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  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog.
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:55

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

Vaincre la chair est le problème principal du Chrétien. La chair doit être démasquée et mise hors d’état de nuire, pour que nous puissions marcher par l’esprit. Nous étudierons dans cet article un aspect très important de la chair, celui de « l’estime de soi, » objet des soins attentifs de tous les psychologues, notamment des psychologues chrétiens. La chair veut nous faire tomber dans le piège de « l’estime de soi » pour mieux nous garder sous sa domination.

La Psychologie attache une grande importance au développement de « l’estime de soi. » L’estime de soi peut être définie comme un jugement que l’on porte sur soi-même. Chacun a tendance à s’évaluer, pour voir dans quelle mesure il vit en accord avec les valeurs qu’il considère comme fondamentales. Celui qui juge qu’il s’est comporté de manière « valable » voit son « estime de soi » grandir, tandis que celui qui juge qu’il s’est comporté d’une manière « non valable » voit son « estime de soi » diminuer.

L’estime de soi traduit donc le rapport que nous percevons entre notre idéal et nos performances réelles. S’il existe un grand écart entre notre idéal et nos performances réelles, l’estime que nous aurons de nous-mêmes sera faible. En revanche, si nos performances se rapprochent de notre idéal, l’estime que nous aurons de nous-mêmes aura tendance à grandir.

L’estime de soi est donc fondée sur notre capacité à pouvoir observer et juger notre comportement, en le comparant à aux valeurs auxquelles nous sommes attachés, et dépend essentiellement de notre capacité à agir conformément à ces valeurs.

L’estime de soi est quelque chose d’évolutif et de fragile. Elle peut varier avec le temps, s’améliorer ou se dégrader, en fonction de nos performances. Nous pouvons aussi modifier nos valeurs, et abaisser nos standards, si nous jugeons que nous avons placé la barre trop haut. L’homme pécheur fera tout pour être toujours plus satisfait de lui-même. Même ceux qui finissent par se mépriser, et à perdre toute estime de soi, montrent par là qu’ils continuent à rester attachés à l’image d’eux-mêmes qu’ils aimeraient présenter.

On considère en général que ceux qui ont une forte estime de soi « réussissent » mieux dans la vie. Ils voient grand pour eux-mêmes, ils prennent des risques, et se fixent des objectifs élevés. Ils sont plus tenaces et persévérants. Ils ont une personnalité dynamique. Ils ont confiance en eux, et cherchent à atteindre ce qu’ils considèrent comme le meilleur pour eux-mêmes, parce qu’ils croient qu’ils le méritent. S’ils sont aimés, c’est aussi parce qu’ils pensent le mériter, en raison de leurs qualités et de leurs performances.

Inversement, ceux qui ont une faible estime de soi mènent une existence plus étriquée. Ils manquent de persévérance et de ténacité. Ils s’abstiennent de voir grand pour leur vie. Ils ne se fixent pas d’objectifs élevés, parce qu’ils pensent qu’ils ne les méritent pas ou parce qu’ils s’en sentent indignes. Ils souffrent d’un manque de confiance en eux-mêmes. Ils ont aussi de la difficulté à croire qu’ils puissent être aimés, toujours parce qu’ils pensent qu’ils ne le méritent pas. Ils ont le plus souvent un comportement qui les conduit à l’échec.

Compte tenu de ces considérations, la Psychologie humaine a développé, et cela peut se comprendre, toute une série de méthodes pour aider les gens à lutter contre une faible estime de soi, et à développer une forte estime de soi. On aide par exemple ceux qui ont une faible estime de soi à se fixer des objectifs plus ambitieux, on les entraîne à persévérer dans l’effort et à surmonter les obstacles. On les « valorise » de toutes sortes de manières. On les pousse à « être eux-mêmes, » en les aidant à découvrir et à affirmer leur personnalité propre. On leur apprend à prendre du recul par rapport à leurs actes, pour accroître leur capacité à l’auto-observation. On leur dit qu’ils ont droit à l’erreur, et qu’ils doivent explorer toutes les capacités latentes de leur personnalité, afin de mieux les « affirmer. »

Bref, on fait tout, d’une part, pour aider chacun à « s’accepter tel qu’il est, » et, d’autre part, pour valoriser ce « moi » dont la perception est négative, afin que l’estime de soi puisse remonter à un niveau à partir duquel l’individu pourra reprendre confiance en lui, et se lancer à nouveau sur la route du succès et du plein « accomplissement de soi. »

Le monde qui nous entoure fonctionne depuis toujours sur ce modèle, qui nous a profondément conditionnés, et qui continue souvent à nous conditionner, même après notre conversion à Christ. Beaucoup de Chrétiens souffrent d’une très faible estime de soi, en raison de leur incapacité à surmonter leurs faiblesses et à répondre aux exigences très élevées de Dieu et de Christ. Ceux qui se sont fixé des idéaux très élevés, au début de leur conversion, mais qui, après quelques années, sont bien obligés de constater leurs échecs cuisants, peuvent finir par se mépriser profondément, même si c’est d’une manière plus ou moins inconsciente. Ils finissent par croire qu’ils sont effectivement « d’indécrottables pécheurs pourris, » et que la perfection est à remiser pour la vie dans l’au-delà !

