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  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog.
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                          1 Samuel 2 : 9

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:32

                                                                  Israël dans le désert

Les malheurs qui avaient frappé les Israélites calmèrent pour un temps leurs murmures et leur insubordination. Mais l’esprit de révolte qui couvait dans les cœurs finit par porter des fruits amers. Les précédentes séditions n’avaient été que des soulèvements populaires brusques et irraisonnés. On allait maintenant assister à une conspiration froidement ourdie dans le but de renverser des chefs divinement choisis.

Koré, l’âme du mouvement, Lévite, de la famille de Kéhath et cousin de Moïse, était un homme capable et influent. Chargé du service du tabernacle, il ne fut bientôt plus satisfait de son poste et aspira à la prêtrise qui avait été attribuée à Aaron et à sa famille, en échange des premiers-nés, honneur qui avait donné lieu à des jalousies et à des mécontentements.

Depuis quelque temps, Koré menait une sourde opposition contre Moïse et Aaron, mais sans oser se livrer ouvertement à aucun acte hostile. Il conçut finalement le dessein hardi de renverser leur autorité tant civile que religieuse. Il n’eut pas de peine à trouver des partisans. Au sud du tabernacle, près des tentes de Koré et des Kéhathites, se trouvait le secteur de la tribu de Ruben, comprenant les tentes de Dathan et d’Abiram, deux princes de cette tribu. Ces deux hommes influents embrassèrent avec empressement les plans ambitieux du Lévite. Descendants du fils aîné de Jacob, et prétendant que l’autorité civile leur revenait, ils résolurent de partager avec Koré les honneurs du sacerdoce.

Les desseins de Koré furent favorisés par l’état des esprits. L’amertume du désappointement avait fait reparaître, parmi le peuple, le doute, la jalousie et la haine, et on entendait à nouveau des plaintes dirigées contre le patient chef d’Israël. Le peuple oubliait qu’il était dirigé par Dieu, que l’Ange de l’alliance, son chef invisible, qui marchait devant eux voilé par la colonne de nuée, était le Fils de Dieu, et que c’était de lui que Moïse recevait toutes ses instructions.

Ces hommes regimbèrent contre la terrible sentence qui les condamnait à mourir dans le désert. Ils étaient prêts à s’emparer de tout prétexte pour conclure que ce n’était pas Dieu mais Moïse qui les conduisait et avait fixé leur sort. Ni les tentatives renouvelées de l’homme le plus doux de la terre, ni les rangs décimés qui leur rappelaient le déplaisir de Dieu ne parvinrent à réduire leur insubordination et à les ramener à la raison. Une fois de plus, ils succombaient à la tentation.

L’humble vie de berger de Moïse en Madian avait été beaucoup plus heureuse que son rôle de chef de cette immense et turbulente multitude. Mais il n’avait pas eu le choix. A la place de sa houlette de pasteur de brebis, il avait reçu une mission dont il ne pouvait se dessaisir que sur l’ordre de Dieu.

Celui qui lit les desseins des cœurs et qui connaissait les projets de Koré et de ses affidés, avait donné à son peuple des avertissements et des instructions qui auraient dû le mettre en garde contre les trames des conspirateurs. A la suite des plaintes de Marie contre son frère, le peuple avait vu cette femme frappée d’un jugement divin. L’Éternel avait déclaré que Moïse était plus grand qu’un prophète. « Je lui parle face à face », avait-il dit. Et il avait ajouté: « Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse? » (Nombres 12:8) Ces paroles ne s’adressaient pas à Marie et Aaron seulement, mais à tout Israël.

Koré et ses adhérents avaient été favorisés par des manifestations spéciales de la puissance et de la grandeur divines. Ils faisaient partie de ceux qui étaient montés avec lui sur la montagne et avaient contemplé la gloire de Dieu. Mais, depuis lors, un changement s’était produit en eux. Une légère tentation caressée s’était fortifiée, et ils avaient fini par tomber à tel point sous l’ascendant de Satan qu’ils ne craignaient pas de s’engager dans cette coupable mutinerie. Ils commencèrent par se communiquer tout bas leur mécontentement, puis, en affectant de vouer un profond intérêt à la prospérité du peuple, ils portèrent leurs doléances aux oreilles des principaux d’Israël. Leurs insinuations furent reçues avec tant d’empressement qu’ils finirent par se croire animés d’un saint zèle pour la gloire de Dieu.

