, il n’est pas possible qu’un déménagement à Manchester ait eu lieu après avril 1822. Lucy, la mère de J. Smith déclare qu’ils ont contractés un contrat pour l’achat d’un lot de 100 acres de l’agence immobilière Everson à Manchester. (Biographical Sketches of Joseph Smith, page 70,CHC, vol.1, page 31). On a retrouvé les registres d’évaluation des propriétés pour la période des Smith au Centre des archives des registres du Comté d’Ontario à Canandaigua, NY. Ils prouvent que les héritiers de Nicholas Everson possédaient et ont payé les taxes de propriété pour 300 acres de lot #1 en juillet 1820. Mais lors de l’été 1821, 100 acres du lot#1 furent taxés au nom de Joseph Smith, père au taux de 7$ l’acre, soient 700 $. Ils ont payé le même montant en 1822. Mais en 1823, cette évaluation est montée à 1000$, une petite maison fut construite entre les étés 1822 et 1823. Ceci vérifie l’attestation des annales des taxes rentières de Palmyra qui démontre que les Smith ont habité Palmyra jusque avril 1822 au moins. En conséquence, si le réveil est intervenu deux années après le déménagement à Manchester, il a dû avoir lieu en 1824 ou 1825. Pour plus d’informations : « Inventing Mormonism, Michael Marquardt et Wesley Watters, Signature books, Inc., Salt Lake City ».

William le frère de Joseph fut un des douze premiers apôtres de l’église mormone. Il déclare que le Pasteur Lane de confession méthodiste a conduit le réveil en 1822 et 1823 alors que Joseph avait 17 ans. (William Smith On Mormonism, pages 6 et 7, CHC, vol.1, pages 51-53).

William mentionne aussi un autre responsable du réveil, le pasteur presbytérien B. Stockton qui a prêché antérieurement lors des funérailles d’Alvin Smith disant que ce dernier était en enfer. (Deseret News, 20 janvier 1894). Alvin était le frère de Joseph et de William. Suite au sermon, le père de Joseph refusait d’aller à l’église presbytérienne. Si le réveil s’est passé aux environs du décès, ce n’était certainement pas en 1820, car il est mort le 19 novembre 1823 ! (La Perle de Grand Prix, Joseph Smith, histoire, verset 4, édition de 1998). Les annales des églises méthodistes et presbytériennes démontrent que ni le pasteur Stockton ni le pasteur Lane ne furent assignés à Palmyra avant 1824. Lane est arrivé en juillet 1824 et est parti en janvier 1825 suite à des problèmes de santé. Stockton s’est occupé de l’église presbytérienne de Skaneateless, NY jusque le 30 juin 1822. Il était de passage à Palmyra lorsqu’il a présidé les funérailles d’Alvin mais il ne fut pas berger de cette communauté de Palmyra avant le 18 février 1824. En conséquence, le réveil à Palmyra conduit par ces deux pasteurs ne pouvait avoir eu lieu qu’en 1824 et non pas en 1820. Joseph Smith annonce avec grand fracas que dans la région de Palmyra, de grandes multitudes se réunissaient aux divers partis religieux y compris les méthodistes, les presbytériens et les baptistes ! (Perle de Grand Prix, Joseph Smith, histoire 1 :5). Or les annales de ces églises de Palmyra démontrent que les presbytériens ont eu des réveils religieux en 1817, 1824 et 1829. Les baptistes n’ont eu que six nouveaux baptisés en 1820 alors que le circuit méthodiste dans lequel se trouvait Palmyra a perdu 23 membres en 1819, 6 en 1820 et 40 en 1821. Aucun réveil à Palmyra en 1820 et voici le mensonge de Smith totalement dévoilé. Or ces mêmes annales parlent d’un réveil remarquable conduit par Lane et Stockton lors de l’automne 1824 ! En septembre 1825, l’église presbytérienne avait 99 nouveaux membres, les baptistes 94 et le circuit méthodiste 208 ! Le journal « Wayne Sentinel » parle du réveil de 1824-1825, mais ignore superbement un réveil en 1820. Les journaux de cette région ne soufflent mot de la vision de Joseph Smith ni de Joseph Smith comme étant persécuté. Si ces églises se disputent selon Joseph Smith (Perle de Grand Prix, Joseph Smith, histoire 1 :5-6 et 9-10) allaient-elles s’unir la même année pour persécuter un gamin de 14 ans ? (ibid., 1 :22). Etant donné que Smith assure que sa première vision a eu lieu au début du printemps (ibid., 1 :14), après le début du réveil religieux, l’évidence démontre que cela n’aurait pas pu avoir lieu avant le printemps de 1825. Mais Smith déclare également que l’ange Moroni l’a visité le 21 septembre 1823. A la lumière de l’évidence historique, cela serait en fait la première vision de Joseph. Mais les responsables mormons ont enseigné que la première vision de Joseph fut celle de Dieu le Père et de son fils Jésus-Christ. Changer tout cela serait dramatique pour l’église de Salt Lake City ! Selon la saine chronologie des faits historiques, la visite de Moroni devrait alors être repoussée au mois de septembre 1825. Smith déclare que Moroni lui aurait parlé des plaques d’or et l’aurait visité quatre années consécutives avant de lui permettre de disposer des plaques pour commencer la traduction. (Perle de Grand Prix, Joseph Smith, histoire, 1 :29, 53 et 59). Quatre années après septembre 1825 nous amènent à septembre 1829 et Joseph n’a pas pu commencer la traduction. Mais, la première édition du livre de Mormon a comme date des droits d’auteur le mois de juin 1829 ! (Documentary History of the Church, vol.1, page 58 ou encore à la page antérieure de la préface de l’édition de 1830). Si Smith n’avait même pas les plaques d’or avant septembre 1829, comment le livre de Mormon peut-il avoir comme date le 11 juin 1829 pour le copyright ? Tout cela démontre l’embrouille mormone ! Il est prouvé et beaucoup de mormons l’avalisent que rien ne s’est passé en 1820. Aucun réveil, aucune recherche de la volonté de Dieu, aucune vision extraordinaire, voici l’horrible vérité qui ronge le mormonisme de l’intérieur. L’importance de l’histoire de Joseph Smith a été accentuée par Joseph Fielding Smith, le 10ème président et prophète mormon lorsqu’il écrit :