Tout ce concept « d’estime de soi » que nous venons de développer est peut-être la manifestation de la chair qui est la plus puissante, la plus subtile et la plus destructrice pour la foi du Chrétien !

Le Chrétien qui est véritablement né de nouveau, mais qui souffre d’une faible estime de soi, tout comme, d’ailleurs, celui qui « bénéficie, » ou croit bénéficier, d’une forte estime de soi, ne réalise pas que le « soi » auquel il s’intéresse tant n’est en réalité que sa vieille nature non régénérée ! Il s’est laissé séduire, parce qu’il n’a pas réalisé en quoi consiste sa nouvelle naissance spirituelle. Il n’a pas compris qu’il a « changé de moi, » qu’il a reçu une nouvelle personnalité en Christ, et que cette nouvelle personnalité n’est pas le pénible résultat d’un « développement de soi » plus ou moins réussi ! Mais cette nouvelle personnalité est un don de Dieu en Christ ! Par notre nouvelle naissance spirituelle, dans notre esprit régénéré, Dieu nous donne dès le départ une nouvelle personnalité, un nouveau « moi » créé à l’image de Christ, dans la sainteté, la beauté, la pureté et la justice de la nouvelle création ! Oh, que nos yeux s’ouvrent enfin, et définitivement, sur la beauté et la perfection de l’œuvre de Christ ! Nous sommes de nouvelles créations ! Toutes choses anciennes sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles !

Pourquoi perdre notre temps à augmenter notre estime pour une « vieille nature » qui est déjà morte en Christ ? Pourquoi perdre notre temps à « développer » une vieille nature qui est restée dans la tombe ? Pourquoi dépenser tellement d’efforts à déterrer un cadavre et à tenter de le faire revivre ? Comprenons-nous enfin non seulement l’inutilité parfaite, mais aussi le mortel danger que fait courir à notre âme cette « Psychologie chrétienne » qui ne fait que copier les théories et les méthodes de la Psychologie du monde, en l’habillant simplement d’un vague enrobage biblique pour mieux faire passer le poison ?

Nous ne contestons pas le fait que la Psychologie humaine puisse faire un bien relatif, sur un plan strictement humain. Elle peut permettre de comprendre certains mécanismes psychologiques, observer des comportements, et suggérer des solutions ou des améliorations. Mais ces solutions et ces améliorations ne règlent aucun problème spirituel. Elles ne sont que du rapiéçage d’un vieux tissu, alors que Christ nous offre un vêtement entièrement neuf !

Ce que nous devons donc faire, en tant que Chrétiens, c’est développer notre capacité à connaître notre nouveau « moi » en Christ. C’est développer notre capacité à connaître l’œuvre de Christ à la croix, et la puissance de la croix pour mettre à mort notre « vieil homme. » C’est aussi développer notre capacité à reconnaître toutes les manifestations de la chair, et la manière biblique de la mettre hors d’état de nous nuire !

Bien-aimés, que vous ayez une forte estime de soi, ou une faible estime de soi, sachez une fois pour toutes que tout cela, c’est toujours la chair qui se manifeste ! Nous ne devons accorder aucune importance aux manifestations de la chair dans notre vie spirituelle !

Si vous avez une forte estime de vous-mêmes, vous êtes charnels ! Mais vous êtes tout aussi charnels, si vous avez une faible estime de vous-mêmes ! Dans l’un et l’autre cas, vous accordez de l’importance à vos performances personnelles ! Celui qui a une forte estime de lui-même est fier d’avoir réussi, par ses propres efforts, tandis que celui qui a une faible estime de lui-même est honteux d’avoir échoué, malgré ses propres efforts. Le premier juge qu’il mérite sa réussite par ses œuvres, tandis que le second juge qu’il mérite son échec par ses œuvres !