Allant plus loin, ils réussirent à s’associer deux cent cinquante hommes haut placés dans la congrégation. Soutenus par ce parti puissant et influent, les conspirateurs ne doutèrent plus de la réussite de leur plan, à savoir: apporter un changement radical dans le gouvernement, et opérer des réformes importantes dans l’administration de Moïse et d’Aaron.

La jalousie avait donné naissance à l’envie; celle-ci mena à l’insurrection. Ces hommes avaient tant discuté sur le droit de Moïse à exercer l’autorité et sur les honneurs dont il jouissait qu’ils en étaient venus à se figurer que sa situation était très enviable, et que n’importe lequel d’entre eux aurait pu la remplir aussi bien que lui. Ils s’étaient mutuellement suggestionnés au point de croire que ces charges, Moïse et Aaron les avaient assumées de leur propre chef. Les mécontents affirmaient qu’en prenant sur eux la prêtrise et le gouvernement, distinctions auxquelles leur maison n’avait pas plus de droit que tant d’autres, ils s’étaient élevés au-dessus de la congrégation de l’Éternel; pas plus saints que le peuple, ils auraient dû se contenter d’être les égaux de leurs frères qui, aussi bien qu’eux, étaient favorisés de la présence et de la protection de Dieu.

Comprenant que rien n’est plus agréable aux gens coupables d’une mauvaise action que d’être entourés de sympathie, les conjurés firent alors une démarche auprès du peuple. Koré et ses adeptes déclarèrent que leurs murmures n’avaient été pour rien dans les jugements de Dieu. La congrégation, ajoutèrent-ils, n’était pas dans son tort, puisqu’elle ne réclamait que son droit. En revanche, Moïse avait montré un esprit autoritaire en censurant un peuple favorisé de la présence divine.

Coré passa en revue l’histoire de leurs pérégrinations à travers le désert et de leurs privations, rappela que leurs murmures et leur désobéissance avaient été suivis de la mort d’un grand nombre d’entre eux, d’où l’on pouvait conclure que si Moïse avait agi autrement leurs déboires auraient été évités. Il était donc responsable de leurs malheurs, et s’ils n’entraient pas au pays de Canaan, c’était la faute de la mauvaise administration de Moïse et d’Aaron. On en déduisait que si Koré devenait le conducteur du peuple et si, au lieu de le censurer, il savait l’encourager en appuyant davantage sur sa bonne conduite, leur voyage serait paisible et prospère. Au lieu d’errer dans le désert, ils pourraient marcher directement vers la terre promise.

Jamais l’union entre les éléments discordants de la multitude n’avait été si complète. Les succès que Koré remportait auprès du peuple augmentaient sa confiance et le confirmaient dans son idée que si l’usurpation de Moïse demeurait impunie, elle serait fatale aux libertés d’Israël. Koré prétendait, en outre, que Dieu lui avait donné une révélation et l’avait autorisé à apporter, avant qu’il ne fût trop tard, un changement dans le gouvernement.

Un bon nombre d’Israélites, cependant, n’étaient pas disposés à accueillir les charges proférées contre Moïse. Le souvenir de son dévouement patient et désintéressé troublait leur conscience. Il fallut, pour les gagner, attribuer à un mobile égoïste son profond intérêt à la prospérité d’Israël. A cet effet, on exhuma une vieille accusation, à savoir que Moïse avait amené Israël dans le désert pour l’y faire périr et le dépouiller.

Jusqu’ici, tout s’était tramé dans l’ombre. Mais aussitôt qu’il jugea le mouvement assez fort pour justifier une rupture ouverte, Koré parut à la tête des factieux et accusa publiquement Moïse et Aaron d’avoir usurpé une autorité à laquelle lui et ses partisans avaient droit au même titre. Il les accusait en même temps d’avoir privé le peuple de sa liberté et de son indépendance. « C’en est assez! disaient les insurgés. Car toute l’assemblée, tous sont consacrés, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi donc vous élevez-vous au-dessus de la congrégation de l’Éternel? » (Voir Nombres 16)