« L’Église est solidaire de Joseph Smith. Le mormonisme, comme on l’appelle, est solidaire de l’histoire de Joseph Smith. Ou bien il était prophète de Dieu, divinement appelé, dûment nommé et autorisé, ou il a été un des plus grands escrocs que ce monde ait jamais vus. Il n’y a pas de moyen terme »
(Doctrines du Salut, n°1, page 187).

En conséquence, les mormons doivent sérieusement considérer toute l’évidence et pas seulement celle revenant dans cette étude, parce que leur destinée éternelle en dépend !

Une expérience anti-biblique

La première vision de Joseph Smith ne tient pas la route bibliquement parlant ! En effet, son expérience d’avoir vu Dieu entre en conflit avec la révélation biblique. La Parole de Dieu enseigne que personne n’a jamais vu Dieu dans sa gloire ! (Jean 1 :18, 1 Jean 4 :12). En Exode 33 :20, Dieu déclare que l’homme ne peut le voir et vivre ! Il est impossible à l’homme de voir Dieu car Il est esprit ! (Jean 4 :24), et un esprit est invisible ! (Colossiens 1 :15 et 1 Timothée 1 :17). Invisible par définition signifie qui ne peut être vu. Paul en 1 Timothée 6 :16 déclare également que nul homme dans la dispensation actuelle ne peut voir Dieu or Smith assure qu’il a vu Dieu dans sa gloire (le Père et le Fils). Qui trompe et ment ?

Les diverses versions de la première vision

La version officielle de la première vision de Joseph Smith fut d’abord publiée dans « Times & Seasons » en 1842, 22 longues années après l’événement. (Improvement Era, juillet 1961, page 490). Brigham Young, le successeur de Joseph Smith à la tête de l’Église ne connaît rien d’une telle expérience chez Joseph Smith. Il existe des versions différentes sur cet épisode qui est quand même capital pour la véracité du mormonisme. En fait, la première vision de Joseph Smith a ouvert la porte à de grosses hérésies au sein de l’église mormone :

  • Dieu le Père et Jésus-Christ sont deux Dieux séparés.
  • Le Père et le Fils ont un corps de chair et d’os.
  • Joseph Smith était un prophète car il a vu le Père et le Fils.

