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  • : SIGNES ET PROMESSES
  •           SIGNES ET PROMESSES
  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog. Aquilas
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reftagger

 

16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:46

Le prix pour transmettre la vie de résurrection.

Lorsque mon champ d’activité s’est élargi, j’ai constaté que cette profonde dépression est le problème n°1 de nombreux chrétiens. Pendant les camps ou les week-ends de jeunes, j’ai découvert que des sourires courageux cachaient souvent des cœurs qui souffraient, et en écoutant des récits douloureux, j’ai pu dire : “Oui, je sais tout cela. J’ai souvent éprouvé ce sentiment de désespoir, indéfinissable, mais pourtant tragiquement vrai”.

Relisant la Parole de Dieu, je m’aperçois que les hommes dont Dieu s’était beaucoup servi en savaient long sur cette dépression. Moïse fut un homme de Dieu remarquable. Dieu s’était servi de lui pour libérer de la servitude une foule d’esclaves rebelles, et pourtant dans un moment de dépression, il dit à Dieu : “Je ne puis pas, à moi seul, porter tout ce peuple, car il est trop pesant pour moi. Plutôt que de me traiter ainsi, tue-moi, je te prie … et que je voie pas mon malheur…” (Nb 11/14).

Elie avait été un magnifique témoin de Dieu face à l’opposition des prêtres de Baal. Pourtant, soudain, il s’effondra, prit la fuite devant Jezabel qui en voulait sa vie, et s’assit sous un genêt, priant Dieu de lui ôter la vie : “C’est assez ! Maintenant, Eternel, prends mon âme …” (1 Rois 19/4).

Par le ministère de Jonas, toute une ville s’est tournée vers Dieu, et a été sauvée. Pourtant Jonas fit lui aussi la même prière : “Maintenant, Eternel, prends-moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie” (Jonas 4/3).

Et pourtant Dieu s’est merveilleusement servi de chacun de ces hommes et ils auraient dû être remplis de joie. Apparemment, ils n’avaient aucune raison d’être découragés.

La dépression et le découragement semblent être les armes favorites du malin. Personne n’en est exempt, mais il semblerait qu’il se serve de cette arme contre ceux qui se sont activement engagés au service de Dieu, des hommes et des femmes chez lesquels il discerne de grandes capacités latentes. Esaïe écrivait à propos du serviteur de l’Eternel : “Et moi j’ai dit : c’est en vain que j’ai travaillé, c’est pour le vide et le néant que j’ai consumé ma force” (Esaïe 49/4). Parlait-il de son propre ministère, ou bien faisait-il allusion à celui du Seigneur ? S’il parlait du Seigneur, c’est que celui-ci avait éprouvé la souffrance d’un cœur brisé lorsque, apparemment, le ministère ne portait pas de fruits; cependant, lui était sans péché et persévéra jusqu’à la victoire finale.

Personnellement, je trouve que cette tendance au désespoir constitue l’un des meilleurs tests pour juger une œuvre qui a été accomplie pour Dieu. C’est un sentiment auquel tous ceux qui travaillent dans les pays musulmans ont à faire face continuellement, mais ils ne sont pas les seuls à l’éprouver. Il est bien plus difficile de supporter cet état que d’affronter une opposition ouverte ou une souffrance physique. Ces dernières peuvent provoquer le découragement mais la dépression qui mène à l’abattement total est bien plus profonde.

Paul écrit à propos de sa propre expérience : “…Ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage” (2 Cor. 4/1). Plus loin, dans le même chapitre, il répète : “C’est pourquoi nous ne perdons pas courage” (v. 16). Au milieu de ce chapitre admirable, il donne la raison de sa confiance, le moyen par lequel il a surmonté la tendance au désespoir et à l’abattement. La version Le Livre propose la traduction suivante des versets 8 et 9 : “Nous sommes pressés de toutes parts par les difficultés mais nous ne sommes pas écrasés ni anéantis. Nous sommes perplexes parce que nous ne connaissons pas le pourquoi des évènements, mais non désespérés. Nous sommes pourchassés, mais Dieu ne nous délaisse jamais. Nous sommes terrassés, mais nous nous relevons et continuons”. Paul brosse quatre tableaux dans son langage : celui d’un soldat engagé dans une guerilla, celui d’un voyageur embarrasé pour choisir un chemin, celui d’un réfugié que Dieu ne délaisse jamais, et le paroxysme est atteint dans l’image du boxeur qui est souvent envoyé au tapis sans pour autant être mis hors de combat. Maintes et maintes fois Paul se trouvait terrassé, mais il se relevait et continuait le combat. Et il tire lui-même la leçon de toutes ces images au verset 12 : “Ainsi la mort agit en nous, et la vie en vous.”

Nous avons à payer le prix si nous avons à transmettre à d’autres la vie de résurrection de Jésus-Christ. L’expérience montre qu’il n’y a jamais communication de vie nouvelle sans souffrance personnelle de la part du serviteur. Si nous ne nous tenons pas fermement à ce principe fondamental du service, il nous arrivera souvent d’être découragés et abattus. En jetant un coup d’œil sur les cinquante années que j’ai déjà passées à servir Dieu, j’aperçois une longue suite de coups apparemment du genre à mettre “KO”, mais qui, par la grâce de Dieu, ne furent que des coups qui mettent à terre. À chaque fois, j’ai dû me relever, surmonter la tendance au désespoir, me remettre au combat et, avec le temps, il s’est avéré que chaque coup ayant provoqué une chute avait été l’occasion d’étendre mon champ d’activité.

 

 

Charles Marsh, extrait de “Passer à l’action”, éditions Farel

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