Moïse n’avait pas soupçonné ce sombre complot. Aussi, quand il en vit tout d’un coup les effrayantes proportions, il se jeta sur sa face et se mit à implorer Dieu en silence. Bientôt il se releva, la douleur empreinte sur son visage, mais calme et digne. Un message divin lui avait été donné. « Demain matin, dit-il, l’Éternel fera connaître qui est à lui, et qui est consacré; et il le fera approcher de lui; et il fera approcher de lui celui qu’il aura choisi. » L’épreuve était renvoyée au lendemain, afin de donner à chacun le temps de réfléchir. Ceux qui aspiraient à la prêtrise furent invités à se présenter au tabernacle, pourvus chacun d’un encensoir, pour y offrir l’encens en la présence de la congrégation. D’après la loi, il était explicitement stipulé que seuls ceux qui avaient été appelés à cette sainte fonction pouvaient l’exercer, et cela dans le sanctuaire. Les sacrificateurs Nadab et Abihu eux-mêmes avaient été frappés à mort pour avoir, contrairement à la règle, osé offrir un « feu étranger ». Aussi Moïse défiait-il ses accusateurs d’en appeler à Dieu, s’ils avaient le courage d’en affronter le péril.

Désignant Koré et les Lévites qui l’accompagnaient, il leur adressa ces paroles: « Est-ce trop peu pour vous que le Dieu d’Israël vous ait mis à part de l’assemblée d’Israël, et vous ait permis de vous approcher de lui, pour faire le service du tabernacle de l’Éternel, et pour vous présenter devant l’assemblée, afin de la servir? Il te laisse approcher de lui, toi et tous tes frères, les enfants de Lévi, avec toi, et vous recherchez encore le sacerdoce! C’est pour cela que toi et tous ceux qui sont avec toi, vous vous êtes ligués contre l’Éternel! Car qui est Aaron, pour que vous murmuriez contre lui? »

Dathan et Abiram n’avaient pas pris, dans ce mouvement, une part aussi compromettante que Koré. Dans l’espoir qu’ils s’étaient laissé entraîner dans la conspiration sans en comprendre toute la laideur, Moïse leur demanda de venir lui faire part de leurs griefs. Mais ils refusèrent de se rendre à son invitation et nièrent insolemment son autorité. Leur réponse, faite à l’ouïe de tout le peuple, fut la suivante: « Nous ne monterons pas. Est-ce peu de chose que tu nous aies fait sortir d’un pays où coulent le lait et le miel, pour nous faire mourir dans le désert, et que tu veuilles encore dominer sur nous? Certes tu ne nous as pas fait venir dans un pays où coulent le lait et le miel, et tu ne nous as pas donné un héritage de champs ou de vignes! Penses-tu rendre ces gens aveugles?... Nous ne monterons pas. »

Appliquant au théâtre de leur esclavage les termes mêmes employés par Dieu pour décrire le pays promis, ils accusaient Moïse de les asservir tout en se disant inspiré d’en haut, et ils lui déclaraient qu’ils n’entendaient plus se laisser mener çà et là comme des aveugles, tantôt vers Canaan et tantôt vers le désert, au gré de son ambition. Et voilà comment celui qui avait été pour eux comme un père, comme un berger patient, devenait à leurs yeux le pire des tyrans et des usurpateurs! Exclus de Canaan par leur propre faute, ils en rejetaient le blâme sur Moïse!

Bien que les sympathies du peuple soient nettement acquises aux mécontents, Moïse ne cherche pas à se justifier. Devant toute l’assemblée, il en appelle solennellement à Dieu comme témoin de la pureté de ses motifs et de la droiture de sa conduite.

Le lendemain, Koré à leur tête, les deux cent cinquante princes se présentèrent au tabernacle avec leurs encensoirs. On les fit entrer dans le parvis, tandis que le peuple s’attroupait à l’entour pour attendre le résultat de l’épreuve. Ce n’était pas Moïse, mais les rebelles qui, dans leur aveuglement, avaient invité la multitude à être témoin de la victoire de Koré, qui se croyait plus que jamais sûr de l’emporter sur Aaron.

