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  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog. Aquilas
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reftagger

 

22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:30

 

A Bruxelles, les églises ethniques affiliées au courant pentecôtiste, influent considérablement sur les comportements sexuels de leurs fidèles. En plein cœur d’une Europe perçue comme «décadente», ces communautés cherchent à se démarquer du «monde», et à forger leur «différence» par un discours catégorique dans le registre de la sexualité.

 En effet, les prédications ne manquent pas d’épingler la prostitution partiellement légale, le manque de «pudeur» dans l’espace public, la légalité du mariage entre personnes de même sexe, la pornographie accessible aux jeunes, les campagnes de prévention des MST dans les écoles… sans oublier leur désir manifeste d’un retour à la chasteté et à la pureté.

Maïté Maskens, Docteur en anthropologie à l’Université Libre de Bruxelles, a fréquenté quatre églises entre 2006 et 2010, afin de comprendre et d’analyser «les ressorts argumentaires de la voix pastorale et du registre du religieux officiel en matière de sexualité». Elle s’est intéressée particulièrement à trois églises dont le pastorat est d’origine congolaise et à une église «latino-américaine». Des assemblées qui varient d’une trentaine de fidèles pour la plus petite d’entre-elles, à quelques milliers pour l’église la plus importante. 

Résumé d’étude et commentaire, par Paul OHLOTT.

 Les jeunes filles, «capital pureté» de ces églises

Pour Maïté Maskens, il apparaît clairement que «les modèles de sociabilité qui dictent les rapports de genre dans ces espaces spécifiques découlent de la volonté de revenir à une pratique sexuelle caractérisée par la pureté et l’ordre divin. Les pasteurs encouragent les fidèles à actualiser au quotidien l’impératif de rupture propre à la logique de la conversion en incarnant un idéal de pureté, montrant ainsi au reste du monde qu’ils sont différents». Au programme : chasteté avant le mariage et respect des interdits de fornication et de divorce. Un programme qui trouve sa source dans la Bible et que les pasteurs ne cessent d’actualiser afin de le rendre «signifiant aux auditeurs contemporains».

Auteur d’une analyse qu’elle vient tout juste de publier et portant sur le «traitement de la virginité chez les migrants pentecôtistes à Bruxelles», Maïté Maskens s’est notamment focalisée sur «l’injonction à la chasteté préconjugale». Selon son constat : «les jeunes filles de l’assemblée constituent le capital de pureté de nombreuses églises et sont donc la cible privilégiée des prédications dominicales selon une logique qui associe féminité et tentation coupable (…) La chasteté attendue des jeunes filles célibataires de l’assemblée alimente un idéal de distinction : ‘’nous sommes du monde mais pas de ce monde’’». Plus encore, elle affirme que «dans ces espaces religieux, la sexualité est un enjeu crucial. (…)Se présentant comme les derniers garants de la bonne moralité, ces fidèles migrants se doivent de ne pas ressembler aux autochtones, dont les pasteurs dénoncent la permissivité». Les récits de conversion de nombreuses femmes «font le lien entre leur appartenance pentecôtiste et leur vie amoureuse», tout en proclamant que leur foi leur offre une «nouvelle grille d’interprétation concernant [leurs] échecs conjugaux (rupture, divorce, abandon du mari, maltraitance, ou infidélité)».

Maïté Maskens en est persuadée : «La conversion pentecôtiste, n’est pas sans incidence sur leur biographie sexuelle qui devient alors l’objet d’un travail de réécriture». Et les hommes sont également concernés. Leurs partages font mention de leurs difficultés à «mener à bien un mariage chrétien, à répondre aux impératifs de la chasteté et de la fidélité», ou encore «à désigner des pratiques sexuelles non-conformes, ayant cours dans le reste de la société».

Une vision «bipartite» de la sexualité

Pour ces églises pentecôtistes, il existe «une bonne et une mauvaise sexualité. Dans son versant positif, les relations sexuelles sont décrites comme un don de dieu. (…) Il est même vivement recommandé aux couples mariés de profiter pleinement de leur sexualité et de se satisfaire mutuellement», écrit-elle avant de relater néanmoins que cette réciprocité serait «à l’avantage des hommes», soulignant le fait qu’il «est répété aux femmes qu’elles doivent satisfaire sexuellement leurs maris (remplissant ainsi leur devoir conjugal)». En outre, à en croire son compte-rendu, «l’insatiabilité sexuelle des femmes [serait] associée à une emprise diabolique». Quoi qu’il en soit, et conformément au message biblique, «les relations sexuelles ne sont décrites en des termes élogieux que si elles se réalisent dans le cadre du mariage chrétien».