Le Chrétien charnel qui a une forte estime de soi souffre d’un complexe de supériorité. Il admire et flatte les grands et les puissants, et méprise les petits. Son amour-propre est bien développé, ainsi que sa propre justice. Il a confiance en lui. Il est orgueilleux et susceptible. Il a du mal à se remettre en question et à admettre ses erreurs. Il est entêté. Il a toujours raison. Il cherche toujours à se justifier et à faire valoir son point de vue. Il veut avoir le dernier mot. Il trouve toujours quelque chose à critiquer chez les autres. Il parle mal des autres, et a du mal à maîtriser sa langue. Il est dur avec les autres. Il manque de patience et de douceur. Il est autoritaire et dominateur. Il a un esprit de domination et de contrôle, et veut se mêler de tout, parce que tout sera toujours bien mieux fait par lui-même que par les autres.

Dans l’Eglise du Seigneur, cet esprit religieux de domination et de contrôle, qui est le propre de ceux qui ont une forte estime de soi charnelle, cause d’immenses et d’innombrables dégâts. Celui qui manifeste cet esprit de domination et de contrôle cherche toujours à impressionner et à intimider les autres, pour les garder sous sa coupe spirituelle. Il utilise volontiers un « langage spirituel » ou « prophétique » pour parler au nom du Seigneur, afin de faire taire tous les contestataires. Qui ose s’opposer à une parole qui est affirmée comme venant du Seigneur ? Oh, que le Seigneur délivre Ses brebis de ces dominateurs religieux qui font tant de dégâts dans Son Eglise ! Ce sont des gens dont l’estime de soi charnelle est hypertrophiée. Ils se sont laissé aveugler par leurs succès, par leurs accomplissements, par la grandeur de leur foi, par leurs dons et leurs charismes, sans s’apercevoir que c’est la chair qui les contrôle ! Ils font de longues prières pour l’apparence. Ils sont animés d’un vain prosélytisme, pour faire de leurs prosélytes « des fils de la géhenne pires qu’eux-mêmes. » Ils cherchent les premiers sièges sur les estrades. Ils chargent les autres de pesants fardeaux, sans lever eux-mêmes le petit doigt pour les aider à les porter. Ils ont fermé la porte de la connaissance, et empêchent les autres d’y entrer ! Voilà le résultat abouti d’une forte estime de soi charnelle !

« Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 18 :9-14).

« Il est une race qui se croit pure, et qui n’est pas lavée de sa souillure » (Prov. 30 : 12).

Mais ne croyez pas, bien-aimés, que les Chrétiens qui ont une faible estime de soi soient moins charnels ! Seulement, la manifestation de la chair prend chez eux un aspect différent. Ils sont peut-être moins nocifs et moins dangereux que ceux qui ont une forte estime de soi, mais ils représentent tout de même un fardeau spirituel qui peut être très pesant pour l’Eglise.

En effet, ceux qui ont une faible estime de soi charnelle sont toujours hésitants et incertains. Ils manquent d’assurance dans la foi. Ils sont craintifs. Ils sont toujours en train de se diminuer et de s’abaisser, mais pas de manière spirituelle. Il s’agit d’une fausse humilité causée par l’incrédulité. Ils sont lents à comprendre les vérités spirituelles, et font du surplace spirituel. Ils se laissent facilement influencer et séduire. Ils sont « flottants et emportés à tout vent de doctrine. » Ils sont continuellement fixés sur leurs problèmes et sur leurs échecs. Ils ont tendance à s’apitoyer sur leur sort, à se plaindre, et à accuser les autres de ne pas assez s’occuper d’eux. Tout cela, bien-aimés, ce n’est encore que le fruit de la chair !

Que ce soit par conséquent un complexe de supériorité ou d’infériorité, c’est toujours une manifestation de la chair !

Débarrassez-vous définitivement de toute notion charnelle d’estime de soi ! Ce que nous étions, en tant que pécheurs perdus, est mort devant Dieu ! Cessons de nous y intéresser ! Pour Dieu, vous n’étiez ni aimables ni estimables, car Il vous avait condamnés à mort ! Certes, Dieu nous a tant aimés, en tant qu’êtres humains, qu’Il a donné Son Fils unique pour nous sauver. Mais le Seigneur n’a jamais aimé ce que nous étions, en tant que pécheurs ! Considérons-nous donc comme morts, une fois pour toutes ! Et considérons-nous aussi comme vivants en Christ, une fois pour toutes !

Comprenez-vous à quel point cette notion « d’estime de soi » est haïssable pour le Seigneur ? Elle représente pour Lui une tentative de perpétuer, d’améliorer et de développer ce qu’Il a condamné à mort par le sacrifice de Son Fils, ce qui a conduit Son Fils à la croix, et ce dont Il nous a déjà débarrassés par la mort et la résurrection de Jésus !