Alors la gloire de l’Éternel apparut à toute l’assemblée. Puis le Seigneur parla à Moïse et à Aaron. « Séparez-vous du milieu de cette assemblée, leur dit-il, et je les consumerai en un instant. Mais ils tombèrent sur leur visage, et dirent: O Dieu des esprits de toute chair, un seul homme a péché, et tu t’irriterais contre toute l’assemblée! »

Koré s’était retiré de l’assemblée pour rejoindre Dathan et Abiram. Moïse, accompagné des soixante-dix anciens, alla donner un dernier avertissement aux hommes qui, la veille, avaient refusé de se rendre à son appel. Comme la multitude le suivait, il se tourna vers elle et lui dit: « Éloignez-vous maintenant des tentes de ces hommes pervers, et ne touchez à rien qui leur appartienne, de peur que vous ne périssiez pour tous leurs péchés. » Sous l’impression d’une catastrophe imminente, le peuple obéit.

Abandonnés de ceux qu’ils avaient trompés, les chefs de la révolte ne perdirent cependant rien de leur audace. Debout à la porte de leurs tentes, entourés de leurs familles, ils avaient l’air de défier l’avertissement divin.

Alors, à l’ouïe de toute l’assemblée, Moïse fit entendre ce message de la part du Dieu d’Israël: « A ceci vous connaîtrez que l’Éternel m’a envoyé, et que je n’ai rien fait de moi-même: si ces gens-là meurent comme meurent tous les hommes, s’ils subissent le sort commun à tous les hommes, l’Éternel ne m’a point envoyé. Mais si l’Éternel accomplit un prodige tout nouveau, si la terre s’entrouvre et les engloutit avec tout ce qui leur appartient, s’ils descendent vivants dans le Séjour des morts, vous reconnaîtrez qu’ils ont méprisé l’Éternel. »

En proie à une profonde émotion, tout Israël avait les yeux fixés sur Moïse. A peine celui-ci avait-il cessé de parler que la terre ferme s’ouvrait, et que les rebelles et leurs familles, avec tout ce qui leur appartenait, étaient engloutis dans le gouffre béant. Le peuple, terrifié, conscient d’avoir participé au mal, prit la fuite.                 

Ce n’était pas tout. Un feu sortit de la nuée et consuma les deux cent cinquante princes qui avaient offert le parfum. Ils n’avaient pas été punis avec les organisateurs de la conspiration dont ils purent constater le sort, et ils auraient eu l’occasion de se repentir. Mais leurs sympathies pour les rebelles persistant, ils furent frappés à leur tour.

 

Koré et ses partisans, eux aussi, auraient pu éviter leur châtiment, si, manifestant un sincère regret, ils avaient demandé pardon, alors que Moïse avertissait le peuple de fuir une mort imminente. Par leur obstination, ils se firent justice à eux-mêmes.

Chacun avait plus ou moins sympathisé avec les coupables. L’assemblée entière, qui avait participé à leur péché, venait de recevoir des preuves accablantes de son erreur et de l’innocence de Moïse: une intervention venue d’en haut avait arrêté l’insurrection. A cette heure encore, le peuple, répondant aux appels de la miséricorde, pouvait être sauvé. Dans sa grande compassion, le Fils de Dieu, l’Ange qui marchait devant eux, frappait patiemment à la porte de leurs cœurs et s’efforçait de les préserver de la destruction.

Dieu faisait une distinction entre les auteurs de la révolte et leurs victimes. Reconnaissant l’erreur de Koré, le peuple devait accepter la sentence qui le condamnait à mourir dans le désert. Mais il ne voulait pas se soumettre à ce châtiment; il persistait à croire que Moïse les avait trompés. Tout en fuyant devant le gouffre béant ouvert devant Koré, les Israélites avaient conservé dans leurs cœurs l’effet de ses flatteries et persistaient à espérer qu’un nouvel ordre de choses allait s’établir, une ère où la louange remplacerait la censure et où le bien-être succéderait à la lutte et aux contrariétés.

Ce soir-là, Israël avait regagné ses tentes, terrifié, mais non repentant. Les hommes qui venaient de périr lui avaient adressé tant de paroles agréables, et professé à son égard tant d’intérêt et de bonté, qu’on persistait à voir en ces gens des hommes excellents que Moïse avait fait disparaître. Non seulement on insultait Dieu en rejetant ses fidèles représentants, mais on conspirait leur mort, et l’on ne voyait aucune nécessité de demander pardon au Seigneur de cet énorme péché. Au lieu de passer cette nuit de grâce à se confesser et à se convertir, la foule chercha quelque moyen de résister aux preuves qui lui avaient été données de sa culpabilité. Satan, qui était sur les lieux, pervertissait son jugement et l’aveuglait sur le chemin de la destruction.