Conclusion de Maïté MASKENS

«L’analyse du traitement de la virginité chez les migrants pentecôtistes à Bruxelles donne à voir plusieurs lignes de partage et de répartition du pouvoir. L’examen du pouvoir pastoral montre comment se transmet la norme de «pureté» sexuelle aux fidèles de l’assemblée.

(…) Le projet de société proposé par ces groupes religieux est celui d’un retour à une vie de sanctification, comparable à celle qui est attribuée aux premiers Chrétiens. Les discours mobilisent un passé idéalisé pour appréhender le présent. Les évolutions contemporaines de la sexualité occidentale sont perçues comme le résultat de la progressive décadence morale des sociétés européennes. Selon les dires de certains acteurs religieux, la publicité met des femmes à demi nues en pâture à tous les coins de rue, les jeunes s’embrassent dans la rue sans pudeur, les personnes de même sexe peuvent se marier, la pornographie est vendue en toute légalité dans certains commerces et des prostituées posent dans des vitrines alors qu’eux-mêmes, en tant qu’«enfants de Dieu», n’ont pas toujours le droit de prêcher la «bonne parole» dans l’espace public. Face à cette différence de traitement que de nombreux fidèles perçoivent comme une injustice criante, ils dénoncent le «Dieu du sexe» et cette décadence à laquelle il faudrait résister. L’affiliation religieuse joue ici comme marqueur de différenciation et participe de la construction de l’altérité. Les interlocuteurs se présentent donc, bien souvent, comme les ultimes détenteurs de la moralité.

(…) L’idée de distinction du «peuple de Dieu» par des pratiques sexuelles exemplaires est centrale dans les prédications pastorales : les fidèles doivent montrer au reste du monde qu’ils sont différents. (…) Ainsi, l’enjeu sexuel se retrouve au cœur du traçage de frontières réelles ou imaginaires qui séparent le «peuple de Dieu» du reste du monde. (…) Enfin, les «enfants de Dieu», qu’ils soient hommes ou femmes, ont la possibilité de recouvrir leur «pureté» en se lançant dans une mise en scène collectivement partagée autour d’une union future au sein de l’assemblée. Ces différentes manières d’habiter la norme montre combien, dans ce domaine, outre les contraintes qui reposent de manière différenciée sur les uns et les autres, la créativité et l’inventivité pentecôtistes sont des ressorts dynamiques de l’appropriation du religieux contemporain».

commentaire du journaliste Paul OHLOTT

L’originalité de la thématique retenue par Maïté Maskens, et son inscription dans un cadre restrictif, engendrent tout naturellement une focalisation, qui donne une impression «d’obsession». Certes, les églises évangéliques, et a fortiori, les églises ethniques affiliées au courant pentecôtiste, se distinguent considérablement de leurs parents luthéro-réformés, par la manifestation d’un certain «rigorisme moral». Cependant, en dehors de quelques exceptions qui viennent confirmer la règle (serait-ce le cas de ces communautés ethniques bruxelloises ?), il me semble quelque peu aventurier de parler «d’enjeu crucial» en matière de sexualité, au point que celui-ci viendrait forger l’identité même de ces églises. Dans son appel à la sanctification, le Pentecôtisme, qu’il soit ou non vécu sous la bannière de l’ethnicité, ne se concentre pas uniquement sur le thème de la sexualité. Fort heureusement ! «Les péchés de la chair», tels qu’évoqués par l’Apôtre Paul dans ses Epîtres et actualisés par cette nouvelle génération de pasteurs, ne se limitent pas à ce seul registre, loin de là… En outre, de nombreuses autres thématiques (l’intercession, le combat spirituel, le baptême du Saint-Esprit, les bénédictions divines, la délivrance, la réussite selon Dieu, la guérison physique et intérieure, l’évangélisation…etc.) sont à l’honneur dans ces assemblées, au point même de prédominer bien souvent sur le sujet de la sexualité.