Ce que nous pouvons, et que nous devons, estimer à sa juste valeur, c’est la nouvelle création que nous sommes en Christ, par Sa grâce ! Cette « estime de soi » spirituelle ne représente aucun danger, car elle n’est pas, et ne sera jamais, fondée sur nos mérites et nos accomplissements personnels, mais sur les mérites et les accomplissements de Jésus-Christ ! Nous savons alors que nous n’avons aucun orgueil à tirer du fait que nous avons reçu une nouvelle nature d’une telle beauté et d’une telle qualité, car c’est un don de Dieu ! Nous n’allons donc pas nous glorifier de ce que nous avons reçu, mais nous glorifierons Dieu pour Sa grâce et Sa miséricorde !

Les défenseurs de l’amélioration de « l’estime de soi » charnelle interprètent un commandement de Jésus-Christ d’une manière complètement contraire à ce qu’avait voulu dire le Seigneur.

« Un des scribes, qui les avait entendus discuter, sachant que Jésus avait bien répondu aux sadducéens, s’approcha, et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? Jésus répondit : Voici le premier : Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là » (Marc 12 : 28-31).

Les psychologues chrétiens disent donc : « Vous voyez bien que vous devez vous aimer vous-mêmes ! Vous devez vous accepter tels que vous êtes, vous devez aimer ce que vous êtes ! Vous n’avez pas le droit de vous rejeter et de vous haïr ! Vous ne pouvez pas aimer votre prochain, si vous ne vous aimez pas vous-mêmes !

Ce raisonnement comporte une apparence de vérité, mais il est à l’opposé de la pensée du Seigneur !

Jésus S’adressait à des Juifs, et notamment à des scribes Juifs. Il S’adressait à des hommes non régénérés, qui n’étaient pas Ses disciples. Le Seigneur savait très bien que l’homme non régénéré, en règle générale, s’aime lui-même par-dessus tout. Il cherche avant tout ses propres intérêts, et non ceux des autres. Jésus voulait donc attirer l’attention de Ses auditeurs sur la nécessité d’aimer notre prochain comme nous nous aimons nous-mêmes. C’est-à-dire que nous devons accorder à tous ceux qui nous sont proches, avec lesquels nous sommes en contact, le même amour et le même intérêt que nous accordons à notre propre personne. Cette phrase était destinée à faire réfléchir tous ceux qui l’entendaient. Mais le Seigneur savait bien que personne sur terre n’était capable d’obéir réellement à ce commandement, sans être passé par une nouvelle naissance spirituelle, et sans marcher par l’esprit.

Le Seigneur parle différemment à Ses disciples :

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ? Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple » (Luc 14 : 26-33).

Apparemment, ces paroles sont en contradiction complète avec l’ordre d’aimer son prochain comme soi-même. Jésus sait que le bien le plus précieux que possèdent les hommes, c’est leur propre vie. L’appel à porter sa croix est avant tout un appel à renoncer à sa vie propre, à sa vie terrestre et charnelle, à sa vie égoïste, pour vivre de la vie nouvelle de Christ. C’est un appel à crucifier et à renoncer à sa « vieille nature, » pour se revêtir de la nouvelle nature que le Seigneur nous a donnée, au moment de notre nouvelle naissance. Autant nous devons haïr la chair, qui tente de faire « revivre » notre ancienne nature charnelle, autant nous devons aimer la nouvelle nature spirituelle que Christ nous a donnée !

Nous devons donc, en réalité, haïr notre ancienne vie de péché, et aimer notre nouvelle nature de justice ! Nous ne pouvons plus, et ne devons plus, aimer la personne que nous étions avant notre nouvelle naissance, car elle est haïssable ! C’est notre « vieux moi » qui est haïssable, et non notre « nouveau moi » !

Tous ceux qui restent attachés à leur ancienne vie et à la personnalité qui était la leur avant leur conversion, tous ceux-là ne peuvent pas être disciples du Seigneur Jésus. Ils peuvent recevoir le pardon de leurs péchés, mais ils ne peuvent pas être libérés de la tyrannie de la chair, ni marcher pleinement par l’esprit.

La nécessité de renoncer à nous-mêmes nous rappelle la nécessité de la repentance. Un pécheur perdu a besoin de se repentir de ses péchés, pour être pardonné par le Seigneur et passer par la nouvelle naissance. Mais le Chrétien charnel, après sa nouvelle naissance, a besoin lui aussi de se repentir de ses œuvres charnelles, pour apprendre à marcher par l’esprit.