Au cri des révoltés, descendus dans les entrailles de la terre, tout Israël s’était enfui en proie à une terreur panique, en s’écriant: « Prenons garde que la terre ne nous engloutisse! » Mais, dès « le lendemain, toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, en disant: vous avez fait mourir le peuple de l’Éternel ». Ils étaient prêts à se livrer à des actes de violence contre leurs conducteurs dévoués et désintéressés quand, au même moment, la gloire divine apparut dans la nuée au-dessus du tabernacle. Une voix se fit entendre, qui dit à Moïse et à Aaron: « Éloignez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. »

Fort de son bon droit, loin de s’enfuir et d’abandonner la congrégation à son sort au milieu de la catastrophe, Moïse reste, berger fidèle, immobile auprès du troupeau qui lui a été confié. Il supplie Dieu de ne pas détruire entièrement le peuple qu’il a choisi. Grâce à son intercession, le bras de la justice divine sera arrêté et Israël, désobéissant et rebelle, ne sera pas décimé.

Mais l’ange de la colère était déjà parti et semait la mort sur son passage. Sur l’invitation de son frère, Aaron prit un encensoir et se rendit en hâte au milieu de l’assemblée, debout « entre les morts et les vivants » pour faire « expiation pour le peuple ». En même temps que la fumée du parfum, les prières de Moïse montèrent vers Dieu et la plaie fut arrêtée. Quatorze mille personnes, frappées à mort, avaient payé de leur vie leurs récriminations et leur révolte.

Dieu donna ensuite une nouvelle preuve que le sacerdoce avait été conféré à la famille d’Aaron. Chaque tribu fut invitée à préparer un bâton et à y inscrire son nom. Sur celui de Lévi, on écrivit le nom d’Aaron. « Moïse déposa ces bâtons devant l’Éternel, dans la tente du témoignage. » La tribu dont le bâton fleurirait devait être celle que Dieu avait choisie pour le sacerdoce. Le lendemain, « voici que le bâton d’Aaron, pour la maison de Lévi, avait fleuri; sur ce bâton, des boutons avaient germé, des fleurs étaient écloses, et des amandes avaient mûri » (Voir Nombres 17). On le fit voir au peuple puis on le conserva au tabernacle en témoignage pour la postérité. Ce miracle trancha définitivement la question du sacerdoce.

Il était désormais reconnu que Moïse et Aaron avaient été établis par autorité divine. Le peuple fut contraint d’accepter la triste sentence qui le condamnait à mourir dans le désert. « Voici que nous périssons! s’écriait-on. Nous sommes perdus; oui, nous sommes tous perdus! » C’était confesser qu’Israël avait péché en se rebellant contre ses chefs, et que Koré et sa bande avaient reçu le châtiment qu’ils méritaient.

Les mauvaises tendances qui ont donné naissance à la révolte de Koré et préparé sa perte existent encore aujourd’hui. L’orgueil et l’ambition se rencontrent partout. Nourris et caressés, ces deux penchants ouvrent la porte à l’envie et à la recherche des honneurs. Le cœur qui s’y livre s’éloigne imperceptiblement de Dieu et se dirige vers la zone de Satan. Semblables à Koré et à ses acolytes, beaucoup d’hommes, même parmi les soi-disant disciples de Jésus, sont à tel point dévorés par le désir d’occuper de hautes situations qu’ils sont prêts, pour s’assurer des partisans, à sacrifier la vérité, à calomnier les hommes de Dieu, et même à les accuser des mobiles égoïstes et honteux qui les animent. A force de répéter, contre toute évidence, ces fausses accusations, ils finissent par les croire vraies. Et, tout en sapant la confiance accordée aux serviteurs de Dieu, ils finissent par se croire engagés dans une bonne œuvre et à se figurer qu’ils rendent service à Dieu.

Les Hébreux n’aimaient pas se soumettre aux directives et aux restrictions du Seigneur. Tout avertissement, tout frein les contrariait et provoquait leurs murmures contre Moïse. Si Dieu les avait laissés libres d’agir à leur guise, ils auraient eu peu de plaintes à élever contre leurs chefs. Dans toutes les périodes de l’histoire de l’Église, les serviteurs de Dieu ont rencontré le même esprit.