En 1965, Paul R. Cheesman, étudiant diplômé de l’Université mormone Brigham Young a publié un récit de la première vision apparaissant dans le journal personnel de Joseph Smith !

(1832-1834 Diary). Dans cette version, Smith déclare qu’il avait 16 ans lors des faits et il aurait vu Jésus qui lui aurait dit « Joseph mon fils, tes péchés te sont pardonnés ». Rien concernant le Père ! Si ce dernier était vraiment présent, ce serait un crime de lèse-majesté de ne pas le nommer, n’est-il pas vrai ? Smith ne mentionne pas non plus les paroles concernant l’apostasie des églises chrétiennes. Wilford Woodruff, le 4ème président déclare que c’est en 1827 que tout a commencé, un ange de Dieu visitant un jeune homme nommé Joseph Smith. Woodruff ajoute que Smith était confus par les propos sectaires des sectes et il lut Jacques 1 :5 priant Dieu de lui révéler la bonne église et Woodruff précise : « Le Seigneur entendit sa prière et envoya un ange qui l’informa que toutes les sectes étaient dans l’erreur et que le Dieu des cieux était sur le point d’établir son œuvre sur terre ». (Journal of Discourses, vol.13, page 324). Si le Seigneur a donné ce message à Smith en 1820, pourquoi un ange va-t-il lui donner à nouveau en 1827 ?Le « Journal des discours » est en conflit constant avec la version officielle ! (2 :196-197, 6 :29, 10 :127, 12 :334, 13 :65-66, 77-78 et 294, 20 :167, 14 :261-262). Comme nous le savons déjà, le Journal des discours contient des sermons, discours, messages de la Première Présidence ainsi que des douze apôtres de l’église mormone. Il est pour les saints (les mormons) les paroles de Dieu ! (Journal of Discourses, volume 4, préface).

C’est une référence ! (ibid., vol.8, préface). Les mormons ne peuvent en effet rejeter les messages des apôtres et prophètes mormons du 19ème siècle sans affecter la validité des responsables actuels. Les mormons citent souvent le livre biblique d’Amos 3 :7 : « Ainsi le Seigneur, l’Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs, les prophètes ». Or Brigham Young et Wilford Woodruff ont une version de la première vision non conforme à celle présentée aujourd’hui par l’église mormone. Nous pouvons assurer que les mormons ne possèdent pas des guides très sûrs et ceci est apparent lorsque l’on découvre l’imbroglio de doctrines variées et contradictoires dans leur système théologique et ce sur un espace restreint de temps puisque 1820 n’est pas une date bien lointaine. Le dieu ou les dieux mormons sont des dieux de confusion. (1 Corinthiens 14 :33).

Moroni ou Néphi ?

L’histoire de l’ange Moroni a aussi été changée depuis la première édition de la Perle de Grand Prix en 1851. Cette édition déclare que c’est l’ange Néphi qui a révélé les plaques d’or à Smith. ( page 41). D’autres sources mormones vont dans le même sens, citons : Millenial Star, vol.3, pages 53 et 71, Times & Seasons, vol.3, pages 749 et 753. D’ailleurs à la page 710 de ce dernier volume, Joseph Smith assure ceci : »Je suis le seul responsable pour lui (Times & Seasons) ». La propre mère de Joseph (Lucy) déclare elle aussi que l’ange de la première vision était Néphi ! (Biographical Sketches, page 79). Peu de mormons de nos jours sont au courant de tous ces changements afin de dissimuler la vérité sur la genèse de leur église. Les mormons croient que le livre de Mormon doit venir de Dieu car c’est un ange qui l’aurait révélé à Joseph Smith. La Bible nous met en garde ! Satan lui-même peut se transformer en ange de lumière ! (2 Corinthiens 11 :14, Galates 1 :8). L’ange Moroni ou l’ange Néphi prêchaient-ils le même Evangile que celui prêché par Paul ? Si ces anges prêchaient le même message, nous le connaissons grâce à Paul et ces deux anges sont superflus et si cet évangile de Paul n’est pas le même que celui présenté par les deux anges, c’est alors une diversion diabolique !

