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  • : Ce Blog a pour but au travers de son contenu, d'édifier l'église de Jésus-Christ, de faire connaître à nos contemporains l'amour de Dieu manifesté en Jésus son fils bien aimé.Les messages qui seront diffusés veulent être en bénédictions à tous les milieux, en rappelant qu'aujourd'hui, Dieu veut encore faire éclater parmi ceux qui ont soif, les signes de sa Puissance, et accomplir ses Glorieuses Promesses. L'actualité chrétienne, nationale et internationale sera aussi traitée dans ce blog.
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 19:49

L’Europe achète depuis des décennies la paix intérieure en focalisant le djihad contre Israël. Mais l’Etat islamique vient de révoquer la priorité de la « Palestine » sur les autres territoires de guerre sainte, l’Europe par exemple… 

Lors des grands attentats terroristes en Europe, comme ceux de Bruxelles la semaine dernière, de nombreux Israéliens se mettent à espérer que les Européens vont finir par comprendre à quoi Israël est confronté. Malheureusement ces attentats vont plus probablement intensifier l’activisme anti-israélien de l’Europe. Pour en comprendre les raisons, il est intéressant de lire un article du magazine de l’État islamique, Al-Naba (1), qui avance une thèse surprenante : le djihad contre Israël ne doit pas prévaloir sur le djihad ailleurs.

Cet article, traduit par MEMRI, (2) défend l’idée que le slogan « Palestine d’abord » qui a régné en maître depuis presque sept décennies, a conduit les bons musulmans à négliger d’autres endroits où le djihad n’est pas moins nécessaire, où il est même parfois plus indispensable. En réalité affirme le document, la première priorité des musulmans doit être de purifier les terres qui sont déjà sous contrôle islamique, pour des raisons à la fois religieuses et pratiques. Du point de vue religieux, « les apostats [tyrans infidèles] qui règnent sur les terres islamiques sont des infidèles encore plus néfastes que [les Juifs]. » Et, du point de vue pratique, il n’est pas possible de vaincre Israël sans détruire d’abord les régimes arabes qui sont ses « premières lignes de défense. » En conséquence, « entreprendre le djihad dans le seul but de remplacer la domination des Juifs par un régime semblable à ceux qui règnent actuellement à Gaza et sur la rive ouest du Jourdain, est un djihad nul et non avenu, » parce que l’on remplacerait des infidèles juifs par des infidèles musulmans.

Mais l’article souligne aussi que le combat contre les Juifs ne doit pas non plus avoir la priorité sur « le combat contre les Croisés et tous les polythéistes du monde. » En réalité, « partout, les musulmans ont le devoir de combattre les infidèles qui sont les plus proches d’eux, » dans la mesure où c’est dans leur environnement qu’ils ont les meilleures chances de succès.

Cette dernière phrase explique à elle seule pourquoi la vision de l’État islamique est le pire cauchemar de l’Europe. Depuis des décennies, l’Europe vit sous un régime confortable pour elle. Tous les djihadistes du monde étaient focalisés sur Israël. Au point qu’ils préféraient mettre entre parenthèses leur haine de l’Europe « croisée, » pourvu qu’elle poursuive l’aide qu’elle leur consent dans leur guerre contre Israël. Comme Manfred Gerstenfeld l’a souligné cette semaine, de nombreux pays européens, dont la Suisse, l’Allemagne, la France et l’Italie, bénéficiaient de cet arrangement. Ils ont trouvé des accords amiables qui permettaient aux terroristes palestiniens d’agir en toute liberté dans leur pays. Généralement ces derniers ne craignent pas d’être arrêtés, mais si la pression américaine exige des arrestations, l’élargissement est rapide. En échange, les terroristes doivent s’abstenir de lancer des attaques dans ces pays.

Ces transactions amiables n’ont pas seulement protégé largement l’Europe du terrorisme djihadiste. Elles semblent aussi leur avoir évité le premier piège inhérent aux accords fondés sur l’apaisement. Le problème habituel, c’est qu’après avoir avalé la proie qui lui est tendue, l’agresseur essaie d’en obtenir plus. Il part alors d’une position plus forte, puisqu’en avalant la première proie il s’est déjà débarrassé d’un premier ennemi. C’est ce qui est arrivé par exemple à l’Europe elle-même. Ayant concédé les Sudètes à Hitler, elle dut ensuite lui donner le reste de la Tchécoslovaquie en 1938 39, pour le voir repartir à la charge et avaler le reste du continent un an plus tard.

