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  • : SIGNES ET PROMESSES
  •           SIGNES ET PROMESSES
  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog.
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:08

  Rue89                                              Hélène Crié-Wiesner                                                                                                                                              

  

      Extrait du film « L’Evadé d’Alcatraz » (Capture)

 

On a beau être farouchement athée, tenir la religion pour naïve voire dangereuse, il y a des situations qui obligent à tempérer les jugements à l’emporte-pièce.

En Louisiane, la prison de haute sécurité d’Angola accueille 6 300 détenus, dont les trois-quarts purgent des condamnations à perpétuité, ou du moins si longues que cela revient au même (genre 45 ou 75 ans). Le pénitencier possède un quartier spécial pour ses vieillards.

Jusque dans les années 90, l’établissement était l’un des plus violents et dangereux des Etats-Unis, tant pour le personnel que pour les prisonniers. Depuis qu’en 1995 y a été introduit un cycle universitaire d’études théologiques, suivi par plusieurs centaines de détenus, l’ambiance générale a changé du tout au tout.

Un détenu prêche la joie à des meurtriers et des violeurs

Je vais entrer plus loin dans les détails stupéfiants de cette expérience décidément très américaine. Ils figurent dans un reportage récent du New York Times, qui s’ouvre sur la figure de Daryl Walters, 45 ans, condamné pour meurtre il y a vingt ans, aujourd’hui pasteur assistant dans sa prison :

« Ce soir, Daryl prêche le Gospel à 200 codétenus dans une des églises de son pénitencier, il parle de salut et de joie à des meurtriers, des violeurs et des voleurs, qui balancent leurs bras face au chœur chrétien de musique sacrée constitué de prisonniers. »

J’explique d’abord pourquoi j’ai choisi ce sujet susceptible de faire ricaner plus d’un lecteur :

  • cet article du NYT fait écho au témoignage du curé des Baumettes publié il y a quelques jours sur Rue89, qui racontait son action dans une prison française ;
  • avant d’être journaliste, j’étais éducatrice dans l’administration pénitentiaire (maintenant on dit « conseiller d’insertion »). Dans les prisons où j’ai travaillé, j’ai eu affaire aussi bien à des nonnes épouvantables qu’à des aumôniers fantastiques et, toujours, la religion m’est apparue comme un aspect significatif de la vie carcérale ;
  • pour Libération, en 2009 et 2010, je suis allée plusieurs fois dans le couloir de la mort du Texas discuter avec un prisonnier que la foi empêche de devenir fou et avec des militants abolitionnistes portés par un inébranlable credo chrétien ;
  • plus généralement, l’Amérique est tellement imbibée de religion – au moins autant que le Moyen-Orient – qu’on ne peut pas se contenter de mépriser, ou même poser un regard amusé, sur des initiatives comme celle-là, qui ont un impact indéniable sur la vie de milliers de personnes.

Le cinéma raconte bien la violence des prisons américaines

Revenons-en au pénitencier d’Angola, en Louisiane, dont la capacité d’accueil est à comparer à celle du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne), pourtant le plus grand d’Europe avec une capacité de 2 800 places, mais 3 900 détenus incarcérés. Je rappelle qu’ils sont 6 300 à Angola.

Angola n’est pas la plus grande prison des Etats-Unis, loin de là. Les complexes de Rikers Island, à New York, et Huntsville, au Texas, tournent entre 12 000 et 17 000 prisonniers. Inutile de s’étendre sur la violence qui peut régner dans de pareilles cités closes, le cinéma et les séries télé racontent tout ça très bien.

                             
                         

 

Voici quelques extraits de l’article du NYT, dans une traduction que j’espère correcte :

« Daryl Walters est diplômé d’un programme d’enseignement des plus intrigants : le collège Southern Baptist Bible, situé à l’intérieur de l’immense établissement pénitentiaire, offre un cursus rigoureux en quatre ans comportant notamment des cours de grec et d’hébreu, ainsi que des techniques pastorales “parallèles” pouvant être utilisées dans les dortoirs et les réfectoires.

Le programme a généré jusqu’à présent 241 diplômés, presque tous des condamnés à perpétuité qui vivent et travaillent parmi leurs codétenus. Des douzaines de ces diplômés ont été transférés dans d’autres prisons du pays pour y servir comme prêcheurs et conseillers.

La religion pour éviter la rage et le désespoir

Burl Cain, qui dirige la prison depuis 1995, assure que l’impact du programme va bien au delà du simple prosélytisme religieux auprès des détenus. La prison est devenue plus calme. [...]

M. Cain a utilisé la religion et le conseil de détenu à détenu – méthode adossée à une discipline stricte – pour promouvoir ce qu’il appelle “la réhabilitation morale” des individus, et un sens de la communauté parmi des hommes qui pourraient facilement se laisser consumer par la rage et le désespoir.

“Le plus grand ennemi ici est le manque d’espoir”, dit M. Cain, qui a tenté, sans succès, d’arracher à l’Etat davantage de libérations conditionnelles. “Mais si vous croyez en un être suprême, vous réalisez qu’à votre mort, vous serez libre.” »

Trouver la paix quand on est encore vivant

Mouais ! Après tout, si ce genre d’espoir peut apporter la paix du vivant des enfermés, pourquoi pas ? Le fait est que la méthode fonctionne pour certains, je l’ai constaté avec Roger McGowen qui moisissait depuis 23 ans dans les 6 m2 de son couloir de la mort texan.

L’enseignement biblique a démarré à Angola en 1995 à l’initiative du directeur Cain, lorsque celui-ci est arrivé dans un contexte de sévères coupes budgétaires dans les programmes scolaires de la prison. L’église baptiste de la Nouvelle-Orléans a proposé de prendre en charge ce programme, lequel, à la longue, a profondément modifié la vie de toute la prison.