Inconsistance quant à son appartenance religieuse !

Dans la version officielle de la première vision, Smith pose une question :

« Lequel de tous ces partis a raison ? Ou ont-ils tous tort, autant qu’ils sont ? » (Joseph Smith, Perle de Grand Prix, Joseph Smith, histoire, 1 :10). Au verset 18, il précise : « Car à l’époque, il ne m’était jamais venu à l’idée qu’elles étaient toutes dans l’erreur ». En réponse à sa question aux versets 19 et 20, il lui est dit de ne rejoindre aucune de ces églises car elles sont toutes dans l’erreur … Il me défendit de nouveau de me joindre à aucune d’elles … ». Or Fayette Lepham assure qu’en 1830, le père de Joseph Smith lui avait dit que son fils Joseph avait rejoint une église baptiste !
(Historical Magazine, vol.8, n° 5, mai 1870, pages 305-306).

La Perle de Grand Prix, Joseph Smith, histoire 1 :7 révèle que la mère de Joseph, sa sœur Sophronia ainsi qu’Hyrum et Samuel ont rejoint l’église presbytérienne et ils sont restés membres de celle-ci jusque septembre 1828. (Session Records, vol.2, Western Presbyterian Church of Palmyra, NY). On a aussi découvert qu’en 1822, le prophète mormon s’était senti attiré par la doctrine de Wesley, le fondateur du méthodisme. Il a conduit certaines introductions de réunions dans cette dénomination !
(History of the Pioner Settlement of Phelps and Gorham’s Purchase, 1851, page 214).

En 1828, Joseph et son épouse Emma vont demander leur affiliation à l’église méthodiste d’Harmony en Pennsylvanie :

« Les cousins d’Emma Smith, Joseph et Heil Lewis, étaient membres de l’église méthodiste que Joseph tenta de rejoindre à Harmony en Pennsylvanie. Ils précisent : Joseph s’est présenté d’une manière très sérieuse et humble et le pasteur ne suspectant pas le mal, écrivit son nom dans le livre de classe en l’absence de quelques membres officiels ».
(The Amboy Journal, 30 avril 1879).

Plus tard, Joseph Lewis va déclarer ce qui suit :

« Un samedi, j’ai entendu en compagnie de Joshua McKune, un pasteur local et ce en 1828 , que Joe Smith tenta de rejoindre l’église un mercredi après-midi (comme c’était la coutume en ces jours-là d’avoir la prédication du circuit dans la demeure de mon père). Nous avons pensé que c’était une disgrâce pour l’église d’avoir chez elle un nécromancien déclaré, un marchand d’enchantements et d’esprits … donc le dimanche, nous sommes allés chez mon père, l’endroit de la réunion pour ce jour afin de voir Smith et de lui parler un moment dans le magasin de mon père, avant la réunion. Lui dire que ses occupations, ses habitudes et son caractère moral étaient en désaccord avec la discipline et que son nom serait une disgrâce pour l’église et qu’il devait y avoir de sa part une rétractation, une confession et pour finir une demande de pardon- qu’il puisse en ce jour et publiquement demander que son nom soit rayé du registre de la classe ou attendre l’enquête. Il a choisi la première et il a le même jour demandé pour que son nom soit rayé du registre ».
(The Amboy Journal, 11 juin 1879).

Le beau-frère de Joseph Smith, Michael Morse, déclare que le nom de Smith est resté dans le registre près de six mois ! (Ibid., 21 mai 1879). Pourquoi J. Smith voulait-il renouer avec l’église méthodiste en 1828 si Jésus lui aurait demander de ne rejoindre aucune église et ce en 1820 ?

Le procès de 1826

Le 20 mars 1826, Joseph Smith fut jugé devant le tribunal de Bainbridge pour avoir trompé des personnes trop crédules, en faisant croire qu’il pouvait découvrir des trésors cachés avec une certaine pierre de voyant. Le juge Albert Neely le condamna pour imposture. Le document prouvant le délit et la comparution de J. Smith a été découvert en juillet 1971 dans le sous-sol de la prison de Norwich (NY). Un siècle auparavant, le journal « Frazer’s Magazine de février 1873, vol.7, pages 229-230 » relatait déjà ce fait. Jusque ces dernières années, l’Église Mormone mettait en doute cette comparution de J. Smith devant la justice !