Cependant, déjouant tous les pronostics, Israël n’a montré aucun signe d’affaissement. Il s’est renforcé en dépit de plusieurs décennies d’attaques incessantes. Pour l’Europe, c’était la solution parfaite. Si le crocodile pouvait continuer à s’en prendre à Israël à tout jamais, les Européens seraient assurés d’une tranquillité perpétuelle. Tout ce qu’ils avaient à faire pour être sûrs que la bête reste bien fixée sur Israël, c’était d’affirmer à grand fracas leur indignation permanente à l’encontre de ce pays.

Et voilà qu’à présent, de façon soudaine, cette tactique ne marche plus. Comme une demi-portion ordinaire face à une brute, l’Europe essaye de focaliser désespérément l’attention de la brute sur sa précédente victime.

C’est précisément pour cela que la montée de l’État islamique ces dernières années a coïncidé avec un regain d’activité anti israélienne des gouvernements européens. En témoignent, la décision discriminatoire de l’Union européenne d’étiqueter les productions des implantations, les votes de plusieurs Parlements an faveur de la reconnaissance d’un État palestinien, ainsi que la récente initiative de la France pour obtenir une résolution anti israélienne du Conseil de Sécurité et une Conférence internationale. Cette dernière est placée sous la menace de la reconnaissance de la « Palestine » si Israël ne capitule pas complètement.

Il s’agit dans tous les cas d’efforts frénétiques pour revenir au statu quo ante avec les djihadistes. En substance, il s’agit de focaliser à nouveau la réprobation du monde (en particulier du monde musulman) sur Israël, et d’affaiblir suffisamment ce dernier pour qu’il redevienne une cible tentante pour les djihadistes. Il ne doit pas être trop fort pour qu’on ose se coltiner à lui sans avoir à faire tomber au préalable plusieurs pays.

Il est possible qu’un jour une nouvelle génération de dirigeants politiques européens comprenne que cela ne marchera pas. Même si l’État islamique est bientôt éliminé de Syrie d’Irak, ces idées sont désormais diffusées dans l’univers djihadiste, et on ne peut pas revenir en arrière. L’Europe ferait donc mieux de faire équipe avec Israël contre la menace commune plutôt qu’aider les djihadistes à jouer le jeu de la division et de la conquête. Mais pour les anciens dirigeants politiques, les vétérans de plusieurs décennies de manipulations, la focalisation du crocodile sur Israël à fonctionné efficacement. Pour eux, un changement de paradigme s’avérera vraisemblablement impossible. Il est beaucoup plus probable qu’ils choisissent l’escalade contre Israël dans un effort désespéré pour obtenir le retour des jours heureux où les djihadistes croyaient comme l’indiquait Al-Naba, « qu’il ne fallait pas soulever un autre problème tant que la Palestine ne serait pas libérée. »

Cela nous amène à parler de la recette universelle de la gauche pour améliorer les relations avec l’Europe: l’évacuation de la rive ouest du Jourdain. Comme je l’ai souligné antérieurement, tous les faits disponibles prouvent l’échec la théorie assurant que les concessions territoriales sont susceptibles d’apporter l’amour de l’Europe. Cet échec est doublement inéluctable à présent, dans la mesure où l’Europe cherche à concentrer l’agressivité des djihadistes sur Israël. Elle ne s’en tiendrait pas à leur donner en pâture la rive ouest du Jourdain. Elle devrait ensuite les encourager à attaquer Israël dans le périmètre antérieur à 1967, que ceux-ci considèrent aussi comme « des territoires occupés. »

C’est l’effet d’un mécanisme identique qui à celui qui a conduit l’Europe à donner à Hitler le reste de la Tchécoslovaquie six mois après lui avoir donné les Sudètes. L’apaisement exige de nourrir continuellement le crocodile. Dès qu’il a avalé une gâterie croustillante, on doit lui en jeter une autre.

En résumé, les relations entre Israël et l’Europe vont probablement se détériorer avant de s’améliorer si cela arrive jamais. La seule chose que l’on puisse faire, c’est de se protéger au mieux des effets de ces relations détériorées en continuant de renforcer les liens économiques et diplomatiques avec le reste du monde.

Notes du traducteur

1 – https://halummu.wordpress.com/

2 – http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/9089.htm

Titre original : ISIS Makes the EU More Anti-Israel

Première publication: 30 mars 2016,  Commentary Magazine

Auteur: Evelyn Gordon journaliste senior à Commentary magazine

Traduction : Jean-Pierre Bensimon

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Published by Aquilas - dans Actualité
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