« Parmi les diplômés, il y a eu quinze musulmans qui ont suivi les mêmes cours basés sur la bible, et qui font office d’aumôniers auprès des 250 prisonniers de leur religion.

Quelques 2 500 détenus au total fréquentent avec assiduité les différents offices religieux offerts dans la prison, la plupart protestants ou catholiques, mais aussi musulmans, juifs et mormons. La population carcérale est noire à 75%, avec un petit nombre de Latinos. »

Conforme à la constitution américaine ?

Le succès d’Angola est si probant que le Texas vient de lancer une expérience analogue avec le Southern Baptist Seminary auprès de détenus condamnés à au moins dix ans. Et d’autres collèges bibliques carcéraux sont en préparation dans plusieurs autres Etats.

Le NYT signale que l’Union américaine pour les libertés civiques s’est penchée sur le cas d’Angola, se demandant si l’Etat ou l’église n’enfreignaient pas la constitution en utilisant de l’argent public ou la coercition pour promouvoir une religion particulière.

Apparemment non : tout est légal dans la mesure où ce sont des fonds privés qui financent le programme, lequel fonctionne sur la base du volontariat, et accepte les non-chrétiens.

Et si les détenus avaient de quoi s’occuper autrement ?

Le NYT a posé à des spécialistes une question qui me semblait évidente depuis le début : est-ce vraiment la religion qui pacifie les prisons ? J’ai été soulagée de lire la réponse d’une professeure d’étude religieuse :

« Pas forcément. Les prisons aiment la religion parce qu’elle occupe les gens. Quand en plus le programme d’enseignement est financé par le privé, c’est très attractif. »

Toujours est-il que la violence a spectaculairement chuté à Angola en deux décennies. En 1990, la prison avait recensé 280 attaques de détenus envers le personnel, et 1 107 entre eux. En 2012, les chiffres étaient tombés à 55 et 316.

Si les détenus bénéficiaient à la place d’une solide formation intellectuelle ou professionnelle, avaient la possibilité de s’occuper à des activités utiles et passionnantes, le niveau de violence dans la prison chuterait-il dans les mêmes proportions ?

Des tas d’expériences depuis les années 70

Peut-être. Bien des expériences novatrices ont été menées en milieu carcéral depuis les années 70. C’est d’ailleurs pour participer à ce mouvement que j’avais choisi autrefois de travailler en prison, avant de me décourager face à l’absence de moyens et de volonté politique.

Mais peut-être pas. Quelle activité autre que la pratique religieuse peut envahir l’esprit en continu et induire des comportements collectifs ou individuels durables ?

Dans un espace aussi clos et confiné qu’une prison, quand il s’agit pour les détenus de supporter au mieux un enfermement à perpétuité, et pour l’administration de faire baisser les tensions, la religion n’est peut-être pas une mauvaise solution.

 

Aller plus loin

 

                                         ______________________
"la religion n’est peut-être pas une mauvaise solution."
Réponse : Dieu sauve encore aujourd'hui, et merci pour ce qu'il fait dans les prisons.
La vraie religion n'est ni à base de règles, ni à base de rituels. La vraie religion consiste en une relation personnelle avec Dieu. Deux choses que toutes les religions tiennent pour vraies sont le fait que l’humanité est séparée de Dieu d'une façon ou d’une autre, et doit être réconciliée avec Lui. La fausse religion cherche à résoudre ce problème en observant des règles et des rituels. La vraie religion résout le problème en reconnaissant que Dieu seul pouvait rectifier la séparation et c'est ce qu'Il a fait aussi. La vraie religion reconnaît la chose suivante :

• Nous avons tous péché et sommes donc séparés de Dieu (Romains 3:23).

• Si non rectifiée, la juste peine qu'exige  péché est la mort et la séparation éternelle d’avec Dieu après la mort (Romains 6:23).

• Dieu est venu dans la Personne de Jésus-Christ et est mort à notre place, prenant la punition que nous méritions. Il est aussi ressuscité pour démontrer que Sa mort était un sacrifice suffisant (Romains 5:8; 1 Corinthiens 15:3-4; 2 Corinthiens 5:21).

• Si nous recevons Jésus comme Sauveur, ayant confiance en Sa mort comme le plein paiement pour nos péchés, nous sommes pardonnés, sauvés, rachetés, réconciliés et justifiés devant Dieu (Jean 3:16; Romains 10:9-10; Éphésiens 2:8-9).

La vraie religion a réellement des règles et des rituels, mais il y a une différence cruciale. Dans la vraie religion, les règles et les rituels sont observés en raison de notre gratitude pour Dieu, pour le salut qu'Il nous a acquis - PAS dans un effort en vue d'obtenir le salut. La vraie religion, qui est le christianisme biblique, a des règles à suivre (ne pas commettre de meurtre, ne pas commettre d'adultère, ne pas mentir, etc.) et des rituels à observer (le Baptême d'eau par immersion et le Repas du Seigneur ou la Communion). L'observation de ces règles et rituels n'est pas ce qui fait une personne juste devant Dieu. Ces règles et rituels sont plutôt le RÉSULTAT d'être en relation avec Dieu, par sa grâce et par la foi en Jésus-Christ seul comme Sauveur. La fausse religion fait des œuvres, a des règles et des rituels) pour tenter de gagner la faveur de Dieu. La vraie religion reçoit Jésus-Christ comme Sauveur et a ainsi un rapport juste avec Dieu –
et fait ensuite des œuvres (des règles et des rituels) en raison de l'amour pour Dieu et du désir de croître en s'approchant toujours plus près de Lui. 
 Le blogueur
                                                      _________________________
                                                  
 
    
 
         
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Published by Aquilas - dans Actualité
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