En s’adonnant aux délices du péché, les hommes ouvrent leur cœur à Satan et avancent d’un degré de méchanceté à un autre. A force de rejeter la vérité, l’esprit s’obscurcit. Il repousse la lumière la plus éclatante et finit par s’endurcir dans le mal. Le péché cesse de lui paraître odieux, et il s’y adonne avec toujours plus de facilité. Pour ceux qui en sont là, les fidèles serviteurs de Dieu deviennent des objets de haine. N’étant pas disposés à accepter les souffrances et les sacrifices qu’exige une réforme, toute répréhension, tout appel est exagéré et mal venu. Comme Koré, ils déclarent que ce n’est pas le peuple qui est à blâmer, mais le censeur. Et en endormant leur conscience par cette erreur, les envieux et les mécontents se concertent pour semer la discorde dans l’Église et pour paralyser les efforts de ceux qui cherchent à l’édifier.

Tout progrès réalisé par ceux que Dieu appelle à mener son œuvre à bien excite la suspicion. Chacun de leurs actes est dénaturé par les jaloux et les médisants. Il en a été ainsi au temps de Luther, de Wesley et d’autres réformateurs, et il en est de même aujourd’hui.

 Koré n’aurait pas agi comme il le fit s’il avait su que toutes les directives et les censures communiquées à Israël venaient de Dieu. Mais il aurait pu le savoir. Dieu avait prouvé d’une façon éclatante que c’était lui qui conduisait Israël. Seulement, Koré et ses affiliés rejetèrent la lumière jusqu’au point où les manifestations les plus aveuglantes de la part de Dieu ne purent plus les convaincre et ils les attribuèrent alors à l’influence humaine ou à la puissance satanique. Le lendemain de la disparition de Koré et de ses partisans, le peuple fit la même chose, lorsqu’il se mit à dire: « Vous avez fait mourir le peuple de l’Éternel. » En face d’une preuve incontestable du déplaisir de Dieu, à savoir la destruction des hommes qui les avaient séduits, ils osèrent déclarer que c’était par le pouvoir de Satan que Moïse avait fait mourir ces hommes justes et intègres.

C’est ce qui scella leur destinée. Ils avaient commis le péché contre le Saint-Esprit, péché par lequel le cœur de l’homme s’endurcit définitivement contre l’influence de la grâce divine. « Si quelqu’un parle contre le Fils de l’homme, dira Jésus, il lui sera pardonné; mais si quelqu’un parle contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce monde ni dans le monde à venir(4)Matthieu 12:32. » Quand Jésus prononça cette parole, les Juifs venaient d’attribuer au pouvoir de Béelzébul des actes de miséricorde accomplis par la puissance divine. Or, comme c’est par le moyen du Saint-Esprit que Dieu entre en rapport avec l’homme, ceux qui, de propos délibéré, assignent à cette puissance un caractère satanique coupent la seule voie de communication existant entre le ciel et l’âme humaine.

C’est par l’intermédiaire du Saint-Esprit que Dieu censure le pécheur et le convainc de péché. Il s’ensuit qu’en rejetant formellement l’œuvre de l’Esprit, un homme enlève au Seigneur toute possibilité d’agir en sa faveur. La dernière ressource de la miséricorde divine a été épuisée. Le pécheur s’est séparé de Dieu qui ne possède aucune force en réserve capable de le convaincre et de le convertir. Son péché reste sans remède. « Laisse-le! » (Osée 4:17; Hébreux 10:26, 27) tel est l’ordre de Dieu. « Il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais seulement la terrible attente du jugement, et le feu ardent qui doit dévorer les rebelles. » (Osée 4:17; Hébreux 10:26, 27).

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J'ai trouvé cet article, très intéressant, car il est d'actualité pour l'église d'aujourd'hui. Bien-aimés prenons garde à ne pas avoir un coeur rempli de rebellion contre Dieu et ceux qu'il a lui-même établis comme responsables pour conduire le peuple. Pour rajouter aux références déjà citées voir également Hébreux 4:1; Hébreux 12: 25 à 29.

Le Webmaster.    

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Published by Aquilas - dans Messages
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