Une vraie repentance consiste à prendre conscience de l’horreur du péché et de la chair, et à décider fermement de renoncer à pratiquer le péché ou à marcher par la chair, pour recevoir le don de Christ et marcher en nouveauté de vie. C’est la révélation de la Personne et de l’œuvre de Christ qui nous donne la foi nécessaire pour renoncer au péché et à la chair, une fois que nous sommes éclairés par le Saint-Esprit et la Parole de Dieu.

Rappelons à présent de quelle manière nous pouvons mettre la chair hors d’état de nous nuire, une fois que nous l’avons repérée.

Avant tout, nous devons modifier notre manière de penser. Nous devons cesser de penser de manière machinale. Nous devons cesser de nous laisser contrôler par nos pensées sans réagir. Nous devons apprendre à amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ.

Nous devons donc renoncer à un mode de vie et de pensée machinal, fondé sur nos habitudes passées, pour passer à un mode de vie et de pensée qui soit spirituellement attentif et vigilant.

Etre « spirituellement attentif et vigilant, » c’est d’abord avoir nos yeux spirituels ouverts sur la seule réalité qui doit compter pour nous, la réalité de Christ et du Royaume de Dieu. Cette réalité spirituelle concerne donc en priorité la Personne et l’œuvre de Christ. Cela signifie que nous devons savoir ce que nous sommes réellement en Christ, dans notre nouvelle nature spirituelle. Cela signifie que nous devons connaître la puissance de la croix, c’est-à-dire de la mort et de la résurrection de Christ : par Sa mort, Il a fait mourir notre ancienne nature de péché, et par Sa résurrection, Il a créé en nous une nouvelle nature sainte, juste et parfaite.

C’est cette nouvelle nature qui est notre nouvelle personnalité en Christ, notre nouveau « moi » spirituel. C’est cette nouvelle nature que nous devons découvrir et manifester, car, en réalité, c’est Christ qui Se manifeste au travers de notre nouvelle nature. C’est à cette nouvelle nature que nous devons à présent pleinement nous identifier. Nous devons littéralement nous identifier à tout ce que Dieu dit que nous sommes en Christ. C’est cette nouvelle nature que nous devons estimer et nous approprier.

Parallèlement, nous devons être attentifs et vigilants aux manifestations de la chair. Nous devons cesser de nous identifier aux pensées, aux émotions et aux volontés qui viennent de la chair, et qui étaient aussi celles de notre ancienne nature, avant notre nouvelle naissance. Nous devons donc « renoncer » à tout ce que nous étions avant notre nouvelle naissance, et nous charger de notre croix, instrument de mis à mort complète de notre ancienne vie.

Cesser de nous identifier à ce que nous étions avant notre conversion, et cesser de nous identifier à tout ce que la chair veut encore manifester dans notre vie, cela revient à cesser d’accorder la moindre importance à tout ce que la chair considère comme important ! C’est un changement complet de système de valeurs !

Même si nous restons conscients de tout ce que la chair nous présente, et de tout ce qu’elle voudrait manifester en nous, nous devons décider fermement de ne plus accorder à toutes ces choses la moindre importance ! Nos valeurs ont complètement changé ! Nos affections et nos motivations sont tournées vers en haut et plus vers en bas ! Nous nous affectionnons à présent aux choses célestes et non aux choses terrestres !

Nous sommes naturellement dans l’esprit et dans la foi, si nous sommes en permanence attentifs aux choses célestes, si nous sommes en permanence concentrés sur le Seigneur, et sur tout ce qui intéresse le Seigneur : Sa Justice et Son Royaume !

Nous devons enfin être déterminés à rester toujours tournés vers le Seigneur et Sa Parole. La foi, c’est une sorte de sixième sens qui nous permet de « voir » des choses qui sont encore invisibles pour nos yeux de chair, mais qui finiront par devenir visibles, si nous croyons.

Une fois que nous avons compris quelle est la volonté de Dieu, nous devons prier avec persévérance pour qu’elle s’accomplisse, et rester pleinement confiants en Dieu, qui est fidèle à Sa Parole, et qui accomplira toujours ce qu’Il a promis, si nous croyons.

C’est ainsi que nous pourrons éviter le piège de la fausse estime de soi, qui nous lie à la chair si nous y tombons, et que nous permettrons au Seigneur de manifester pour le jour de Christ la nouvelle création que nous sommes déjà en Lui.

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé » (Eph. 1 : 3-6). http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/

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Published by Aquilas - dans Christianisme
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