Cependant, je rejoins pleinement Maïté Maskens dans le fait que l’un des principaux marqueurs différentiels de ces églises, vis-à-vis de la société sécularisée, soit bel et bien la sexualité, car les prédications «dans l’air du temps» font forcément écho aux particularismes de notre monde contemporain. La sexualité étant une préoccupation majeure de notre 21ème siècle, tant en terme de quête du plaisir que de revendications identitaires, au point où l’hypersexualité est l’une des caractéristiques de notre hypermodernité, l’Eglise se désolidarise par réaction, à cette mutation post-soixante-huitarde.  En réalité, si un non-initié est interpellé par les prédications dominicales d’une église, cela s’explique généralement, non du fait que la dite-communauté ait érigé son discours sur la sexualité comme fondement de son caractère identitaire, mais davantage par le fait qu’en entrant dans cet espace «protégé», religieux en l’occurrence, il perçoit très rapidement que le contexte sociétal l’a abreuvé de sexualité, et que dans ce lieu où l’on recherche la présence de Dieu, il en est tout autrement. De la même manière, lorsqu’un non-initié choisit de se «convertir», il est tout à fait logique que son témoignage soit empreint de changements dans le domaine sexuel, du fait de toutes les conséquences liées à l’hypersexualisation de notre monde moderne, auxquelles il a obligatoirement été confronté. Si ces églises parlent régulièrement de sexualité, ce n’est donc pas tant le reflet de leur personnalité, qu’une réaction jugée nécessaire face aux évolutions contemporaines de la sexualité occidentale. Pour s’en convaincre, il suffit de constater, à titre d’exemple, que ce sont les lobbys LGBT qui ont «contraints» l’Eglise à aborder le sujet, à en parler régulièrement et à se positionner, alors que ce phénomène marginal du temps des premiers disciples de Jésus, n’est que très brièvement évoqué dans la Bible. Il s’agit donc clairement d’une réaction à une évolution de notre société, et non d’une caractéristique identitaire. C’est parce que notre société expose ostensiblement et impose sa libération sexuelle, que l’Eglise parle ouvertement et de plus en plus fréquemment de sexualité… mais en réalité, sa mission dépasse largement les bases morales qu’elle se voit contrainte de rappeler à la nouvelle génération, en mal de Père et de repères.

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>>> Le protestantisme évangélique en Belgique : une progression «spectaculaire»

Analyse de Maïté Maskens

«Dans le contexte belge, c’est d’abord le catholicisme qui occupe le devant de la scène religieuse, le protestantisme apparaissant comme une religion largement minoritaire même s’il est reconnu depuis plusieurs siècles. Le culte protestant fut définitivement reconnu en 1802, grâce à la loi des articles organiques des cultes protestants (18 germinal An 10, 8 avril 1802). L’État belge reconnaît le synode formé par l’union des différentes communautés protestantes en 1839. Plus d’un siècle plus tard, en 1978, le synode de l’Église protestante unie de Belgique (EPUB) regroupe une centaine de communautés protestantes qui constituent environ la moitié des protestants de Belgique. En 1994, les autorités de l’Église protestante unie de Belgique comptent 35 000 à 40 000 «sympathisants», regroupés dans plus de 100 paroisses en Belgique. Ils constituent donc à cette époque 0,5 % de l’ensemble de la population belge.

L’autre moitié des protestants belges est composée des protestants évangéliques qui ont fait leur apparition en Belgique durant l’entre-deux-guerres. Il s’agit d’organisations d’origine américaine : la Mission évangélique belge, la Mission méthodiste et les Assemblées de Pentecôte qui se sont fédérées par la suite en Assemblées de Dieu de Belgique (CRISP, 1994). Ce protestantisme importé n’a cessé de rallier de plus en plus de fidèles. Depuis une trentaine d’années, des Églises pentecôtistes portées par des communautés migrantes ou issues de mouvements migratoires ont fait leur apparition dans la capitale européenne. Elles connaissent aujourd’hui un essor non négligeable sur la scène religieuse belge. Leur implantation et leur succès grandissants vont de pair avec l’intensification des flux migratoires de ces trois dernières décennies en provenance d’Afrique sub-saharienne et d’Amérique latine. En 1994, on estimait à 45 000 le nombre de fidèles s’inscrivant dans la mouvance évangélique.

Aujourd’hui, ce chiffre a connu une progression importante, que Luc Nefontaine qualifie de «spectaculaire» (2004), puisqu’une récente estimation de Karel Dobbelaere et Liliane Voyé (2000) donne, pour l’ensemble de la Belgique, le nombre de 100 000 fidèles pour les Églises évangéliques. La proportion de fidèles évangéliques aurait donc plus que doublé en moins de dix ans, à comparer aux sympathisants de l’EPUB estimés à 60 000. Le protestantisme évangélique est devenu quantitativement plus important que le protestantisme «établi» (Willaime, 2004). (…) Enfin, le caractère volontariste et militant de ces groupements religieux concoure à intensifier leur poids sur la scène religieuse belge».

Source : https://actualitechretienne

 

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