« Si un tel rapport pouvait être identifié et prouvé, alors il s’en suivrait que ses partisans devraient renier sa guidance divine qui les conduisit à le suivre … comment aurait-il pu être un prophète de Dieu, responsable de l’Église restaurée pour ces dizaines de milliers de personnes s’il avait été ce fraudeur superstitieux que les pages d’un livre ont déclaré qu’il a confessé être ? » (Francis Kirkham, A New Witness For Christ in America, vol.1, pages 486-487).

A la page 386, Kirkham déclare qu’un tel récit n’a jamais existé ! Maintenant le document a été découvert et il prouve que Smith n’était pas un prophète de Dieu.

La mort de Joseph Smith

Peu de temps avant sa mort tragique, Joseph Smith vivait à Nauvoo dans l’Illinois. Il enseignait que les saints devaient être rassemblés dans un endroit précis !
(Doctrine & Alliances, 29 :7-8).

Nauvoo était une ville mormone et Joseph la dirigeait d’une main de fer. C’est à Nauvoo que Smith va commencer à prêcher la polygamie dans le cercle restreint de ses collaborateurs. Certains mormons s’y opposent farouchement et ils vont lancer un journal appelé le « Nauvoo Expositor » et ce, le 7 juin 1844. Ils y dénoncent Smith et sa doctrine. Fâché, le prophète mormon secondé par le Conseil municipal va faire détruire la presse du journal ( qui ne paraîtra qu’une seule fois).
(Documentary History of the Church, vol.6, pages 448 à 454).

Les mécontents déposèrent une plainte dans le Comté de Hancock, stipulant que la liberté de la presse a été bafouée par Joseph Smith. Il est arrêté, jugé à Nauvoo et rapidement libéré. L’opposition était outrée. L’Etat de l’Illinois le fit de nouveau arrêter et emprisonner à Carthage. C’est dans cette petite prison de Carthage qu’il fut tué par des émeutiers venus du Missouri. C’était le 27 juin 1844.

Les mormons appellent souvent Joseph Smith le prophète martyr et ils assimilent sa mort à celle de Jésus-Christ. Peu de temps avant ce tragique événement, Smith aurait dit :

« Je vais comme un agneau à l’abattoir, mais je suis calme comme un matin d’été »
(Doctrine & Alliances 135 :4).

Jésus est mort sans combattre ! (Luc 23 :24, 1 Pierre 2 :23) mais est-ce le cas de Joseph Smith ? Quelle fut la réaction de Joseph Smith ?

« Joseph sauta sur sa veste afin de prendre son six-coups, Hyrum son pistolet à simple barillet, … tous sautèrent contre la porte, les balles sifflaient dans la cage d’escalier et à un certain moment une balle traversa la porte … Hyrum recula en face de la porte et il déchargea son pistolet quand une balle le frappa sur le côté gauche du nez et il tomba le dos au plancher en disant : ‘je suis mort … Joseph arriva au revêtement de la porte et déchargea son six-coups dans le passage … » (Documentary History of the Church, pages 617 et 618).

L’introduction du 6ème volume de DHC précise à la page 41 :

« Le prophète se détourna du corps prostré de son frère assassiné afin de faire face aux revolvers crachant la mort et bravement fit face au feu de ses assaillants, abattant son homme à chaque coup, forçant John Hay (ancien secrétaire d’état) qui n’accordait aucune qualité de vertu au prophète, de confesser qu’il avait fait un beau combat dans la prison ».

John Taylor, qui était en prison avec les deux Smith et qui devint plus tard le 3ème président de l’église mormone déclara :

« Joseph ouvrit la porte doucement et fit feu six fois successivement … je compris par après que 2 ou 3 furent blessés par ces décharges dont deux, j’en fus informé moururent » .
(The Gospel Kingdom, page 360 et DHC, vol.7, pages 100-103).

Nous n’approuvons pas du tout l’action des gangsters du Missouri, elle était odieuse. Mais nous ne pouvons pas dire non plus que Joseph soit parti au sacrifice comme un agneau à l’abattoir !

 

Christian Piette

 

 

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